À. — RÉSUMÉ
A l'origine de l’Église, alors qu'elle avait besom de fidèles témoins pour l’établir, Dieu lui donna l’apostolat représenté par les douze.
C'est la première période du ministère chrétien. «Toutes les charges se trouvent concentrées dans lapostolat !. » Bientôt ‘une quantité considérable d’autres dons libres, contenus virtuellement dans lapostolat, se font jour et demandent à être employés.
C’est la deuxième période du ministère.
Peu à peu, lapostolat ne peut plus suffire, et l’on crée les anciens. C’est la troisième période du mi-
nistère.
1E, de Pressensé, Hist. des trois premiers siècles de l Église, vol. If, p. 167, 2° éd. Paris, 1888.
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nom, ni | célui. | déveque, mais qui D
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FR EURE ù Mais tout cela est faux; nous. dit le
qui à rapport au ministère. 1
Ce qui nous frappe tout d'abord, c'est | “ S. Paul lui-même, comme nous l'avons vu dans De les épitres à ‘Timothée et à Tite, travaille à ce que M. Darby considère comme une décadence. Il He ï
dit rien des dons extraordinaires; il s’applique au
contraire à exalter et à affirmer le ministère ‘épi
| scopal. Et quelqu” un de plus grand et de plus auto- È
Ver risé que l’apôtre, Jésus-Christ lui même n approuve AN
t-1l pas linstitution de ce ministère! Dans ces lettres af de l'Apocalypse, déjà citées, et que Jean écrivit sur l'ordre du Seigneur, nous ne voyons pas plus
d’allusion à la disparition des apôtres ou à la dimi-
Y nution des dons, que de critiques contre l’établisse
ment des évêques. « Pourraitl, comme le fait très
bien remarquer un auteur anonyme, les représenter
comme des anges, messagers d’en haut, comme des étoiles dans sa main droite, s’ils ne sont, -à ses yeux, que les porteurs d’une autorité usurpée, et les instruments d’une apostasie 1?» Apoc. 1, 7-20.
La diminution des dons extraordinaires est une preuve de décadence, nous dit M. Darby. Nous ne trouvons pas un seul passage, dans la Parole de
Dieu, qui appuie une pareille idée.
- D’après 1 Cor. 13, nous voyons qu’on peut par-
ler toutes les langues des hommes et des anges, avoir des révélations jusqu'à pénétrer les plus grands mystères, posséder une foi capable d'opérer des miracies et de transporter les montagnes, et cependant n'avoir pas l'amour, que l’apôtre indique comme la plus importante et la plus précieuse de
toutes les vertus chrétiennes.
Et dans le tableau que Jésus nous trace du dernier jour, Matth. 7, 22, ne nous dit-il pas qu'en cé temps-là «plusieurs lui diront: Seigneur, Seigneur, n'est-cé pas en ton nom, que nous avons prophétisé? en ton nom, que nous avons chassé les démons? en ton nom, que nous avons fait beaucoup de miracles? Et alors je leur dirai hautement : «Je ne Vous ai jamais connus !» Retirez-vous de moi,
vous qui commettez l'iniquité. »
1 Jramen des vues darbystes, page 70.
dE te | VE me Ce verset nous montre bien que saint Paul pe l'Église ut trois états © état 1
les dons or e AE « Le deuxième, l'état dadoles caese Masne ce mot de « maintenant, » est caractérisé par les r dons qui surpassent tous Le autres : foi, espéranc amour. tee 13 « Le troisième, l’état de maturité ou FL P tion, est caractérisé par le fait qu alors la foi. set changée en vue, l'espérance en possession.
«Il est donc bien évident, nous semble-t-il, qu si M.,Darby avait voulu prouver l«apostasie de Es | l'Église,» ce n’est pas sur la disparition des dons extraordinaires qu'il aurait dû s'appuyer, mais sur. celle de ces trois choses dont l’'apôtre dit: qu ‘elles demeurent 1.» |
! Examen des vues darbystes, p. 77
| Assurément, nous le reconnaissons et nous mous en humilions, les trois vertus chrétiennes ne sont plus ce qu’elles étaient aux premiers jours de l'Église; mais elles demeurent pourtant. Quoique faible, le lumignon fume encore, et Jésus-Christ a promis de ne pas l’éteindre, tant qu'il y aurait en lui le plus petit signe de vie. Qu'on ne vienne pas. nous dire que l'Eglise à apostasié, puisque, grâce à Dieu, elle n'est pas encore arrivée à cet état, : décrit par Jésus dans Matth. 24, 12, et qui doit mar- quer la chute : « Et comme l’iniquité augmentera, lamour du plus grand nombre se refroidira ; » dans Luc 18,8, «le Fils de l’homme, à son retour! trouvera-t-il la foi sur la terre?» et par saint Paul, dans 2 Tim. 3, 2: «les hommes seront égoiïstes, avares, prétentieux, arrogants, médisants, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux....» v. 5, «se donnant des airs de piété et reniant tout ce qui fait la force de la piété. »
L'Église, semblable à un enfant, avait besoin, à son origine, d’un tuteur pour la diriger et faire son éducation. Cette éducation terminée, ce tuteur labandonna à elle-même. Elle possède le bon dépôt, elle doit le faire valoir au dedans et au dehors, un nouveau ministère est créé, qui à continué à vivre à travers les persécutions et les tribulations de toutes sortes. Il vivra jusqu’à la fin de l’économie présente.
ÉHOÔTRES B. — CONCLUSION
Dans le système darbyste que nous venons d’étudier, tout est il mauvais? Non, assurément. Mais, comme nous le disions en commençant, si le principe sur lequel il repose avait été maintenu à sa place, nous croyons qu’au lieu de se perdre, ce système aurait porté d'heureux fruits pour le bien de l'Église. Malheureusement, il en a été autrement, ce qui à rendu ce principe faux dans son application et dans ses conséquences.
Nous le croyons faux, parce que, à côté des.
dons libres, il n’admet pas l'existence de dons régularisés en charges, et que, pour appuyer sa théorie, à une première erreur, M. Darby en ajoute une seconde: l’apostasie de l'Église.
Le ministère actuel, au contraire, est conforme à la Parole de Dieu, parce qu’il reconnait ce que nie le darbysme, parce qu'il place à la tête du troupeau l’ancien chargé de la diriger, et parce, qu'enfin, loin de mettre sous le boisseau les dons qui peuvent le consolider, ce ministêére cherche à les encourager et à les utiliser pour le bien de l'Église et la gloire de Dieu.
Vu, le Président de la soutenance, Ed. VAUCHER.
Vu, le Doyen, F. LICHTENBERGER.
Vu et permis d'imprimer, . Le Vice-recteur de l'Académie de Paris, GRÉARD.
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