CHAPITRE PREMIER
se trouvent réunis sur la rétine en un seul point. La même chose a lieu pour le faisceau de lumière B, etc.;
il résulte de là qu’une image renversée de la flèche se dessine dans l’œil. Mais l’objet ne se montre pas à l’organe de la vue en A*B*, c’est-à-dire grossi. Pour se convaincre que l’image obtenue par une lentille convergente est toujours plus éloignée que l’objet lui-même, il suffît d’examiner avec la lentille le bord d’une feuille de papier et d’essayer d’y fixer la pointe d’une aiguille. On arrivera nécessairement à porter la pointe de l’aiguille à quelque distance au-dessous de la feuille. On donne habituellement aux lentilles convergentes le nom de loupes, tant qu’elles ne grossissent pas plus de 15 ou 20 fois, et qu’on peut s’en servir commodément en les tenant avec la main. Si ces lentilles produisent un grossissement plus considérable, et si leur emploi nécessite le secours d’un support, les deux objets réunis constituent le microscope simple. Il est aisé de comprendre qu’il n’y a pas de limite bien tranchée entre les deux instruments, attendu qu’on ajuste des supports à des lentilles faibles et qu’il existe ainsi bien des loupes fixées sur des supports.
On fabrique des loupes d’espèces fort différentes , et, pour apprendre à connaître leur valeur, nous renvoyons le lecteur à des ouvrages plus étendus que celui-ci.
Leur utilité et leur emploi dans les recherches scientifiques sont trop connus pour que nous ayons besoin d’en parler plus longuement. Une bonne loupe, grossissant de 10 à 15 fois, est indispensable.
La figure 5 représente le microscope simple de Plœssl, * à Vienne. Une tige métallique (a) porte, vers le milieu de sa hauteur, une plaque horizontale percée au centre, c’est la platine du microscope (b). Cette platine monte ou descend à l’aide d’une vis de rappel (c). Pour éclairer- l’objet soumis à l’expérience et placé sur la platine, on se sert d’un miroir mobile adapté à la partie inférieure (/). Veut-on examiner l’objet, non pas à l’aide d’ime lumière réfléchie, mais avec la lumière tombant directement sur l’objet, conformément à la manière de voir habituelle, on écarte le miroir ou bien on place une tablette opaque sur la platine. Le bras horizontal (d), situé à l’extrémité supérieure de la tige, porte le verre grossissant, la lentille (e). On peut la faire sortir de l’ouverture du bras, et la remplacer par une autre.
Le microscope simple de Nachet, à Paris, figure 6, possède également un mécanisme très-utile. Le mouvement s’obtient par une vis de rappel qui élève ou abaisse la lentille, tandis que dans le système de Plœs6l, c’est la platine qui monte ou descend. Deux plaques inclinées, ajustées latéralement à la platine, servent à y poser les