‹ Le Mirliton (volume 3)Chapitre 207 sur 243 · L'AVARICE · texte numérisé non relu

L'AVARICE

Comme premier primo, l'troupier a raison de n'pas f... son argent par la f'nêtre : commeil n'en a pas, c't'une escuse, et ensuite comme c'est le seul moyen de le garder, il aurait tort de n'pas en profiter.

Second primo, l'militaire qui s'respecte doit toujours avoir sa masse complète, et c'n'est pas en f... d'I'argent à des princesses que ça lui facilit'ra la... la chose, comprenez.

Quand il passe sous-'ficier, c't'habitude d'économiser lui r'tire l'idée d'manger la grenouille, et ça lui évite biribi, c'qui n'est f... pas à fréquenter d'exception, comme vous pouvez vous l'colloquer dans Ptrognon.

Nous touchons maint'nant à un n... de D... d'péché, qui d'irunde à être traité avec toute la délicatesse dont j'suis susceptible, c'est:

(A Suivre.)

Vieux Ménage

Ils ronflent tous les deux sous les rideaux jaunis, Accompagnant le tic de la pendule eu cuivre; Ils savent-sans rancœur -qu'ils ont fini de vivre, Et que le vieil amour s'envole des vieux nids.

Il a le front très chauve et les traits raccornis ; Sa barbe a la pâleur hivernale du givre. Elle, tournant le dus, à la torpeur se livre, Sachant que les désirs pour elle sont finis.

Ils dorment, l'horizon voit monter le jour pâle, Et bientôt un rayon éclaire le vieux mâle <Jui reste anéanti sous ce frisson vermeil.

Et l'Aurore sourit, se rappelant sans doute Que jadis, dans ce Ht, on aimait la nuit toute, Et que le rayon d'or les trouvait sans sommeil.

Raphaël Chaigneai'.

POUR PORTER UNE COURONNE

A LA TOMBE

d'ANDRÉ GILL

Le 2 Novembre 1889

Reste de la souscription de l'année

dernière 4 50

Aristide Bruant 5 »

EN VENTE AUX BUREAUX DU JOURNAL

Les 50 premiers numéros dn " MIRLITON "

1 volume broché 10 50

d relié 12 50

Envoi franco, contre mandai />< air, à l'adresse

de M. ARISTIDE BRUANT, vi, Boulevard. Rochechouart, fans.

VIEILLES CHANSONS

Ronde de Caux

— Ces beaux souliers que vous avez, Ah ! dites-:noi, qui vous l'a donné ?

— Monsieur, c'est mon amant ; Quand je le vois, j'ai le cœur bien aise ;

Monsieur, c'est mon amant ; Quand je le vois, j'ai le cœur content,

J'ai un pied qui r'mue Et l'autre qui ne va guère,

J'ai un pied qui r'mue Et l'autre qui ne va plus.

— Ces belles fleurs que vous avez.' Ah! dites-moi, qui vous l'a donné?

— Monsieur, c'est mon amant; Quand je le vois, j'ai le cœur bien aise;

Monsieur, c'est mon amant; Quand je le vois, j'ai le cœur content.

J'ai un pied qui r'mue Et l'autre qui ne va guère,

J'ai un pied qui r'mue Et l'autre qui ne va plus.

— Cette croix d'or que vous avez, Ah ! dites-moi, qui vous l'a donné?

— Monsieur, c'est mon anant; Quand je le vois, j'ai le cœur bien aise ;

Monsieur, c'est mon anunt ; Quand je le vois, j'ai le cœur content.

J'ai un pied qui r'mue Et l'autre qui ne va guère,

J'ai un pied qui r'mue Et l'autre qui ne va plus.

Circulaires

/"catalogues factures Brochures

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