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GROSSISSEMENT

donnant les grossissements que l’instrument peut fournir. Voici l’un de ces tableaux :

Oculaires

Systèmes d’objectifs

4 et 2

ISO

On distingue le grossissement linéaire du grossissement en surface. Le premier se rapporte à la longueur ou la largeur de l’objet. Ainsi un objet dont la longueur vraie est de 1 millimètre paraîtra, à l’aide d’un grossissement linéaire de 10 diamètres, avoir 1 centimètre de long (0,001 X 10 = 0,01); le grossissement en surface est dans ce cas égal à 100 (10 x 10 = 100). Ce grossissement s’obtient en prenant le carré des grossissements linéaires. Un grossissement linéaire de 30 diamètres est exprimé en grossissement superficiel par le nombre 900.

Quelques opticiens ne considèrent que le grossissement en surface; celui-ci est exprimé en effet par des chiffres très forts qui en imposent. Aussi le mot

grossissement , sans indication plus précise, se rapporte-t-il toujours au grossissement en surface.

Si, aveov. le microscope auquel correspond le tableau ci-dessus, on veut obtenir un grossissement de 350, on réunira l’objectif 4 à l’oculaire II.

Dans ce tableau, de petits chiffres se trouvent par exception ajoutés au-dessus des gros nombres indiquant la mesure du grossissement. Les gros chiffres indiquent le grossissement, le tube étant complètement tiré ; les plus petits au contraire expriment les résultats que l’on obtient quand le corps de l’instrument est complètement abaissé.

La longueur du tube (r, fîg. 42) qui unit l’objectif à l’oculaire influe en effet sur le grossissement ; aussi les opticiens construisent-ils les tubes des meilleurs microscopes en deux parties qui rentrent l’une dans l’autre, comme les différenles portions d’une lunette. On peut ainsi raccourcir ou allonger le tube à volonté. Quand on l’allonge, c’est-à-dire quand on éloigne l’oculaire de l’objectif, le pouvoir grossissant augmente en proportion. Cette disposition offre des avantages multiples : c’est un bon moyen d’augmenter le pouvoir grossissant, mais non pas la netteté de l’image.

Dans d’autres cas, on raccourcit le tube et l’on diminue ainsi le grossissement en augmentant la netteté. De plus, en allongeant le tube d’une quan-

ÉCLAIRAGE

tité donnée, on peut rapporter le grossissement à un chiffre déterminé. Qu’on n’oublie pas du reste que le grossissement d’un microscope ne peut pas être rapporté à un chiffre exact, car il dépend 1° de la portée de la vue de l’observateur; 2° delà puissance d’accommodation de son œil, A un œil myope, par exemple, l’image de l’objectif paraîtra toujours plus petite qu’à un œil presbyte.

On trouve jointe aux grands microscopesuneïentille d'éclairage destinée à éclairer par le haut les objets opaques. On peut la remplacer quand elle manque par une lentille faiblement biconvexe (fig. 19) fixée sur un pied et que l’on place entre le microscope et la lumière. L’éclairage des objets plus ou moins transparents se fait ordinairement au moyen du miroir concave poli, qui projette les rayons lumineux à travers 1 orifice de la platine. Dans les grands microscopes, ce miroir est concave d’un côté, plan de 1 autre; on se sert du miroir plan, soit pour de faibles grossissements, soit lorsque la lumière est trop vive, 1 éclai-

Fig. 19.

Lentille d’Éclairage.

•jü description du microscope.

rage est ainsi beaucoup plus faible. Le miroir concave s’emploie pour les forts grossissements: il donne un éclairage plus vif, en réunissant au foyer tous les raybns lumineux qui tombent à sa surface.

Fig. 20. Fig. 21.

Diaphragme.

En K la lumière atteint une intensité qui est la somme des rayons lumineux depuis a jusqu’à i.

Un éclairage variable et bien disposé est un élément important de la technique.

Les objets (rès délicats, en effet, demandent pour la clarté et la netteté de leurs contours un éclairage adouci ; d’autres nécessitent

Fig. 22. °

Diaphragme cyiin- une lumière plus vive. Pour séduque, parer à volonté une partie des

rayons lumineux, les bons microscopes sont pourvus de diaphragmes. Ces diaphragmes sont représentés dans les plus petits microscopes par des disques tournants percés de trous- inégaux, et dans les plus grands par des cylindres percés.

ÉCLAIRAGE

Le diaphragme (fig. c21) est fixé solidement audessous de la platine au moyen d’un bouton ; il

Fig. 23. — A. Platine. Un Diaphragme cylindrique vu par dessous

y est adapté.

Fig. 24.

B. Platine. Coupe verticale du Diaphragme cylindrique. aa Coulisses pour le Traîneau; b Traîneau; c Monture du Traîneau d Cylindre; e Diaphragme.

offre plusieurs ouvertures, dont la plus grande correspond exactement au trou de la platine et dont les

autres interceptent plus ou moins de lumière. En faisant tourner le disque, on place successivement sous l’orifice de la platine chacune de ces ouvertures.

Les diaphragmes cylindriques sont des tubes courts, ouverts, à l’extrémité supérieure desquels on place un disque percé d’une ouverture de diamètre variable. Ce tube (fig. 22) ainsi disposé est adapté soit directement dans le trou de la platine, soit au-dessous au moyen d’un mécanisme particulier ( traîneau , voir fig. 23).

On peut très facilement alors élever ou abaisser l’appareil , suivant qu’on travaille à la lumière vive ou à la lumière douce.

Les petites ouvertures du diaphragme ne sont usitées que pour les forts grossissements et les objets délicats.

