‹ Le microscope manuel a l'usage des étudiantsChapitre 15 sur 22 · Bleii de Prusse dissous dans V acide oxalique · texte numérisé non relu

Bleii de Prusse dissous dans V acide oxalique

On peut se servir d'un bleu de Prusse pur, surtout d'un bleu de Prusse obtenu par un précipité, et le dissoudre dans une quantité suffisante d'acide oxalique. La couleur en est, il est vrai, très-intense, de sorte qu'il est possible de colorer en bleu vif, et avec une quantité

assez faible, un vase entier de solution de colle. Gomme toutes les matières colorantes transparentes, celle dont nous nous occuijons ici pénètre, vu l'extrême finesse de ses molécules, avec une très-grande facilité dans les vaisseaux capillaires les plus délicats.

Harting propose le procédé suivant (où la quantité d'acide oxalique paraît être trop grande) : bleu de Prusse , 1 partie ;• acide oxalique, 1 partie; 12 parties d'eau, et 12 parties de solution concentrée de colle. On broie, d'abord, l'acide oxalique dans un mortier, puis on y ajoute le bleu de Prusse. Ensuite, on y verse lentement l'eau, en ne cessant pas de broyer. Ce liquide bleu est, enfin, incorporé dans la solution de colle.

3. Bleu de Priisse obtenu avec du sulfate de fer et avec du cyanoferrure de potassium.

Cette couleur, employée pour la première fois par Schroder, van der Kolk, et recommandée plus tard par Harting, est excellente. Les molécules en sont fines, et, pour cette raison, les solutions dont elle fait partie pénètrent facilement dans les vaisseaux. Nous avons aussi trouvé, dans toutes les expériences faites par nous jusqu'à ce jour, que les objets ainsi préparés se conservent trèsbien dans le baume de Canada et dans la glycérine. Il faut seulement un peu plus de temps pour la préparer.

Ayant suivi exactement le procédé de Harting dans l'usage de ce bleu, nous pouvons donc recommander la méthode de ce savant.

On dissout 93 grammes de sulfate de fer dans 600 à 750 grammes d'eau, à une température modérée. On additionne la solution de 125 grammes d'acide sulfurique d'une pesanteur spécifique de 1,85 et d'une quantité suffisante d'acide azotique , pour changer le sulfate de fer en

sel acide; cela fait, on ajoute de l'eau jusqu'à ce que le tout pèse 1,200 grammes.

On dissout 105 grammes de cyanure de fer et de potasse dans de l'eau, puis on ajoute de l'eau de manière à obtenir une liqueur pesant 2,400 grammes.

On mêle 1 partie de la solution d'oxyde de fer, 2 parties de la solution de cyanure de fer et de potasse, et 2 parties de la solution de colle.

Pour éviter que le mucilage ne se prenne en masse et ne devienne gluant, nous conseillons d'employer la méthode suivante. On combine, avec la solution toute chaude de colle, la solution également chaude de cyanure de fer et de potasse. Gela fait, on y verse, goutte à goutte, en ayant soin de remuer, la solution de sulfate d'oxyde de fer. Le tout sera ensuite filtré à l'aide d'une flanelle.

Attendu que les liquides -alcalins occasionnent la décoloration du bleu, on x^lacera les objets ainsi injectés dans de l'esprit-de-vin, auquel on ajoutera quelques gouttes d'acide acétique.

Gomme rouge transparent, aucune couleur, pour la beauté des injections, ne surpasse le carmin. Gefcte substance, il est vrai, exige une préparation très-soignée, car sans cela, on ne saurait l'employer, attendu qu'il transsude.

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