POCHARD. — Tu veux que j 'siffle
i" Pochard. — Oui, m'sieu.
Le deuxième pochard introduit, à son tour,
deux de ses doigts dans sa bouche et se met .'< siffler comme un merle.
("n liruii de vitres, une fenêtre qui s'ouvre, une femme qui crie :
— Ah ! c'est toi, ivrogne, t'as encore bu ta paye, t'es saoul, tu peux pas r'monter; attends, attends, j'vas t'ehercher. Feignant, salaud,
\" Pochard. - Merci, m'sieu, j'suis r'connu.
Chaque lecteur du Mirliton est prié de noua envoyer une vieille bonne blague, ou une bonne vieille chanson par quinzaine.
Toutes ces blagues et toutes ces chansons seront étiquetées et numérotées.
Mous publier ins lés meilleures, et ceux qui nous les auront <-n vêi s seront inser
Tabikai d'Honneur dû -Miri.i"
MENADE
M'a belle amour, si bon te semble; Un de ces jours, sans parti— pris,
Nous irons promener ensemble
Dans Paris.
Nous nous en irons par les rues Au hasard, sau.s but. sans tourment \ travers les foules bourrues Tendrement.
Nous ferons se frôler nos tètes Où rêve un désir de baiser; Et nous dirons 'les choses bi Pour ça; -
Bien des beautés tie~ authentiques En passant, te jalouseront Et les lycéens erotiques M'envieront.
Les bourgeois avec leurs bourgeoises Nous toiseront avec mépris :
Tu mont feras tes dents narquoises De souris.
Et les sergents de ville doubles Se retourneront, nous suivant Du soupçon de leurs regards troubles Eu rêvant
Que pour que toi, tu sois si rose, Et moi, je sois si triomphât) Il doit se passer quelque chose De irès mal !
Louis Mausolleau