CHAPITRE X
le premier. Il détruit les globules rouges du sang, mais conserve intacts les globules blancs.
Voici encore , d’après Gornil, les modifications qu’on a fait subir à ces liquides dans l’institut pathologique de
Berlin.
Sublimé
Sublimé
Chlorure de sodium. . .
Chlorure do sodium. . .
Eau
Eau
Sublimé
Sublimé
Chlorure de sodium . . .
Eau
Eau
Sublimé
Sublimé
Acide acétique
Acide acétique
Eau
Eau
Sublimé
Sublimé
Acide acétique
Acide phosphorique . .
Eau
Eau
Le mélange n° 1 sert à conserver les tissus richement pourvus de vaisseaux sanguins des animaux à sang chaud; le n° 2, à conserver ces mômes parties chez les animaux à sang froid; le n° 3 convient aux globules purulents et autres produits analogues; le n° 4, aux globules du sang; le n° 5 est destiné aux cellules épithéliales, au tissu cellulaire, aux globules de pus, lorsqu’on désire voir aussi le noyau des cellules; on fait usage du n° 5 pour conserver des tissus ligamenteux, des muscles et des nerfs; le n° 7 est approprié aux glandes, et le n° 8 au tissu cartilagineux.
Les solutions très-affaiblies de sublimé , employées comme moyen de conservation, rendent, en effet, d’excellents services; cependant il sera bon de s’assurer chaque fois du degré de concentration , ce qui oblige à faire des essais avec des solutions de force différente.
Harting recommande des solutions de 1 partie de sublimé dans 200 à 500 parties d’eau distillée. Il déclare n’avoir réussi à conserver les globules de sang que dans ce genre de liquide. Les globules sanguins de l’homme et des mammifères exigent une solution de ‘/ M0 de sublimé ; ceux des oiseaux, */soo ï ceux des grenouilles, '/ 400 . Nos propres expériences justifient l’emploi de cette méthode. Les qualités qu’il trouve à ces solutions pour conserver des fragments de cerveau, de moelle épinière et la rétine, nous paraissent moins bien justifiées; par contre, elles conviennent aux cartilages, aux muscles et au cristallin. Toutes les solutions de sublimé ont l’inconvénient d’assombrir les objets. ,
Acide chrômique et bichromate de potasse.
Les solutions d’acide chrômique et de bichromate de potasse, même très-faibles, fournissent de bonnes liqueurs conservatrices; on y ajoutera de la glycérine suivant les circonstances. Le mélange de 1 partie de glycérine et de 1 partie du liquide de Müller pour les yeux, paraît être d’un excellent usage. Ce liquide, même pur, est trèspropre à la conservation des tissus d’une grande délicatesse ; on y garde intactes, par exemple , pendant des mois entiers, des cellules épithéliales à cils vibratiles.
La solution de chlorure de chaux est la liqueur conservatrice de prédilection des botanistes. Cette solution paraît être moins favorable aux tissus animaux. Harting fait grand cas d’une solution saturée de sel pur de cuisine, ou de cette même solution étendue de 4 à 8 fois autant d’eau. Des objets tels que des os , des dents, des coupes de cheveux, passent pour s’y être très-bien conservés. Nous devons avouer que, d’après nos propres expériences, peu nombreuses à la vérité, les solutions de chlorure de chaux ne nous ont offert que des résultats fort médiocres.