ACTE CINQUIÈME
MIGHEL.
Pour le rigolade... Mais c'est dégoûtant!
GROGHARD.
Pourquoi ?
Et elle accepte ?
Frénétiquement.
MICHEL
Eh bien, Monsieur Ghap...
GROGHARD, le reprenant et pronançant Tchap.
Tchap...
MIGHEL.
Oui... jamais je n'aurais crû ça d'elle... Eh bien, voilà... Francine avec Ghampaubert, Béatrice en Ecosse, et mon veston... au diable!... Ah! non, non... n'en jetez plus, la cour est pleine!
GROGHARD, interrogateur.
La cour est pleine ?
MIGHEL.
Il me reste à vous demander, monsieur l'Anglais pourquoi vous venez me raconter tout ça ?
GROGHARD.
Ah!... G'est là le chose embêtante... Mameselle Béatrice est un peu... amoureuse de vous...
MICHEL
De moi 7
GROGHARD.
Les femmes sont bêtes, vous savez...
MICHEL, stupéfait.
Elle ne me l'a jamais dit.
GROGHARD.
C'était inioutile... Vous aviez déjà une petite femme pour le rigolade, vous pouviez pas en avoir deux,
MICHEL
Béatrice, amoureuse de moi!...
GROGHARD.
Alors, elle veut bien partir avec moi, mais avant, elle désire que vous autorisiez le départ... Un reste d'espoir... les femmes sont bêtes, vous savez...
MIGHEL.
"Vous m'ennuyez, vous!... elles ne sont pas si bêtes que ça, les femmes !
GROGHARD.
Enfin, j'ai fait la petite formalité. Je vais dire à Mameselle Béatrice que vous donnez l'autorisation. Nous voyageons ce soir pour l'Ecosse et je me charge qu'elle oublie très vite son petit peintre français.
Mouvement de sortie.
MIGHEL, l'arrêtant.
Un instant, monsieur... Je n'ai pas dit que j'autorisais ce départ.
GROGHARD.
Gomment ?
MIGHEL.
Puisque Béatrice me prend comme arbitre^, j'ai le droit de m'opposer à la folie qu'elle va faire.
GROGHARD.
Une folie?