Pour les plus forts grossissements, on augmente la lumière au moyen du condenseur. C’est un appareil à diaphragme, formé d’une ou plusieurs lentilles achromatiques. Le condenseur est placé dans le trou de la platine, et l’intersection des rayons lumineux du centre ou des bords se fait à travers le diaphragme. Un condenseur simple consiste en une lentille plan convexe, placée dans le tube d’un diaphragme cylindrique ordinaire. L’intersection des rayons lumineux des bords et du centre se fait généralement de telle .sorte que l’on peut, en recou-

ÉCLAIRAGE

vrant lalentillle d’un anneau noir, ne laisser passer que les rayons du centre ; pour obtenir un éclairage oblique, on recouvre le centre d’un disque noir, tandis que le bord laisse le passage libre à la lumière.

L’éclairage de l’objet soumis à l’examen peut donc être central ou marginal.

Le premier est l’éclairage ordinaire des petits microscopes, dans lesquels le miroir n’est mobile que suivant son diamètre. L’éclairage marginal est très avantageux et met en lumière bien des détails qui n’auraient que peu ou pas de développement avec l’éclairage central. Mais par ce moyen une partie seulement de l’objet est éclairée, tandis que l’autre reste cachée dans un demi-jour. Aussi les détails qui ressortent sont précisément ceux qui, par l’éclairage central, ne sont pas visibles ou ne le sont qu’en partie. Pour obtenir l’éclairage oblique, le miroir doit être mobile autour d’axes différents.

Outre cette mobilité du miroir, beaucoup des meilleurs microscopes ont une platine mobile autour de son axe ; les rayons marginaux du miroir tombant sur l’objet peuvent ainsi l’éclairer dans toutes les positions. Quand on se sert de l’éclairage oblique, on laisse toujours de côté les diaphragmes.

Enfin, on se sert du micromètre pour mesurer

l’’ig. 25 et 26; Condenseur simple.

la grandeur des objets soumis à l’examen. Les plus employés sont les micromètres en verre ; ce sont des plaques sur lesquelles des divisions ont été tracées au diamant. Le millimètre ou la ligne (la plus petite partie d’un pouce) se trouve ainsi divisé en 10, 100, 1000 et plus. Il est commode d’avoir, de loin en loin, dans la graduation quelques points de repère également distants (fig. 27).

Dans d’autres micromètres en verre, les divisions se croisent à angle droit, formant ainsi des carrés L Ces micromètres peuvent être employés pour mesurer et pour compter les objets contenus dans un espace donné du cbamp visuel. La petitesse des divisions fait comprendre combien il est difficile de fabriquer ces micromètres avec exactitude. Aussi y a-t-il des micromètres de tout prix. Les micromètres oculaires sont bien meilleur marché que les micromètres objectifs.

Pour éviter les gros chiffres des mesures micrométriques, on a adopté sur la proposition d 'Harting une unité microscopique fixe : 0,001 (c. a. d. 1/1000

Micromètre oculaire.

1 Ces micromètres portent le nom de micromètres quadrillés. Ils sont d’un grand usage en physiologie pour la numération des globules du sang par exemple. (Appareil de Malassez.)

MICROMÈTRES.

de millimètre, m. m. m. ou g.) mikron ou micrum (au pluriel micro). En achetant un micromètre en verre, on doit toujours s’informer de l’unité de division, car la proposition à'Harting n’est pas universellement adoptée. Un millimètre (m. m. ou 1000 micromillimèlres ou 4000 m. m. m. ou encore 1000 p..) est égal à 0,4433 lignes de Paris.

Pour l’usage ordinaire, on remplace par un micromètre le porte-objet simple, c’est le micromètre objectif sur les divisions duquel on place la préparation. On examine ainsi les deux ensemble. Il faut d’abord que les objets soient plus grands que la plus petite division. Les distances qui séparent les traits doivent de plus être très petites. Il est difficile, surtout avec un fort grossissement, d’apercevoir ensemble l’objet et les traits sous-jacents; de plus, ces micromètres objectifs s’usent très rapidement1.

Ces défauts ne se retrouvent pas dans le micromètre oculaire ; aussi préfère-t-on ce dernier instrument. 11 est placé dans l’intérieur de l’oculaire au-dessous du diaphragme, entre l’oculaire etle verre de champ. Comme par cela même, il n’est grossi que par l’oculaire, on peut en éloigner davantage

1 Les divisions du micromètre objectif étant assez difficiles à mettre au foyer, on en facilite la recherche en employant l’éclairage oblique et en n’utilisant qu une partie de la lumière réfléchie. Enfin on peut mettre un ou deux points d’encre sur les côtés des divisions.

36 DESCRIPTION t)tf MICUOSCOPE.

les divisions. L’échelle du micromètre varie, comme il est facile de le prévoir, suivant la puissance de l’objectif employé, suivant la longueur du tube, etc., etc. Il en résulte qu’il faudra, d’après le principe précédent, déterminer pour chaque système de lentilles l’échelle de la graduation, par comparaison soit avec un micromètre objectif, soit avec lin objet de dimensions connues. Les opticiens consciencieux joignent à leur micromètre une table in-

diquant l’échelle des grossissements correspondant à l’emploi de tel ou tel oculaire. Veut-on ajouter à son microscope un micromètre oculaire, il faut l’envoyer à l’opticien, afin qu’il ajuste la circonférence -du micromètre au diamètre du tube.

Les porte-objets sont rectangulaires ; ils mesurent environ 2 centimètres de large sur 5 centimètres de long. Ce sont des plaques de verre incolore de 1 millimètre d’épaisseur, quand on se sert des diaphragmes cylindriques. Si l’on en Use beaucoup, on

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