LES CHAMBRES CLAIRES
de verre sur laquelle sont gravées des divisions fort fines. Les premiers micromètres utiles qui paraissent avoir été construits sont ceux de Lebaillif. Nous possédons la machine ingénieuse que ce savant fit, il y a cinquante ans, pour les tracer et qui remplit admirablement son but. Lebaillif allait jusqu’à diviser le millimètre en 5oo parties. Des perfectionnements que nous avons apporté à cet instrument nous ont permi de pousser ce nombre infiniment plus loin.
Le micromètre employé habituellement est un millimètre divisé en 100 parties.
Ce micromètre est l’échelle dont on se sert pour établir la valeur des divisions du micromètre oculaire.
2. Chambres claires. Le but de la chambre claire est de projeter
sur le papier l’image de l’objet que l’on voit au microscope, et de telle façon qu’une main inexercée au dessin puisse en suivre les contours sans difficulté.
On fabrique diverses espèces de chambres claires ; elles consistent ordinairement en des prismes que l’on place devant l’oculaire.
Un appareil de cette nature, très commode, c’est la chambre claire d’Oberhauser. Elle se compose d’un prisme plus petit que la pupille et fixé à demeure devant un oculaire spécial. Au-dessus de ce prisme est annexé un anneau de laiton noirci, près duquel on approche l’œil. L’on voit alors en même temps et le papier et l’image réfléchie par le prisme.
L’oculaire s’adapte à une piece coudée renfermant un prisme rectangulaire
à l’intersection du coude. Le tout se fixe au microscope vertical qui se transforme par ce moyen en microscope horizontal. On peut, à volonté, enlever l’oculaire-chambre claire et se servir du reste de l’instrument comme microscope horizontal ordinaire.
Nous donnons ici, figure 80, le dessin de la chambre claire d’Oberhauser.
L’appareil que nous venons de décrire est très-utile quand on se sert de grossissements faibles et moyens ; mais il n’est pas également facile à manier pour les grossissements très puissants, à cause de la grande quantité de lumière absorbée par les deux prismes.
Fig. 80. Une chambre claire extrêmement
facile à employer, aussi bien avec les grossissements forts que faibles, est celle qui est due à Arthur Chevalier et qui est destinée à projeter sur une surface horizontale l’image donnée par un microscope vertical.
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