A TKM EUS AU PREMIER
CHKMLNS 1)K FER I>U .NORD
Servicesdirectsentre Parisetla Hollande
Tr.yl vu 10 h. 1/i.
Dôparis <K' Paris à 8 h. 20 tlii malin, midi iOct 1 1 h. (lu soir.
Départs ti Amsterdam, à 7 h. tQ du malin, midi :M) cl .') 11. .T) du soir.
l)<^parts d Utrcrlil îi 7 \\. .*>H du matin, 1 II. Il ot ('> II. Il du soir.
CM! MIN m VVH rVoKlh'ANS
VOYAGES DANS LES PYRÉNÉES
l.a ( c d'OrIcnns dciivrc loule l'année
des Kl tiursion cnniprcnant les imis jii-
ncraires >.i-.i)>i<:>, permettant de visiter le (Centre de la France et les St.iiion» thermales et hivernales des Pyrcnccs ci du ("lollc de Gascogne.
l" itinéraire.
Paris, Borilcaux. .\rc«chon. Mont-de-Mar»an. Turbo». R»pncres-de-Rigorre. Montre.'eau. fla-
fncrcs-dc-!.ui.'h<)n. Picrretiitc-Nettalat, Pau. ijvonnc. Hordcaiii, Pari».
2* itinéraire.
Pan». hordc,iu\. .\rcachon. Mont-dc-Marsan.
Tarbcs. Pierretitte-Nestala?. Bagnères-Je-Bigorre. Bagncres-de-Luchon. Toulouse. Paris.
3* itinéraire.
Paris. Bordeaux. Arcavlion. Dax. Bavonoe, Pau. PierreAtte-Nesialas. Bagncres-de-Blgorre. Bagncres-de-Luchon, Toulouse, Paris.
DlRés DE VALIDITÉ : 90 JOIRS
Prix des billets : i" classe. 163 tr. 50 2- classe. 122 (r. 50.
La durée de ces différents billets peut être prolongée d'une, deux ou trois périodes de lo jours, iroyennant paiement, pour chaque période, d'un supplément de lo o/o du prix du billet.
Il est délivre, de toute gare des Compagnies d'Orléans et du Midi, des Billets Aller et Retour de 1** et 2* classe à prix réduits, pour aller rejoindre les itinéraires ci-dessus, ainsi que de tout point de ces itinéraires pour s'en écarter.
.-li'ij. — Ces billets doivent être demandé* an moins 3 jours k l'avance.
MEDITEKR.ANFK-EXPRKSS
L'approche de la s.iison U'hixer sur les bords de Ki Mcditcrrancc, qui s'annonce comme devant ctrc exceptionnellement brillante, appelait la reprise des services de luxe combines entre les Compagnies du P.-L.-M. et du Nord, et la Compagnie des Wagons- Lits.
Nous apprenons cjue depuis le 6 novembre, tous les m.irJis et samedis, a lieu le Méditerranée-Express, train de luxe cxclusi\ cmeiu compose Je voiturcs-lits et restaurant.
Départ de Paris-Nord à t< h. 23 du soir, et de Paris (gare de LvonI à 7 h. 2 5 du soir.
Arrivée à Marseille le lendemain, à 8 h. 46 du matin, à Cannes a midi ?<>, ii Nice à 1 h. jo, h Menton à a h. 2?, et à Vintimille .i î h 4<<.
Le retour du Méditerranée-Express a lieu les jeudis et lundis, k <> h. o5 du soir de Vintimille et à 7 h. 2.' de Nice. Arrivée à Paris, gare de Lyon, le lendemain à 2 heures de relevée.
Indépendamment du train de !u\e, de grands Slceping-Cars à bogies circulent tous les jours, depuis le 3 novembre, entre Paris- Nord idepart à 7 h. 44 soir ou Paris-P.-L.-M. (départ il S h. 45 soirl et Vintimille.
lîn wagon-restnurant, attache au même train rapide entre Paris-Nord et Paris-I vos, permet aux vovageurs arrivant d*A:.gleterrc, de Belgique, etc., de diner en cour» de route.
Ce train rapide quotidien arrive A Nice à 3 h. 34 après midi ei en repart chaoue jour à 2 h. o.^ pour rentrer à Paris-P.-L.-M. le lendemain a •) h. 1 5 du matin et à Paris-Nord a 10 h. 1 5.
Le rapide quittant ch 1 de
Lyon à .S h. :' .•.'r;ip''end md
Slceping-C.i -, pendiuu toute 1 nnnée,
dans sa com,
Disons cntin a nos lecteurs qi: lUC
l'afflucncc des touristes le de , le
train de luxe Méditerranée Express deviendra tri-hebdomadaire, p-i quotidien.
avec son double départ des gares du Nord e« de Lyon.
LeGfrant: A.-l FORTIN.
9i-!>0l. *AKia. — riiraiHiiaii: cntujrs (Lot. at-a BLcr*.
LE MIRLITUN
rougiriez, mesdames, dêire obligées de vivrecomme ces dames illustresdonilesrobes étaient si belles et les mouches si joliment piquées. N'essayons pas de regarder sous la soie des robes. La science des dessous est d'invention récente, et l'hjdrothérapie domestique, avec ses rathnements capiteux, a mis deux mille ans à nous venir de Rome.
