BR
cide salivaire, soit alors que la salive diminue ou cesse son pouvoir défensif.
La quantité et la qualité de la salive varient suivant les états de l'organisme, et d’une façon sensiblement constante suivant un état déterminé. Elle est diminuée nettement dans la fièvre typhoïde, un certain nombre de maladies de l'estomac, etelle est augmentée dans la mastication, les nausées précédant le vomissément, la suppression des règles, certaines affections des centres nerveux, des névroses, les douleurs dentaires, les mercuriaux, les iodiques, l’éther, le jaborandi. On constate aussi que lorsque la quantité de salive augmente, elle s’appauvrit en principes fixes. D’autre part, son chimisme peut s’augmenter de matériaux puisés dans la circulation : il en est ainsi de l’urée, dont la présence est insignifiante dans la salive normale, mais peut atteindre un chiffre très appréciable chez les brightiques. Chez les diabétiques on a rencontré du sucre (Lehmann, Pavy); d’autres, niant cette possibilité, ont trouvé de l’acétone (Mossler), de l'acide lactique (Lecorché). On a trouvé aussi des matières colorantes biliaires chez les malades atteints d’affections hépatiques. De même on retrouve certains médicaments après leur ingestion : le plomb (Pouchet, Binet, Hofmeister), le mercure (Bernasky, Gmelin, Gosselin), les iodures (CI Bernard, Vulpian, Binet), les bromures, le phosphore (Rabuteau), les chlorates et azotates (Kühne), antimoine, etc. Enfin Michaels a montré la corrélation qui existe entre le chimisme salivaire et les états. diathésiques qui,