LEFRANC, PIERRE
PIERRE, entrant.
Est-ce vrai, papa, ce que dit Robert? (// ua à Lcfranc et l'cnibi-asse).
LEFRANC
Que dit-il?
PIERRE
Que tu es dans tes mauvais jours.
LEFRANC
Ah 1 je te juie que pour être gai, avec lui.
PIERRE, s'asseijant à gauche.
J'ai trotlé toute la matinée. J'ai vu dix places. Malheureusement!...
LEFRANC
Rien pour toi V
PIERRE, regardant ses modestes effets.
On dit que je ne suis pas dans une tenue...
LEFRANC
Eh oui, je sais. Tu es bureaucrate et tu portes l'enveloppe de l'ouvrier.
PIERRE, secoiianl la lète.
De l'ouvrier que je ne puis pas être.
LEFRAXC
Mon fils, ne regrette pas l'instruction que tu as acquise. Les débuts sont durs, je ne l'ignore pas, mais l'horizon peut s'éclaircir d'un jour à l'autre.
PIERRE
De son côté, Robert n'a rien trouvé?
LEFRANC
Rien. Et puis, vois-tu, il me parait avoir de drôles d'idées en tète.
PIERRE
Quelles idées?
On dirait qu'il veut rengager.
PIERRE
Tu te moques ?
LEFRANC
Pas du tout. Il paraissait envier tout à l'heure.... la gamelle assurée.
PIERRE
En paroles?
LEFRANC
Heu! (x's paroles peuvent devenir des actes.
PIERRE
A propos de soldais, est- ce que Jean n'est pas libérable à présent?
LEKRANC
Ce mois ci.
l'IEKKE
Nous allons donc le revoir, après quatre ans passés au Tonkin?
LEFRANC
Tu veux dire loin de Paris?
PIERRE
Oui, enfin... aux colonies, quoi.
Il est bien revenu en convalescence à Hyères... mais il faut de l'argent pour les permissions {avec un soupir) Et... hélas!
PIERRE
Depuis que tu as eu ton accident... l'argent ne nous gène guère, hein?
LEFRANC
Il faut bien l'avouer.
PIERRE
Peut-être Jean pourra-l-il nous donner un petit coup de main?
LEFRANC
Souhaitons-le. Quoique... tu sais... en revenant du service on a généralement plus besoin d'être aidé.
PIKRRE
C'est juste, (on frappe à la porte.)
LEFKANG
On a frappé, il me semble, {on frappe de nouveau.)
PIERRE, .se levant Oui.