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Diamant et Réalgar

Le test de Nobert, que nous avons cité plus haut et dont nous reparlerons encore plus tard, consiste en une série de groupes de lignes tracées au diamant, sur une lamelle de verre. Dans chaque groupe successif, les lignes deviennent plus délicates et plus rapprochées. Il existe deux tests de Nobert, l’un a trente groupes : le premier groupe compte qqS lignes au millimètre et le dernier en compte 3544. Le deuxième test de Nobert et qui a été en dernier lieu fourni aux micrographes compte 443 lignes, par millimètre, dans le premier groupe, et 4430 lignes dans le 19e ou dernier groupe.

Ces tests portent le nom de l’habile opticien qui les construisait et qui est mort il y a environ cinq ans après avoir toujours gardé secret le procédé qu’il employait.

L’instrument dont se servait Nobert appartient aujourd’hui à M. Crisp, l’éminent trésorier de Société Royale de Microscopie de Londres.

Des tests analogues à ceux de Nobert sont, dit-on, fabriqués aujourd’hui en Amérique par Fasolt, mais nous ne les connaissons pas.

La faculté de montrer les détails, qui, comme nous venons de le voir, dépend de l’angle d’ouverture, se nomme le pouvoir résolvant de l’objectif.

Un objectif dont les aberrations sont bien corrigées définit bien les contours des objets qu’il montre et on dit qu’il a un bon pouvoir définissant.

Un objectif à grand angle, nous l’avons vu plus haut, a toujours

LES OBJECTIFS

une distance frontale très petite et ne montre qu’un plan mathématique, aussi, pour les études histologiques, préfère-t-on des objectifs ayant un certain ■pouvoir pénétrant, c’est-à-dire montrant à la fois plusieurs plans et ayant plus de distance frontale. Ce sont des objectifs qui ont moins d’ouverture angulaire et qui, théoriquement, sont inférieurs. '

Le professeur Abbe a établi avec raison qu’il fallait une certaine relation entre le grossissement et l’ouverture angulaire et il a publié à cet égard un long mémoire dans le journal de la R. M. S. de Londres. (‘)

9. Du nombre des objectifs. Il est absolument inutile, pour quiconque veut se livrer même aux études microscopiques les plus sérieuses, d’avoir un nombre infini d’objectifs, à moins qu’on ne désire se livrer à des études de comparaison. ,

La série suivante suffit amplement :

Un objectif de 2 pouces (48 mm.) dont le grossissement initial est 5 « « I pouce (24 mm.) « « « 10

« « V2 « (12 mm.) « « « 21

« « de pouce (6 mm.) « « « 41

« « 710® “ (2.5mm.) « « « 100

on peut toutefois remplacer le fib de pouce par un et le par un i/i2e.

Il est bien entendu que les objectifs seront de première qualité et que le Vio® ou le ^/i2® sera à immersion.

Il faudra même que l’objectif soit apochromatique et à immersion homogène si l’on veut qu’il suffise à toutes les recherches.

On peut par contre restreindre la série et supprimer le 2 pouces et le 1/2 pouce si l’on n’a pas à suffire à toutes les recherches. L’objectif final pourra être alors un V12® à immersion dans l’eau.

Résumons les données précédentes.

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