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d’un grand nombre de cavités anfractueuses, communiquant avec l'extérieur et constituant les cryptes amygdaliennes. Là débouchent des glandes acineuses contenues dans la muqueuse qui s’insinue dans ces dépressions pour les tapisser. Ordinairement elles sont comblées par des bouchons caséeux et des mucosités. C'est là aussi que se rencontrent la plupart des microorganismes qui peuvent se trouver normalement dans la bouche. Elle est très voisine des amygdales pharyngées et linguale; notamment le pôle inférieur n’est séparé de la base de la langue que par un intervalle de 5 à 6 millimètres, intervalle rempli de glandes folliculeuses qui la relient manifestement aux glandes folliculeuses de la langue constituant
l’amygdale linguale.
AMYGDALE PHARYNGEE OÙ DE LUSCHKA
L'étude de cette amygdale fut surtout mise au point par Luschka en 1868, et son étude complétée principalement par M. Escat en 1894. Elle se trouve dans le pharynx nasal, sous la muqueuse recouvrant l'apophyse basilaire. Etendue des orifices postérieurs des fosses nasales au tubercule pharyngien, elle mesure de 4 à 6 millimètres d'épaisseur, 25 millimètres de longueur et 20 millimètres de largeur. Les cryptes de cette amygdale sont en forme de sillons pouvant être soit rectilignes soit convergeants en arrière. Dans la plupart des cas il y a, sur la ligne médiane, un sillon plus profond : c’est le recessus
Egs À Sur
median. I aboutit en arrière à une dépression plus marquée que le recessus : c'est la bourse pharyngienne de Luschka, que certains considèrent comme une crypte de l’amygdale pharyngienne plus grande que les autres.
AMYGDALE LINGUALE
La face pharyngienne de la langue, très inégale, est garnie de saillies plus ou moins hémisphériques de 1 à 4 millimètres de diamètre, séparées les unes des autres par des rigoles circulaires et creusées à leur sommet d’un petit orifice conduisant dans une cavité centrale. D’après la remarque de Escat, la
base ‘de la langue est pavée de ces follicules, dont la
disposition rappelle exactement par leur structure et leur signification morphologique ceux de l’amygdale
. palatine. Leur nombre est variable avec les individus :
de 30 à 100 suivant Escat, 66 en moyenne d’après
* Ostmann; maïs il dépend surtout de l’âge du sujet.
Chez l'enfant ce système lymphatique est très développé, l’amygdale occupe toute la base de la langue sur une épaisseur de 3 millimètres environ. Vers 14 ans la portion médiane s’atrophie et l’amygdale paraît alors divisée en deux moitiés symétriques, une droite et une gauche. Chez l'adulte elle n’est plus représentée que par quelques follicules formant deux groupes situés sur les bords antérieurs des fossettes glosso-épiglottiques et au voisinage de l'insertion
: SAS Li pos
inférieure du pilier antérieur du voile du palais (Æ. Escat).