‹ Le microscope, théorie, applications; traité pratique à l'usage des élèves ... des chimistes, des pharmaciens, des agriculteursChapitre 7 sur 58 · COUVRE-OBJETS · texte numérisé non relu

COUVRE-OBJETS

peut les tailler soi-même dans une glace mince ou un verre à vitre incolore. Sur le porte-objet on dispose la préparation et on porte le tout sur la platine dans l'axe du microscope. Les porte-objets creusés en cuvette ne constituent pas une invention très heureuse.

On appelle couvre-objet la mince plaque de verre carrée, rectangulaire ou discoïde que l'on place sur l'objet. Le couvre-objet est surtout utile lorsque la préparation est baignée \ dans l'eau, un liquide acide ou alcalin.

C'est une pro- j tection pour l'objectif contre les vapeurs émises par les liquides ou même contre une immersion, ce qui n'arrive que trop souvent pendant la mise au point. Les couvreobjets aplatissent la surface de l'objet et facilitent ainsi l'observation, surtout pour les forts grossissements, dans lesquels toute la surface de la préparation doit autant que possible se trouver sur le même plan. Enfin, les couvre-objets empêchent l'évaporation des liquides. Pour les grossissements faibles ou moyens, il suffit, comme

|.ij|jlj|||||B

Fig. 29 et 30. — Couvre-objets.

couvre-objet, d'un mince verre à vitre ou à miroir (verre de Belgique) incolore ou même d'un mince porte-objet. Pour les forts grossissements, le verre doit être très peu épais (O'^^'^j'lS à O'""',^)- Les lamelles de mica, autrefois employées, le sont beaucoup moins aujourd'hui. Gomme le couvreobjet n'est pas sans influence sur la netteté de l'image, on trouve dans les plus grands microscopes des couvre- objet déterminés, classés d'après leur épaisseur pour chaque système de lentilles. En général, les couvre-objets les plus minces conviennent aux grossissements les plus forts, car l'objectif dans ce cas doit être beaucoup plus rapproché de la préparation. Un verre trop épais empêcherait ce rapprochement.

Pour un grossissement très fort, et si l'objet n'est plongé dans aucune substance corrosive, on rend souvent l'image plus claire en employant le procédé à immersion^. Pour cela, on verse sur le couvreobjet quelques gouttes d'eau distillée ou d'un mélange préparé d'avance de parties égales de glycérine et d'eau. On dispose alors le microscope de façon à relier l'objectif au couvre-objet par une couche de liquide. On réduit ainsi autant que possible les réfractions multiples des rayons lumineux entre l'ob-

* L'idée première des objectifs à immersion appartient à Amici.

Page 1