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ne te dit pas que tu es adorable, on le pense.
— Nourrice, j'ai faim, rentrons vite pour dîner, fit la jeune fille en pressant le pas.
Si elle s'était un peu attardée à l'église ou sur la place, elle aurait vu entrer chez le notaire le maire d’'Aubécourt, celui de Ligoux et le juge de paix.
Un instant après l’arrivée de ces messieurs, la porte de la maison fut ouverte et le clerc appela, les unes après les autres, toutes les personnes convoquées par le notaire. À mesure qu’elles entraient, M. Rousselet les faisait asseoir dans la salle de l’étude, disposée à cet effet.
Quand tout le monde fut entré, le clerc referma la porte.
Alors, au milieu d’un profond silence, le juge de paix se leva. Très ému, ayant des larmes dans la voix, il prononça un petit discours où tout en faisant l'éloge de M" Marthe Raclot, cette admirable jeune fille qui renonçait entièrement à
l'héritage de son père, il annonça aux assistants que les propriétés qu ils possé-
Loi Au
daient avant qu’elles fussent acquises par Mathurin Raclot, non seulement leur
étaient rendues par M'° Marthe Raclot, | mais que la noble jeune fille leur donnait à tous quittance des sommes quelconques |
empruntées à son pére.