L'HIPPODROME RUSSE
50, I Sort-r par la porte Deealx
Echos de Bal
Êvocateur, h piano seul résonne
Dans le silence vespéral
Répétant les échos du Bal Bien au loin; et selon que' le vent donne
Ou la brise douce, il Répand
Capricieux, triste ou pimpant...
l-]i ont ir n r, le piano seul résonne.
Il vibre pur les bois et les bruyères Comme un appel désespéré...
Soudain il devient égaré,
Plaintif ainsi qu'un chant de lavandières. Battant en rythmes cadencés Les suaires des trépassés...
Il vibre par les bois et les bruyères.
Les mazurkas s'égrènent cristallines Murmurant comme de* cols
De mésanges, de rossignols
— Mélodie aux douceurs de mandolines Jointes dans la ramure au cent Qui susurre et fait eu rêvant,
Les mazurkas s'égrènent cristallines.
Tu passes moriu\ 6 spectre des Aimées
Dans le galop militant d'or!
Aux Inas mâles prenant l'essor, Les femmes, sous les lustres et pâmées
S'envolent, belles de langueur...
J'écoute pensif et songeur.
Tu passes morne. 0 spectre des Aimées!
Le cœur s'emplit des étranges tristesses. Faites des lointains souvenirs Qui remémorent les soupirs
Des courtes nuits et des lui, gués caresses.. Extases, voluptés, espoirs Tout a fui dans l'ombre des soirs...
Le cœur s'emplit des étranges tristesses.
Êvocateur, le piano seul résonne
Dans le silence vespéral
Répétant les échos du Bal Bien au loin; et selon que le crut donne
Ou la brise douce, il s'épand
Capricieux, triste ou pimpant...
Evocateur, le piano seul résonne.
A. DE MëGHKNA' .
EN VENTE
AUX BUREAUX DU JOUR X AL
Les 50 premiers numéros du " MIRLITON "
1 volume broché.
» relié. .
Envoi franco, contremandatposte, à C adresse de M. ARISTIDE BRUANT, si, Boulevard Rochechoitart, Paris.
VIEILLES CHANSONS
Petit soldat de guerre, A la guerr' tu t'en vas,
Et Ion Ion la, A la guerr' tu t'en vas.
Je m'en vais à la guerre, Au service du roi,
Et Ion Ion la, Au service du roi.
Le Petit Soldat
Comment la saluerai-je, Si je n' la connais pas?
Et Ion Ion la, Si je n' la connais pas?
Est facile à connaître; Sa pareille y a pas.
Et Ion Ion la.
Sa pareille y a pas.
Si tu vois ma maîtresse, je t'en pri", salu'-ia,
Et Ion Ion la, Je t'en pri', salu'-la.
POUR PORTER UNE COURONNE
A LA TOMBE
d'ANDRÉ GILL
Le 2 Novembre 1889
Reste de la souscripHon de l'année
dernière
Aristide Bruant
Charles Jouy
Edmond Lepelletii'r
Anatole • •
Prosper Marins
Gaston Scliaedler (Taharini. . .
Alei. Herbet
EU' porte la croix d'or, La fleur de lis au bas,
Et Ion Ion la, La fleur de lis au bas.
Adrieu B
E. Raimbault
Juliette
Un client de l'atelier. . . .
Ernest Thomas
Madame Jeanne Félix, . . .
Descourt
Gustave Fouju
Dans ia R
ue
CHANSONS
ET
MONOLOGUES
PAR
ARISTIDE BRUANT
DESSINS de
STEINLEN
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Cinquième année N° 58 Prix : 10 centimes
Juin 1889
PARAISSANT TRÈS IRRÉGULIÈREMENT UNE DOUZAINE DE FOIS PAR AN Paris IN AN : 3 fr. Bureaux : Boulevard Rochechouart, 84, au Cabaret du Mirliton. Départ. UN AN : 5 fr.
Directeur : Aristide BRUANT