SCÈNE VI SOPRANELLI, MARIETTE, PROSPER
SOPRANELLI.
Mariette, ze vais mieux. Ze vais m'occouper de mon panier.
maribttp:.
Bon. Alors, moi, de vos perruques.
SOPRANELLI.
bien. Ah! Z'attends oune accompagnatrice, celle que z'enmène à Bordeaux... Tou l'introdouiras ici, pour que ze loui donne les morceaux que ze dois çanter.
MARIETTE
Bien maître...
Elle sort.
SOPRANELLI, qui remplit le panier.
Ça, c'est mon costoume de François P'". Il ne dit rien comme ça... mais quand ze souis dedans c'est tout le dix-huitième siècle qui çante! (Chantant.) « La Donna mobile... Gomme pluma il vento... » (Mettant dans le panier deux énormes gerbes de fleurs artificielles.) Ça,
c'est les fleurs qu'on me zettera demain sur la scène à Bordeaux... voilà deux ans qu'on me les zette... (Les secouant avec force.) C'est solide... ça ne Craint pas.. . Ça, c'est ma robe dou Prophète...
Il la met dans le panier et chante.
Dieu dou ciel et des anges... Ze canterai tes louanges...