‹ Le microscopeChapitre 65 sur 129 · BÉZU, HAUSSER & C · texte numérisé non relu

BÉZU, HAUSSER & C

Système N° 12 (angle d’ouverture 170°) immersion avec correction . fr. 125. — » ( » 7! 1450) immersion homogène . 77 i25. —

77 'ji8 ( 77 77 160°) idem . 77 25o. —

77 7“^ ( « ” 18(7°) idem . 77 375. —

BÉZU, HAUSSER & C'® (Rue Bonaparte à Paris).

Ces constructeurs qui sont les anciens chefs d'atelier de la firme Hartnack & Prazmowski ont repris les affaires de cette maison à la mort de Prazmowski.

Ces constructeurs ont un nombre considérable de modèles.

Le grand modèle ancien, dit modèle Hartnack, qui dâte d’il y a quarante ans, est un instrument bien connu et qui a été figuré par tous les auteurs. Nous le représentons figure 128 page 144.

Leur nouveau grand modèle N° VII diffère du précédent en ce qu’il est plus solidement établi et qu’il est muni du condenseur Abbe. Ce dernier est fixé sur un excentrique qui permet de le rejeter

sur le côté, en dehors de l’axe optique.

L’instrument est inclinant et muni d’une crémaillière pour le mouvement prompt et d’une vis de rappel très précise. La platine est à tourbillon.

Muni des objectifs 2, 4, 5, 7 à sec et du N° 9 à immersion et correction et de cinq oculaires le prix est de 870 frs.

Un petit modèle excellent, le N“ VIII A bis (fig. 127) à mouvement prompt par crémaillière, et à vis de rappel pour le mouvement lent coûte 405 frs.

Pour ce prix il est accompagné des objectifs 4, 5, 7 et 9 à sec et des oculaires 2, 3, 4 et 5 dont le premier est à micromètre.

Les résultats que nous avons obtenu de l’examen des objectifs de ces constructeurs Fig. 127. sont excellents.

Voici les données sur les principaux numéros.

■ N® 6 à sec; ouverture = 0,8. Bon objectif, bien achromatisé, à images pures.

N° 9 à l’eau : ouverture =1,2. Cet objectif, dont le foyer réel est de >/i2* de pouce, est un des meilleurs objectifs à l’eau qu’il nous a été donné d’examiner jusqu’ici. Excessivement résolvant, car il nous montre r Amphipleura à sec d’une façon parfaite, il a en outre l’avantage, extrêmement rare, de donner des images excessivement planes. L'Amphi-

Dr ARTHUR CHEVALIER. 143

pleura montre ses stries d’un bout du frustule à l’autre avec une netteté qui ne laisse rien à désirer.

Les n°* 10 et 1 3 ont tous deux une ouverture de 1,10, ils sont donc un peu moins résolvants que le précédent. Le champ est bien plan ; V Amphipleura est parfaitement résolu, mais l’image est un peu moins fine qu’avec le n" g.

Homogènes. — Nous avons examiné deux ‘/i2® de pouce : l’un à

ouverture de 1,1, a une très grande distance frontale mais est relativement peu résolvant. L’autre a une distance frontale plus courte, son ouverture numérique est de i,25; les images sont d’une grande pureté et la puissance résolvante de l’objectif est considérable.

Le prix de ces objectifs sont comme suit :

Objectifs à sec.

N" 4 (V® pouce) angle d’ouverture 80° ...... prix frs. 3o

5 (-/4 de pouce) » 120° n «35

7 (Vô n ) » 140® n » 40

Objectifs à immersion dans l'eau.

N® 9 (7i2 de pouce) ouverture 120“ prix frs. 1 5o

10 (fl6 » ) n » ') n 200

l5 (7^3 B ) Jt B ....... B B 450

Objectifs à immersion homogène.

N® 9 (I/12 pouce) ouverture 120° prix frs. i5o

Dr ARTHUR CHEVALIER, Palais Royal à Paris. Nous ne citons que pour mémoire la maison Chevalier qui a un nom si illustre dans l’optique.

Notre excellent ami le Dr Arthur Chevalier est mort peu après la guerre de 1870-71, alors, que, après une lutte acharnée, il était parvenu à relever, financièrement parlant, la maison que son pèr'e, chercheur et inventeur mais non négociant, avait laissé péricliter.

Le meilleur avenir s’ouvrait devant lui mais, hélas, ni lui ni les siens n’en ont profité. Madame A. Chevalier et ses deux filles le suivirent dans la tombe à quelques années d’intervalle.

Des étrangers héritèrent seuls du travail pénible du pauvre Arthur et la maison, mise en vente, fut achetée au prix de cent cinquante mille francs par M. Avisard qui en est encore le propriétaire actuel.

Dr E. HARTNACK.

Nous n’avons pas examiné d’instruments de cette maison depuis la reprise par M. Avisard. Les montures sont encore telles que nous les décrivîmes en 1878, mais nous ne savons si les objectifs ont subi quelque perfectionnement.

