SCÈNE VIII
MICHEL, LE COMMISSIONNAIRE, puis SOPRA- NELLI.
LE COMMISSIONNAIRE
C'est idiot... Tout à l'heure, en partant, j'ai enfilé un veston qui n'est pas à moi. (Avisant le veston que Micliel a jeté sur une chaise.) Ah ! VOilà mon vieil auii... (il
fait l'échange.) Je n'ai pas de tête pour deux sous...
Il sort.
MICHEL, entrant.
J'ai réfléchi... nous tenons le veston du commissionnaire ; mais rien ne prouve qu'il ait emporté le mien. Il y a encore des costumes dans ce panier.
(il va au panier et examine le contenu.) Rien ! Rien! Rien! (Prenant le veston que vient de rapporter le commissionnaire et le jetant avec rage.) Saleté, va !
SOPRANELLI, qui rentre.
Ça va mieux. .. (Apercevant Michel.) La petite crapoule 1
MICHEL
La petite ?
SOPRANELLI.
Dis que ce n'est pas toi qui me poursouis depuis ce matin ?
MICHEL
Mais ce n'est pas vous que je poursuis M. le ténor... c'est le veston.
SOPRANELLI.
Encore ce veston ! Mais pourquoi que vous vous acharnez tous après cette loque ?
MICHEL
Il y a un million dedans.
SOPRANELLI.
Dans le veston?
MICHEL
Si ! (Se reprenant.) Oui I
SOPRANELLI.
Nous revoilà dans l'exlravagance !
Voilà quatre heures que je cours après t Je le touche chez le père la Tulipe... Je l'étreins au commissariat. Enfin, coffré, fourbu, mourant de faim, je déboule chez vous, et j'y trouve ceci.
Il lance le veston à la tête de Sopranelli. SOPRANELLI.
Eh! bien, mais... c'est le veston.
MICHEL
C'est un veston de commissionnaire, monsieur le ténor. . . Fouillez dans la poche intérieure de droite. . . et qu'est-ce que vous y trouvez ? Du vent !
SOPRANELLI, fouillant le vaston et en tirant le billet de loterie.
Non... J'y trouve oune billet de lolerie...