‹ Le Mirliton (volume 2)Chapitre 12 sur 69 · ATELIEMS AU PH KM I EM · texte numérisé non relu

ATELIEMS AU PH KM I EM

CHKMINS DE FER DU NOKD

Services directs entre Parisetia Hollande l'yiiji't cil II) /i. l J.

Di'parls (lp Paris .'i S h. 20 du malin, iiiiili tOrI H h. (In soir.

Itopurls il .Viii>t(>r(i:iin. .'■ 7 li. -JO ilii malin, midi .'Ml ol n II. ;{:; iln soir.

l)«^p;trls ill'lrfrlil ii 7 li. ."S du malin, 1 h. li <-l II h. Il du soir.

CIII'MIN Dl. I I.K I)'()K1,KANS

VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES

la (^(iinpuKiKc JOilcuiis dclivrc louie l'année do Killcit d'c\cui*ion cdiiiprcnant les iroisi iiiirrairc» (.i-aprc^, pcrnictlnnl de viaHer le ("enlrc de U i'°rancc cl le* St.niinn^ ilu-rmale* cl hivernale* d«k Tyrinccs cl du (lollc de Ga»cng'<c

1*' itinéraire

l'aria. Dordeaux. Arcaclion. Monl-de-MatMn. Tarbc*. bapncre»''-- ''■"•■" '• \|..nir.- , ,ii Ri.

2' itinéraire

3' itinéraire

Paris, ISwrdca.x.

l'au, Picrrcti- t • Ne Bagncres-^u

Prix des bîllei» : i" il.isse. 163 :: 50 .1' casse. 122 tr. 50.

La durée de cet diffcrcni» billet, peut être prolongée d'une, deux ou tf' rirovennani paicircni. rsupplémeni de i<> o o du » v ,iu . ...

de toute nare de» (Compagnies \i,,f; .(,•. k,ii,.-v \ ... et Retour aller re- ,»c de toui l'Oint de ce> iiincraircs pnur s en écarter.

Avis — Ces billcii doivent être demandes au inoina ? jours à l'avance.

CIIK.MINS DE KKR DK P.\RIS A LYON Kl A {..\ MKDITERR.ANKE

Il est délivre d Orl'Jans ci .i< de i" et 2' lomdre les i:

]'■'} a^'f^ a itincraircs f[icitlt.iti/\ de FRANCE en ALGERIE et en TUNISIE

ou vice verid .

La Compagnie délivre, pendant toute l'aoncc, de* billets de toutes classes à prix rcd lits, pour etTcMiicr des vovagcs pouvant comporter des parcours sur les li~ -cpt f;rands re>caux iVanyiis. sur i algériennes et tunisiennes, et ^ maritimes desservies par la {>i iKialc rransatlaniiguc. Les itincriiires ûe ces \'>v,i,nes sont établis nu jirc des voy.ngeurs. ils doivent comporter, en même temps qui des parcours français, soit dos parcours ma ritimes, soit des parcours maritimes ec .ili;liens ou tunisiens; les parcours sur les r^ >caux Irançius doivent être de 3ikj kilomitn.- <iu moins ou être compte" • ■• -^ "»■'■■ V mètres.

Les voyages doivent ramener les \L«)aj;curs à leur point de départ.

Validité : <i'> jours a\ g.ilion. — Arrêts t. iculi.i du parcours.

Exemple d'un >ii, n.^ »■•> i v.e

Paris : Paris. Diion, Lvon, "^ .uis,

Duvivier. Kroi;' ■■ - ■ Constantine. .\ CIcrmont-Fcrrunù. .Ncveri, l'arij.

Durée du voyage : <>o jours. — i" cltue, 4iq fr. 6.S; 2' cfassc, 3ii fr. 35; 3* classe, -lôfr. '*>.

rnra MARIANI ";

HocojiBtitup Ic^ F.iri-r»

B H:iu'»pm.Tnn 41

LeGcrjftt : A.-l I (3RTIN.

<»ia. — «iPaixBaia ca*Ku;a aioT. air Bun-it.

lette , ils battirent l'air de leurs bras et tombèrent inertes, ensevelis sous ce tapis de roses, maudissant le printemps qui avait tissé leur linceul !...

Revenu de sa feinte ivresse, le féroce et débonnaire Sublicius fit aux deux amants de splendides funérailles, et, sur la tombe de VertuUia, on dit — mais je ne garantis rien — qu'il lit graverceite inscription, pour l'cditication des épouses lutures :

• Elle aimait trop les Jleurs, c'est ce qui l'a tuée! »

Voilà donc — moins le dénouement — ce qu'étaient les soupers d'autrefois. Et voilà ce que les poètes célébraient en leur- chansons. Je n étonnerai personne en affirmant que l'orgie parisienne de cette fin de siècle n'a aucun lien de parente avec ces antiques saturnales. Où sont-ils, les doux propos et les beaux vers, les seins roses, les yeux fauves et les flancs polis? On ne parle plus en vers. On n'envoie plus de madrigaux à ses maitresses. La courtisane ne tient plus salon d'élégance ou d'esprit; Lydie n'est plus même la courtisane : vous verrez tout a l'heure comment on l'appelle, lit ouand une chanson monte dans les entresols bas de nos restaurants de nuit, ce n'est pas la chanson d Horace ou d'Ovide, ce n'est pas le refrain de N'illon ou la romance de Ronsard : c'est toute la série des Gigolettes ordurieres et des Tararaboums imbéciles.

dont on ne sait au juste s'il faut s'indigner ou les mépriser. C'est toujours les mêmes stupidités débitées par les mêmes bouches: nos viveurs!... parfaits notaires en goguette, vide-bouteilles intrépides, que la Vue d'une coupe de Champagne fait tomber en syncope, marchandant l'addition, au dessert, Trimalcions économes, espérant s'offrir une fête au rabais. Et si nous ajoutons aux dix- huit fameuses années de corruption les vingt-trois printemps de la République, nous sommes bien obligé de constater que, depuis plus de quarante ans, les mêmes vétérans composent cette vieille garde du plaisir, dont on a dit piaisammeni qu'elle se rend toujours et qu'elle ne meurt jamais. . . Trouvez-vous que cette chanson-là vaille celle d'Ovide ?

Nos an. êtres directs, à nous, mettaient plus de poésie et de franchise dans leurs plaisirs. Sans vouloir parler des soupers de la Régence, dont la légende a beaucoup exagéré la licence, il nous suffit de jeter en passant un coup d'œil sur les libres mœurs du moyen âge, pour découvrir, sous l'indulgence de Brantôme, dans les vers de Villon, de Marot et même de Ronsard, dans les Essais de Montaigne, la satire la plus violente et la plus honnête des vices et des hontes de leur temps.

{.4 suivre.)

Maurice LEFEVRE.

Dans la Rue

DEUXIÈME

VOLUME

Page 1