Arthur Chevalier était un excellent cœur et un homme très instruit non seulement en micrographie, mais encore dans toutes les sciences naturelles et médicales. Si la fortune lui eût souri en temps opportun et s’il eût pu vivre encore un certain nombre d’années il est probable qu’il eût réalisé des progrès sérieux en micrographie.

GEBRUDER FROMME (III, Hainburgerstrasse 21) Vienne.

Nous mentionnons cette firme, comme constructeurs d’un petit microscope très ingénieux construit sur les données d’un habile amateur diatomophile M. Anton Amrhein Jr^ de Vienne.

Le microscope est à tambour et n’a qu’un mouvement à crémaillière, ce qui est d’ailleurs suffisant pour l’emploi auquel il est destiné : l’examen sur place des récoltes, pendant les excursions.

Le microscope porte latéralement une languette qui s’adapte dans une rainure que présente une canne à sa partie supérieure.

Cette canne se termine inférieurement par une forte pointe en acier qui permet de l’enfoncer facilement dans le sol. On a donc le microscope à hauteur convenable pour l’observation et les mains libres pour le travail.

Le prix de ce petit attirail est de fl. 12, soit environ 25 frs.

Dr E. HARTNACK à Potsdam près Berlin.

Le célèbre constructeur qui succéda à son oncle Oberhaueser et qui fût pendant si longtemps établi à Paris, se retira en Allemagne en 1870 et alla s’établir à Potsdam son lieu de naissance.

M. Hartnack s’est constamment tenu au courant des progrès de la micrographie et sa maison compte toujours parmi les premières de notre époque.

Le grand modèle de ce constructeur (fig. 128) est bien connu. Il a été créé de toutes pièces par M. Hartnack et forme le type de ce que l’on appelle le « modèle continental . » Ce microscope était employé, il y vingt ans, par nombre de micrographes sérieux. Il tend à subir actuellement des modifications de plus en plus profondes mais n’en reste pas moins un type remarquable par sa stabilité et par ses dispositions générales qui permettent d’y apporter tout perfectionnement désirable.

Le pied, en forme de fer à cheval, est très lourd, il porte deux branches verticales entre lesquelles l’instrument est suspendu.

Le miroir, articulé pour la lumière oblique, peut s’élever et s’abaisser.

D'- E. HARTNACK.

Fig. 128.

La platine est à tourbillon et recouverte en verre noir, pour éviter les altérations par le maniement des acides.

Le porte diaphragme a une ouverture très grande où l’on peut à volonté adapter des condenseurs, des appareils de polarisation, etc.

Le tube est mobile par crémaillière et le mouvement lent est très précis.

Une modèle encore plus répandu est le “ petit microscope en fer à cheval dit n® 8. » L’instrument se compose d’un pied en cuivre fort lourd et en forme de fer à cheval, qui supporte une colonne cylindrique, portant la platine et le reste de l’instrument. Le miroir est attaché à une tige de façon à pouvoir être

dirigé obliquement.

La platine est fort épaisse, solide et immobile. Elle porte, dans sa partie inférieure, deux coulisseaux entre lesquels glisse une pièce portant au centre un tube sur lequel se déposent les diaphragmes, de même que les appareils de polarisation et d’éclairage.

Un cordon moletté, qui termine dans sa partie inférieure le petit tube, permet de le hausser ou de le descendre à volonté sous la platine. Toute cette pièce s’enlève quand on emploie la lumière oblique.

Le mouvement rapide de l’instrument s’obtient en faisant glisser à la main le corps du microscope dans un tube ; le mouvement lent se fait au moyen d’une vis micrométrique dont il a déjà été parlé.

Cet instrument accompagné des systèmes 4, 7 et 9. dont le dernier à correction et à immersion, et des oculaires 2, 3 et 4, dont le premier à micromètre, est livré pour le prix de 3go francs.

Le microscope n° 4 (fig. 129) (ci-après page 147) diffèi'e du précédent par une platine plus grande, recouverte en ébonite, et par l’addition d’un condenseur Abbe à O. N. i.25 pouvant s’élever dans l’axe optique par une vis micrométrique.

Ce condenseur est muni d’un diaphragme-iris.

La monture de cet instrument coûte i35 marks ; accompagnée des systèmes 4, 7 et I à immersion homogène, de même que de 3 oculaires et possédant en outre une articulation pour l’inclinaison ; le prix s’en élève à 365 Marks.

MICROSCOPE N° 5 DU D‘‘ E. HARTNACK

Fig. i3o.

D'' E. HARTNACK.

croscope.

Le prix de cette monture, munie Fig. 129. de tous ces perfectionnements est

de Mks 240 ; avec quelques simplifications elle ne coûte que 196 Mks.

Les objectifs du D'' E. Hartnack gardent leur ancienne réputation et comptent parmi ces meilleurs qu’il y ait.

Le n" 2 est destiné aux grossissements faibles ; son pouvoir varie de 25 à 40 diamètres.

