‹ Le Mirliton (volume 2)Chapitre 47 sur 69 · STEINLEN ET SON OEUVRE · texte numérisé non relu

STEINLEN ET SON OEUVRE

[Suite)

Chacun de ses dessins renferme une originalité si frappante même, qu'il serait parlois dillicile d'en reconnaître l'auteur si Ion ne lisait sa signature.

Je n'en veu.v prendri' pour exemples que ses dernières compositions historiques, les scènes locales ou lointaines qu il a reproduites suivant les mcrurs. les types. les costumes li ' ' -^ époques :

Le joveux > \". si trou-

froutânt d'ailes liattantes; sous un l.uine de Trianon. la mi."' ' '■ marquise Louis X\' qui sourit aux - ;ons du t.ilon-rouge

.igcnouille. d.ins lis A' ,V///o«.'les

f.irouches Hindous d ril. et les

b.ivadères du Tir-ior tirs /^ii/ti/'s. I< lilfes .lUX veux d .imandes, toutes c;. .. ..

d'ornements d'or, tniites vnporeusrs dans le rosi

les pin. ^ -

près d'une église, la ronde bretonne de /j

tenu.iut le reluur ^ur l.i coii nv

tournées vers le grand ciel et K

océan qui se fondent tout là-bas: dans y4u bord Je l'tJU. le mercenaire de !>• • - • essayant d'entraîner s;i maîtresse à 1.

Million, la châtelaine qui rèvi- et plcuu -, cœur, dérobe par un cav.iiier qui s't i ■ • sur la neige de la s;ipinière: les y hintes de Scèiit'i et CreNiSiitlrs qui gnent toute une bande clairr d HsmeraLi e voy

vantu; ,

sous les h;iutes murailles du manoir; la pâleur et la légèreté de ses lignes ■■"•'-■ inspirées d'impressionnisme et de V m pour le Sixii'tiir '

,/, ; le chev.ilier de la

arme de son epee de guerre au large et robuste fourre.iu enrubanne de cab"'i'"i-

M;iis parmi ces évocations du p résurrections de la vii me. 11 (.r. ^ >i

une que je tiens plus , :nent a nn n-

tionner: c'est une page de miniature qu i>n croirait échappée d'un beau livre d'heui.s du xiir siècle, /<• Minuit' lifs Cfh^i Les costumes appartiennent au xi*; vinliment enlumines, ils ont pour encadrement l'impecc;ible trace du dessin qui modernise tout lensemble.

On peut même la considérer comme une de ses aquarelles les meilleures, et l.i ;M ; Cer de pair à cote de son et ranime et mai .\/ qu nation.

It \

écrivit André Gill. Et ce sont bien, en effet, ces quatre vers du poète qu'il a développes d'une façon très s;iisissante : I..1 lune s'arcboute. bicme. à la plate-forme du Moulin vacill.int et p. ' ' 1sionde nuit, i i' aussi a quelque énorme et my>Uiieuse ch.tudière du W'.ilpurgis : tindis que les couples d'h;il^itues dansent, glissent enlaces. I.i ■ . 1: •■ - :-ir

une il. .. I

bien celle du veiU Unal.im deN < t

ils tournent ■' l'iiiibiHonnent. s (

et montent. > ent dans le Moulin,

puis en .'lettcs, toujours

etreints. l.

retrouve assez fréquemmentchez Steinlen : la suppression des lignes sccondnires et la Seule conservutitin des traits essentiels. Les sujets symboliques de ce genre nous permettent dé le juger sur un nouveau terrain. Là. en etiet. le modèle ne joue plus qu'un rôle assez efface ; le dessinateur doit taire œuvre d'inventeur et de poète.

(/1 suivre.)

Mairice Lenoir.

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