MICROSCOPE COMPOSÉ
La convexité de chacun d’eux est tournée vers l’œil et la plus grande lentille est du côté de l’objet.
Le principal avantage que présentent les doublets, en dehors de l’achromatisme et de la diminution de l’aberration de sphéricité par l’emploi du diaphragme, est que, comme on emploie deux verres, on peut augmenter la distance focale de l’inférieur, de manière à éloigner davantage de l’objet, ce qui est très important dans les dissections microscopiques, où l’on doit avoir, entre la lentille et l’objet que l’on dissèque, assez de place pour mettre les mains et manier les instruments de dissection.
Les doublets les plus employés grossissent de 5 à loo fois.
Fig. 28.
Microscope composé.
Le microscope composé, réduit à sa plus simple expression, se compose de deux verres enchâssés dans un tube ; l’un, que l’on appelle objectif, est tourné vers l’objet et l’autre, ïociilaire^ vers l’observateur.
Soit un microscope (fig. 29 ci-contre) composé de l’objectif AA’ et de l’oculaire B B’ et supposons qu’on veuille voir un objet CD. Quelle sera la marche des rayons lumineux ?
D’abord, l’objet CD est placé un peu au delà du foyer principal de la lentille AA’.
Menons les axes secondaires aux points C et D. D’après les règles de la réfraction, il se formera en C’D’ une image agrandie, réelle et renversée de l’objet CD. Si maintenant nous calculons la distance entre l’oculaire et l’objectif de manière que l’image C’D’ vienne se former entre la lentille B B’ et son foyer principal, les rayons envoyés par cette image se réfracteront encore dans B B’ et iront former en C”D” une image virtuelle, agrandie et droite par rapport à l’image, renversée par rapport à l’objet.
Celui-ci est donc amplifié deux fois. Toutefois il ne suffit pas que l’image réelle C’D’ se forme en un point quelconque entre l’oculaire et son foyer principal, il faut qu’elle se forme en un point tel qu’agrandie et rendue virtuelle, elle se trouve à la distance de la vue distincte de l’observateur. Cette distance varie selon les individus. Elle est d’environ 25 centimètres, un peu plus pour les presbytes, moins pour les myopes. On doit donc pouvoir mouvoir, soit l’oculaire seul, soit le microscope entier, pour arriver à modifier la position de l’image, suivant l’état des yeux de l’observateur.
Les microscopes ordinairement employés ne sont pas aussi simples