ACTE DEUXIEME
Même décor qu'au premier acte. Cest le matin, on entend le réveil des ciseaux.
CHOEUR DE PÈLERINS, Ml lo'lll.
Fraîche comme l'églantine,
L'Aurore apparaît.
Un rayon rose illumine
La sombre forêt.
Dans l'azur les alouettes Prennent leur essor,
Et voici les violettes Et les boutons d'or.
Compère, allume ton cierge,
Allons en chantant ; Nous verrons bientôt la Vierge
Que nous aimons tant.
En avant, Rose et Rosette,
Et ne musez plus ; Vous aurez une risette
De l'enfant Jésus.
Le chant s'éloigne et s'affaiblit peu à peu.
CAGNARD
Encor des pèlerins et des pèlerinages ! Cela n'en finit plus. Ces pieux personnages, En forêt, dès les chats, commencent à brailler. La basse-cour pourtant suffit à m'éveiller. Peut-on troubler ainsi la paix du pauvre monde?
Fi, le Judas !
LA CACNARDE.
CAGNARD
Eh bien, eh bien, qu'est-ce qui gronde
A ta cuisine, femme, et tais- toi.