‹ Le microscopeChapitre 2 sur 129 · DE L’AUTEUR · texte numérisé non relu

DE L’AUTEUR

Imprimerie M‘*“ Brouwers & C®.

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Nous n’avions pas vingt ans quand nous rédigeâmes le manuscrit de la première édition de ce livre. 11 ne fût toutefois publié que quelques années après et sur les instances de notre ami Arthur Chevalier qui voulait en insérer certaines parties dans son Etudiant micrographe.

La microscopie fût, en effet, notre étude de prédilection, dès l’enfance, et nous lui devons bien des heures heureuses de notre vie.

Lorsque nous écrivîmes le premier manuscrit de cet ouvrage les études micrographiques n’étaient pas aussi répandues, en Belgique et en France, qu’elles le sont maintenant. Un microscope était quasi un instrument de curiosité, et notre livre, modeste brochure de 104 pages, fût même le premier ouvrage dans lequel le lecteur français pût s’initier à la pratique de la micrographie végétale.

Quatre ans après sa publication on nous en demanda une deuxième édition ; la troisième, tirée à un nombre considérable d’exemplaires parût 9 ans après.

Des occupations incessantes et le long travail exigé par la publication de notre Synopsis des Diatomées ont fait retarder l’apparition de cette 4® édition que des lecteurs fidèles nous réclament depuis longtemps.

11 n’auront cependant pas à se plaindre beaucoup du retard. Le microscope a fait de tels progrès durant ces dernières années que la théorie fait croire que nous n’avons plus guère à espérer que des perfectionnements dont le principal sera une utilisation plus complète de l’ouverture des objectifs.

De même que chacune des éditions précédentes, ce travail a été écrit de nouveau en entier, peu de parties anciennes ont été utilisées. C’est donc, pour ainsi dire, un livre entièrement nouveau que nous publions aujourd’hui.

Nous y avons traité longuement les derniers progrès réalisés en

micrographie. La photomicrographie, les procédés de coloration, etc., ont été exposés avec l’importance qu’ils méritent.

Il en est de même de la théorie si importante de M. le Prof. Abbe, théorie dont la mise en pratique a permis de porter en peu d’années le microscope à l’apogée où il se trouve maintenant.

Par contre, nous avons supprimé les applications de la microscopie à l’anatomie végétale, à l’étude des Diatomées, etc.

Un volume spécial, déjà prêt en grande partie, sera consacré à ces applications et paraîtra d’ici à un ou deux ans, suivant les loisirs dont nous disposerons.

Publiée à l’occasion de l’Exposition, organisée par nous, pour la célébration du 3oo* anniversaire de l’invention du microscope, nous avons voulu que cette édition fût un livre de luxe et, en même temps, que le prix en fût, à la portée de toutes les bourses. Nous avons donc édité ce livre à nos frais afin de pouvoir le mettre à tel prix qu’il nous convint, nous inquiétant peu que les frais de sa publication fussent couverts.

Nous avons maintenant à remercier les amis qui nous ont aidé dans nos recherches et dans nos études. Après le souvenir affecteux que nous conservons de feu Harting et Schacht, nos premiers maîtres, nous avons en premier lieu à témoigner notre reconnaissance à M. le Dr Rod. Zeiss, à M. le Prof. Abbe et à son savant collaborateur M. le Dr Siegfried Gzapski, Sous -Directeur des ateliers d’Iena, qui, durant ces douze dernières années, nous ont fait constamment profiter de leurs multiples essais et qui ont bien voulu aussi faire réaliser dans les ateliers de la maison Zeiss les appareils dont nous eûmes successivement besoin pour nos recherches.

Nos amis, les savants constructeurs MM. A. Nachet et Dr E. Hartnack qui, depuis plus de vingt cinq ans nous ont permis de suivre constamment les progrès de leur fabrication, et feu le Dr A. Chevalier, qui nous accorda, dans ses ateliers, de mettre la main à la pâte, d’y apprendre à travailler le cuivre et à construire les lentilles, ont droit aussi à toute notre reconnaissance.

Donnons enfin un dernier souvenir à l’ami à qui furent dédiées les trois pemières éditions de ce livre, à H. Adan, qui, à soixante quinze ans écrivit son intéressant : « Monde invisible n et que la mort vient de ravir il y a quelques semaines, allant bientôt atteindre sa nonantième année et toujours enthousiaste des merveilles que le microscope nous revèle.

Anvers, 2 Août 1891.

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