ACTE TROISIEME
la foule, tandis que Tirso s'éloigne.
Alors, los à Pibrac ! — Et gloire au vieux hibou ! Los au Bancal ! Veilleur de nuit! Pape des fous!
{Avec un malicieux respect, la foule entoure Pibrac. Toute la jeunesse de la ville, en groupements qui se renvoient gaiement les lazzis populaires, célèbre les mérites du Bancal, furieux, mais prisonnier des rondes joyeuses. — Débordement de gaîté railleuse autour de Pibrac).
un écolier, puis la foule.
Gloire au Bancal, qui, la nuit, veille et cloche,
— si mal ! si mal ! —
et par les toits chevauche
— si laid ! si laid ! — sur un manche à balai !
On dit qu'un soir comme lui tors ei louche,
— si noir ! si noir! — une servante en couches,
— marmot nouveau! —
a mis au monde un veau !
Guetteur couard vers qui la nuit le pousse,
— soudard pendard ! — voit muer à ses Irousses
— truand puant! —
le diable en chat-huant !
{Ronde générale autour de Pibrac qui parvient enfin à s'esquiver et disparaît derrière l'église).