‹ Le Mirliton (volume 3)Chapitre 145 sur 243 · L'ETOILE · texte numérisé non relu

L'ETOILE

C était un soir pareil à celui de ce soir; Jeté lisais des vers éclos pour toi, Maîtresse! |e regardais la vie à travers ma dèlresse, Car j'avais lui le vin grisant du désespoir.

,ITON

L'horizon vaguement s'estompait de

brouillard ;

Comme une plaie ouverte au flanc du

grand mystère.

Une étoile saignai! dans l'immense parterre

Troué comme u ne chair par un coup de

poignard 1

Hélas! j'attendis I ien Ion; temps silencieux

En toi n'ayant qu'ému ta fibre maternelle.

Une larme éclaira la nuit de ta prunelle

Comme l'astre naissant qui tremblotait aux

cicux.

Tu railla- cependant et ton rire léger

Impitoyablement tua ma peine amère !

L'étoile qui brillait d'un éclat éphémère Ce soir là ne fut pas l'Étoile du Berger. Gabriel RANDON.

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