L'ETOILE
C était un soir pareil à celui de ce soir; Jeté lisais des vers éclos pour toi, Maîtresse! |e regardais la vie à travers ma dèlresse, Car j'avais lui le vin grisant du désespoir.
,ITON
L'horizon vaguement s'estompait de
brouillard ;
Comme une plaie ouverte au flanc du
grand mystère.
Une étoile saignai! dans l'immense parterre
Troué comme u ne chair par un coup de
poignard 1
Hélas! j'attendis I ien Ion; temps silencieux
En toi n'ayant qu'ému ta fibre maternelle.
Une larme éclaira la nuit de ta prunelle
Comme l'astre naissant qui tremblotait aux
cicux.
Tu railla- cependant et ton rire léger
Impitoyablement tua ma peine amère !
L'étoile qui brillait d'un éclat éphémère Ce soir là ne fut pas l'Étoile du Berger. Gabriel RANDON.