‹ Le Mirliton (volume 2)Chapitre 60 sur 69 · AU LUTRIN · texte numérisé non relu

AU LUTRIN

L'autre matin dans 1' " F"igaro " Et dans toute la presse, L'oji entendait crier : Haro !

Bruant chante à la messe "...

C'est épatant !

Madam' Durand :

Parait qu' des touristes,

.\utomobilistes.

Etaient entrés chez 1' bon Dieu, Pour se divertir un peu.

Quand, à la maîtrise De la p'tite église.

Ils reconnurent la voix Du chansonnier montmartrois...

C'était pas vrai !...

Monsieur 1' curé N'a jamais entendu Bruant

Tonitruant

L' Miserere.

Car au lutrin.

Comme refrain, Au lieu du Miserere.

Bruant chant'raii au curé :

Oh! là! là!

C'tiegueur! c'tte binette! Oh' là ' là ' Cite gueul' qu'il a !

Lui qu'a chanté Ménilmontant, Bell'ville et la Villettc, Bibi-Chopin, son culbutant.

Et sa p'tit' gigolette...

C'est épatant !

Madam' Bertrand :

Parait qu' ces touristes.

Automobilistes, Piqués d' curiosité.

Avec un air épaté, Fur'nt à la sortie De la sacristie Et reconnur'ni, de nouveau, Aristide et son chapeau !

C'était pas vrai "... etc.

Et c'est ainsi, général'mcnt.

Qu'on renseigne la presse :

Chacun y va d' son boniment Plus ou moins à la graisse...

C'est épatant '

Madam' Legrand :

Parait qu' ces touristes.

Automobilistes, Avaient plaqué leur auto Pour nous monter un bateau, Et pour mieux fair* croire Leur petite histoire.

Ils trouvérnt original De l'envoyer au )ournal.

C'était pas vrai I... etc.

Aristide Bruaiti.

O^^T^^LOOXJE

Page 1