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GRAND MICROSCOPE DE POWELL & LEALAND

Fig. 140.

POWELL & LEALAND.

trépied, dont les branches très espacées permettent une parfaite stabilité quelque soit la position que l’on fasse prendre à l’instrument. Des plaques de liège qui garnissent les pieds en dessous ajoutent à cette stabilité tout en préservant la table contre le frottement du cuivre.

Quand l’instrument se trouve dans la position horizontale, l’axe optique est à 2 5 centimètres de la surface de la table.

Le corps du microscope a une longueur telle, que l’intervalle optique entre le foyer principal postérieur de l’objectif et le foyer antérieur de l’oculaire est d’environ lo pouces ; l’invariabilité de la longueur optique du tube est, nous l’avons déjà dit, très importante ; sa variation, sans altérer l’image, ne peut dépasser 1/4 de pouce avec les objectifs de 1/2 pouce et plus.

L’oculaire de 2 pouces possède le verre de champ le plus large qui puisse être utilisé avec un instrument binoculaire, savoir : i ^/2 pouces.

Le bras, auquel le corps est fixé, a une longueur de i5 centimètres ce qui, non-seulement laisse un espace libre de g centimètres entre l’axe optique et le support, mais permet également l’emploi d’un mouvement à levier, excessivement lent. La partie inférieure du tube, à laquelle s’adaptent les objectifs, est mobile et a une longueur de 7,5 centimètres, elle est maintenue à ses deux extrémités, ce qui rend les balancements impossibles. La vis micrométrique est placée immédiatement derrière le pivot qui supporte la barre ; cette disposition empêche la communication des vibrations à celle-ci. Le mouvement rapide est à crémaillière.

La platine est fixée à une forte pièce en cuivre ; elle porte un chariot à mouvements rectangulaires par crémaillière et par vis, permettant des déplacements de i pouce dans chaque direction. Les boutons qui commandent ces déplacements ne suivent pas les mouvements du chariot et restent toujours, au moins, à une distance de ^/4 de pouce des parties mobiles, lorsque celles-ci se trouvent à l’extrémité de leur course.

La platine, peut, à l’aide d’une crémaillière, tourner autour du cende rotation par lequel passe l’axe optique.

Un cercle gradué, en argent, permet la mesure des angles. Les plaques mobiles du chariot sont munies de verniers accusant des déplacements d’un dixième de pouce et peuvent être utilisés comme chercheurs. Ces divisions correspondent aux divisions du chercheur de Maltwood.

L’ouverture de la platine est très large, ce qui permet l’introduction du doigt pour s’assurer du jeu existant entre l’objectif et la préparation, en vue de prévenir le bris du couvre-objet.

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Le substage possède deux mouvements mécaniques : les mouvements rectangulaires et rotatoires. Des boutons servent à centrer le substage.

Les miroirs, plan et concave, sont grands et munis d’une double articulation. Toutes les parties mobiles sont accessibles et peuvent être serrées dès qu’elles accusent le moindre jeu.

L’instrument peut être changé instantanément en un microscope binoculaire, en dévissant le tube simple du bras et en le remplaçant par le binoculaire dans lequel on introduit ensuite le prisme.

Le prix de la monture, monoculaire, accompagnée de 2 oculaires est de io5o francs. Le prix en est de iiyS francs quand le substage est muni d’un mouvement micrométrique.

Le grand microscope composé N® 2, quoique plus petit que le N® i est de construction presqu’identique. Il en diffère cependant par quatre points : 1° Les plaques mobiles du chariot n’ont qu’une course maxima de 3/4 de pouce au lieu d’un pouce. 2° La platine n’est pas à rotation, mais la partie supérieure du chariot, qui porte les équerres servant à serrer la préparation, peut tourner autour de l’axe optique. 3° Le chariot n’a pas de verniers. Et 4°, quand l’instrument se trouve dans la position horizontale, la distance entre l’axe optique et la partie supérieure de la table a moins de 25 centimètres. Ainsi conditionné et muni de deux oculaires, ce microscope, monoculaire, coûte 700 francs.

Enfin on se procure, pour la somme de 5 00 francs, le microscope composé n° 3, de dimensions moindres que le n® 2, et ne possédant au substage ni de mouvement rotatoire ni de mouvements rectangulaires qui sont remplacés par un réglage à mouvement excentrique.

Les objectifs de ces constructeurs, nous l’avons déjà dit, sont de toute beauté. Nous avons, à diverses époques, examiné un certain nombre d’entr’eux, mais nous n’avons de notes détaillées que pour les deux suivants dont nous avons fait un usage prolongé.

Vs® de pouce, nouvelle formule, qui est en réalité un ^lo® de pouce, est un objectif de ^ toute beauté.

L’objectif a deux frontales, l’une pour servir à sec et l’autre à immersion. La première a une distance frontale assez courte et qui devient gênante dans l’examen de beaucoup de préparations, mais celle de la seconde est beaucoup plus longue et permet des couvreobjets relativement épais. La puissance optique des deux frontales ne diffère guère ; toutefois nous croyons devoir dire que c’est à immersion que nous préférons l’objectif.

L’angle d’ouverture total de l’objectif est de 140 degrés. Mesuré dans l’air, par la méthode de Govi, nous voyons que l’angle utile est de 127 degrés.

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i images données par cet objectif sont d’une pureté et d’une :é extrêmes et ne laissent absolument rien à désirer.

.ns la lumière centrique, le microscope étant armé d’un tout petit nragme, nous avons pu résoudre parfaitement le neuvième groupe aiblement le dixième groupe de la table de Nobert à dix-neuf apes.

•ans ce même éclairage le Pleurosigma est aussi fort nettement du en perles et l’objectif montre le pygidium de la puce d’une on parfaite. La définition est donc aussi bonne qu’elle peut l’être la profondeur de foyer est considérable. Toutes les conditions juises pour les études histologiques sont dont parfaitement remplies. L’objectif n’est pas moins beau dans l’éclairage oblique. Tous les sts usuels, y compris le difficile Amphipleura pellucida, sont résolus ^ ar le simple éclairage de la lampe.

L’emploi de la lumière monochromatique solaire, à l’aide de la cuve à sulfate de cuivre ammoniacal, nous a permis de résoudre le dernier numéro du test de Nobert à dix-neuf groupes.

i/s® de pouce apochromatique, de cette année, est un objectif qui peut être considéré comme un des plus beaux qu’il y ait actuellement.

L’O.N. est de 1.40, la luminosité est très considérable ; les images sont très belles, fines et incolores. Dans l’éclairage axial le test de Nobert montre le 12^ groupe et dans l’éclairage oblique le 19® groupe est parfaitement résolu.

U Amphipleura se résout en perles dans l’éclairage solaire monochromatisé oblique.

Dans la grande série d’objectifs de MM. Powell & Lealand nous citerons entr’autres les suivants.

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