‹ Le microscope, théorie, applications; traité pratique à l'usage des élèves ... des chimistes, des pharmaciens, des agriculteursChapitre 12 sur 58 · COMMENT ON SE SERT DU MICROSCOPE · texte numérisé non relu

COMMENT ON SE SERT DU MICROSCOPE

mains, il faut d'abord en étudier le maniement. On observe en premier lieu à tous les grossissements les test-objets qui accompagnent le microscope ; cette observation se fait d'abord à la lumière diffuse ou éclatante du jour, à l'éclairage oblique, à la lueur d'une lampe, et l'on acquiert ainsi des notions sur la valeur de l'instrument, sous l'influence des difl'érents moyens d'éclairage. On prend alors des fils de coton, de laine, de soie, des cheveux, des poils de toute espèce, on les examine sur le porteobjet à tous les grossissements, à l'éclairage central ou oblique. On les humecte avec de Teau et on les examine de nouveau. On répète ces expériences sur des grains d'amidon, et l'on acquiert bien vite ainsi une certaine pratique de l'instrument ; on apprécie de même les services qu'il peut rendre.

Avant tout il est important de déterminer l'intensité des rayons lumineux qui convient à l'examen. Les commençants sont très portés à rechercher le grand jour, sans s'inquiéter de la fatigue de leurs yeux. En général, on place un bon microscope à deux ou trois pas d'une fenêtre, même par un ciel couvert. Si le soleil arrive directement, on recule le microscope de quelques pas, et on ne l'expose jamais au grand soleil ^. On tourne vers la fenêtre la

* La lumière solaire directe, réflëchie par le miroir dans l'axe dumicroscope serait éblouissante, etles contours pâles

platine, c'est-à-dire le coté antérieur du microscope; s'il s'agit de la lumière d'une lampe, on dispose la flamme à un mètre de l'instrument. Oi visse au corps du microscope un des objectifs faible grossissement. Cet objectif est situé à pei près à 37^ centimètres au-dessus de la platine. Oi chercbe alors la lumière ; pour cela, tout en regai dant dans le microscope, on déplace le miroir dai tous les senSj jusqu'à parfait éclairage du chamj visuel. On dispose au-dessus du trou de la pla^ tine le porte - objet et la préparation sèche libre, ou humectée et recouverte du couvre-objel L'œil sur Toculaire, on abaisse le tube en faisajjt glisser, jusqu'à ce qu'on aperçoive une vagi image de la préparation. Après cette mise au poii grossière, on arrive à la mise au point précise, élevant ou en abaissant la platine à l'aide de la vis micrométrique : l'image doit devenir nette. Vue tout d'abord à un faible grossissement, on l'examine ensuite à des grossissements plus forts, en employant même l'éclairage oblique. Pour les grossissements les plus élevés, on se sert d'une plaque tournante en guise de diaphragme, à moins qu'on n'ait recours

des objets ne seraient pas perçus par la rétine. Un ciel bleu n'est pas très favorable à l'observation: les nuages gris donnent souvent trop peu de lumière ; le mieux est encore l'ëclairage par les nuages blancs élevés.

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