Voilà les mœurs pures. Examinons maintenant les autres.
Si, quittantles honnêtes demeures, nous soulevons comme .Asmodée, le toit des mauvais lieux, la différence entre aujourd'hui et autrefois est encore plus sensible. Le vice grec et latin avait une haute allure, et témoignait d'une recherche d'art délicieuse. Quelle est la caractéristique de l'orgie moderne? C'est une incroyable platitude,un insondable fond de bêtise, une absence complète de souci artistique.
Les courtisanes antiques s'appelaient Phr}né, Lais. Aspasie, ou bien cette Salabacca aux prunelles fauves que le spirituel poète Maurice Donnay a si heureusement fait revivre dansson adaptation de la Lj'sistrata d'Aristophane.
Voulez-vous savoir ce qui se passait « aux cinq heures » des belles tilles de Rome ou d'Athènes?
Etendus en de molles poses à leurs pieds nus, aux doigts surchargés de bagues, les philosophes et les poètes, drapés de robes flottantes en pourpre tyrienne. égrenaient les beaux vers, et, pressant sur leurs lèvres les coupes en airain de Corinthe où fumait l'opimien falerne, chantaient l'impeccable contour des seins de neige rose et la gloire des flancs immaculés, dignes de tenter le ciseau de Phidias.
Ah! oui, ce fut alors le beau temps des poètes et des chansons! Ovide aux genoux de Lydie, Catulle amoureux tour à tour de Lesbie, d'Ipsithilla ou de Quintia, Tibulle semant les mètres d'or dans les boudoirs de Délie ou de Sulpicia, de Nééra ou de Némésis. Properce dévotement fidèle à sa chère Cynthia... Certes non. l'amour ne chôma point, et les immortels poèmes de ceux ^ue je viens de citer ne sont que l'hymne éternel de notre dévotion devant votre grâce. C'est en vers qu'ils écrivent à leurs maîtresses; un billet de rendezvous est un madrigal; les lendemains des nuits de plaisir où, selon Tibulle, « des seins nus ont caressé des poitrines nues », revivent en des envois, en des élégies où tressaillent toutes les joies passées.
Ce madrigal de la veille, cet hymne du lendemain, c'est la Chanson brutale.
Que l'on ne me fasse pas dire ce que je
ne pense pas : Rome ou Bvzanceou .Athènes ne revivent point en aujourd'hui:
Bruant n'est pas dans Properce, et le père Lathuile a déserté Suburre. Les mœurs, alors, sont peut-être « brutales », mais les hommes qui les pratiquent ont 'a pudeur de la brutalité. Ovide aime brutalement autant qu'homme au monde; mais il est poète et il vit à Rome. Lydie est une courtisane; rrvais elle tient salon; mais elle fait aussi métier de belles-leiires; mais le consul Flavius ne dédaigne point de la visiter ; mais si elle sait toutes les subtilités de l'amour, elle connaît «ussi toutes les subtilités du langage. Elle se vend, mais elle est de bonne compagnie. Ses amants ont des mœurs impures, mai^ infiniment policées, et si Catulle avoue se plaire en la société de Licinius, avec quelle grâce de style, quelle joliesse de forme, quelle convenance d'expressions ne le confesse-i-il point '
Le mot exact n'y est jamais; mais la périphrase qui l'évoque est la. — et combien plus raffinée!
Ce raffinement, nous le constatons non seulement dans les poèmes, mais aussi dans les micurs. Les drames de l'adultère qui, chez nous, se dénouent brutalement en cour d'assises, les vengeances conjugales, qui presque toujours gagnent nos sympathies à l'amant et ne laissent que nos quolibets au mari, ont là-bas je ne sais quelle saveur spéciale qui remet toute chose en place.
Tenez, puisque nous sommes de loisir, laissez-moi vous dire de quelle manière originale s'y prit le bourgeois Sublicius pour se venger de sa femme VertuUia et de son ami le poète Thraséas. Le mode de vengeance qu'il employa n'est peut-être pas a la portée de toutes les fortunes, m lis il vaut bien, ce me semble, la chanson brutale du revolver.
... En l'an . je ne >ais plus combien, vivait à Rome, au faubourg de Sérapis, un paisible ménage : le mari Sublicius et sa femme Vertullia. Le mari, débonnaire et confiant, accueillait chaque jour avec un bon sourire son ami Thraséas, poète et parasite, et ce fils d'.ApoUon. soucieux de ses devoirs d'ami, initiait entre temps la belle Vertullia aux mystères de Vénus. Il va sans dire que, suivant un usage immémorial à Rome, Sublicius était le seul à ignorer l'étendue de son infortune. Il s était bien parfois étonné de la passion subite dont Vertullia setait éprise pour les fleurs; mais notre mari n'avait pas l'indiscrétion de dénicher les galantes tablettes dissimulées sous les bouquets de roses.
{A suivre.) Maurice LEFEVRE.
Grande Fabrique de Vélocipèdes V. FAGKOT Aine
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