Le n® 4 est un objectif excellent. Il est fort clair et ses pouvoirs de définition et de pénétration sont fort remarquables. Les grossissements varient de 60 à 180 diamètres.

Le n“ 5 est fort bon aussi, et son foyer est encore suffisamment long pour permettre l’emploi de couvre-objets assez épais. Il donne une série de grossissements variant de 120 à 36o diamètres.

Le n° 6 (1/6^ de pouce) est un des plus beaux objectifs que nous connaissions. Tout en ayant une distance frontale suffisante pour tous

Le nouveau microscope n" 5 (fig.

1 3o) se distingue de tous lea autres par sa simplicité dans l’emploi du condenseur.

Sous la platine se trouve un anneau portant le condenseur Abbe.

de N. O. 1.40, pouvant être centré et muni d’un diaphragme-iris.

Ce dernier glisse dans une coulisse et peut en outre tourner sur son axe. La combinaison de ces deux mouvements permet l’éclairage oblique dans toutes les directions.

Le condenseur peut en outre, à l’aide d’une crémaillière, s’éloigner et se rapprocher de la platine, qui est très grande.

Le miroir est double, très grand, articulé, et dirigeable dans toutes les directions.

Le mouvement lent est très pré ci et très doux, le mouvement rapide se produit par une crémaillière.

Tout l’instrument peut s’incliner et en outre peut s’élever à différentes hauteurs à l’aide d’une tige rentrant à volonté dans la colonne du mi-

Df E. HARTNACK.

les travaux, l’objectif a une ouverture de 0,86, et ses corrections chromatique et sphérique ne laissent rien à désirer. Il résout parfaitement le Vanheurckîa rhomboïdes.

Les n°s y, 8 et g méritent les mêmes éloges et se rangent, sous tous les rapports, près des précédents. Le n® g a une ouverture numérique de o,g5. Les objectifs à immersion dans l’eau ont une ouverture d’environ i,i5 ,tous sont très beaux et montrent assez bien V Amphipleura.

Les homogènes ont une ouverture numérique analogue, les images sont très bonnes ; nous trouvons cependant que le n° 3 (1/24® de pouce), tout en montrant bien les bactéries, laisse à désirer pour les diatomées.

M. Hartnack construit ses homogènes à correction quand on veut en obtenir le maximum d’effet. Il trouve, comme nous, que la correction est absolument nécessaire pour l’étude des diatomées.

Il y a peu de temps, M- Hartnack a encore une fois changé complètement .la formule de ses objectifs. Nous avons reçu deux objectifs de la nouvelle construction, le n° i (1/12® de pouce) homogène et le n° X, à immersion dans l’eau. Tous deux ont une ouverture numérique de 1,27 ce qui n’avait, sur le continent, été atteint par aucun constructeur, pour un objectif à immersion dans l’eau. Ces deux objectifs sont de toute beauté, ils résolvent tous les tests connus ; l’objectif homogène donne des images un peu plus brillantes que l’objectif à l’eau.

Depuis que ces lignes sont écrites M. Hartnack a encore une fois modifié ses objectifs. Nous venons de recevoir de ce constructeur (Mai i8gi) une série des numéros construits en dernier lieu. Voici le résumé des essais auxquels nous les avons soumis.

N° 5 — (foyer i/.S® de pouce) O. N. o,g.Bon objectif, l’image du pygidium est nette et le Pleurosigma se résout dans l’éclairage axial.

6, 7, 8, g. — Ces objectifs qui ont respectivement environ 1/6® 1/7®, i/ro® et 1/12* de pouce ont tous une ouverture numérique de o.gS.—

Ils ne diffèrent donc guère que par leur grossissement propre.

Tous donnent une bonne image du pygidium, bien nette et pure, et résolvent parfaitement le Pleurosigma dans l’éclairage axial de même que le 10® groupe de Nobert. Dans l’éclairage oblique on peut voir 14® groupe du test de Nobert monté dans le médium jaune.

L'homogène N° l a 1/12® de pouce de foyer et une O. N. de i.3. Les images sont pures et nettes et la distance frontale très notable.

Le Podura donne une belle image, peu colorée; M Amphipleura montre ses stries finement résolues. Le test de Nobert, à sec, montre le 12* groupe dans l’éclairage axial et le ig* dans l’éclairage oblique.

Apochromatiques . Les apochromatiques sont au nombre de deux : le

E. LEITZ.

premier a 1/12® de pouce de foyer et le second 1/18® ; tous deux ont une ouverture N. de i,35.

Les images sont belles et absolument incolores, le Podura est d’un beau noir. Dans l’éclairage axial les deux objectifs montrent très bien le 12® groupe de Nobert et le 19® dans l’éclairage oblique.

La distance frontale des deux objectifs est notable et tous deux ont une bonne définition, toute fois nous trouvons le 1/12® assez notablement supérieur au i/i8®. Avec le premier )a résolution de \'Amphipleura est plus fine et la tendance à se résoudre en perles est plus grande.

Le tableau suivant résume les renseignements principaux sur les objectifs de M. le Hartnack.

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