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qui avait été autrefois un peu coquette, c'est-à-dire très soigneuse de sa personne, était mise comme une mendiante ; elle n’avait qu’une seule robe en assez bon état pour aller à la messe le dimanche.
Quand elle se hasardait à dire à son mari :
— Mathurin, il faudrait pourtant nous acheter ceci et cela.
Mathurin haussait les épaules et répondait :
— Nous avons le temps; on est toujours assez bien pour travailler aux champs; usOns, USONS encore.
Et la femme passait de longues heures de nuit à repriser, à raccommoder, à mettre pièce sur pièce.
Chez eux, ils buvaient de l’eau, toujours de l’eau; cela n’empéchait pas Mathurin de dire que, pour untravailleur, le vin bu chez les autres était une excellente chose.
Céline vieillissait à vue d’œil, sa fraicheur de jeune fille s’en était allée au grand hâle, des rides précoces se mon-
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