‹ Le Mirliton (volume 3)Chapitre 238 sur 243 · ABONNEMENTS · texte numérisé non relu

ABONNEMENTS

l'aria, un an : 3 fr. 1 ni-partomenls, un an : 5 l'r.

8i, HoulevarJ Ilualiechouart, a Paris. — Directeur : Aristide Bruant

Le Gérant, Aiustide BRUANT. Iim,. PAlRAULT et C", 3, passage Nolle*. Paris

Dans la Rue

(Chansons et Monologues)

Aristide' BRUANT

Dessin de Steinlen

1 vol. in- 1 -J de 210 pages in- :s iràus, eouvertan

en couleur. 3 fr. 50

(Envoi franco contre mandat poste à l'adressa d> M.

Aristide BRUANT, 84, boulevard Rochechonart, Paris)

ans, est en claque depuis six marqués.

Vendredi, c'était sa sortie; comme elle était au pognon et qu'a m'a toujours eu à la bonne, v'ià t'y pas qu'a s'met à me chercher dans le Latin, où qu'a sait que ie suis maintenant. Juste, aile s'adresse sur le tas d'Honense à Lisa, une copine à ma femme, au lieu de venir me chercher, ma Lisa a été prévenir l'autre. Hortense, qu'est teigne comme y en a pas, rapplique, cavale sur ma Maria, l'agrafe aux tifcs et lui refile une purge... Tu comprends le potin ! Les v'ià à se crocheter... les fiiques s'amènent .. Pas moy> n de les faire lâcher, et je te cogne, cogneras-tu !... Obligés de les ceinturer toutes deux. Le lendemain, le quart les envoie à la Tour. Pan, quinze jours !... Je sais tout ça par la Lisa, qui m'a dévidé l'affaire, le'soir de l'emballage.

— Mon Dieu ! que c'est dégoûtant, les pétardières !

— C'est pas fini... tu vas voir. Le lendemain, j'ai t'y pas eu la bêtise de raconter cela au probloque! Q'est-ce qui fait? Il me chipe ma clef et il me dit : — ■ Puisque votie dame est secouée, c'est pas vous qui pourrez payer, est-ce pas? Vous me devez déjà huit jours. Quand vous aurez de la braise, vous aurez votre clef. — Laissez-moi prendre une liquette. — Rien du tout. A bien fallu se faire la paire. Depuis ce temps-là, je file la comète et une comète d'une queue !... Encore heureux qu'Hortense avait du linge chez la blanchisseuse... On m'a tout de même fait crédit... Alors j'y porte ses limaces... mais, crois-tu, troi~ francs deux sous pour quinze jours! En v'ià une déveine!

Mimile avait écouté attentivement le récit de son copain.

— Ecoute, mon vieux, dit-il, tu as toujours été pour moi un amin he, un vrai poteau, un social! Même que dans le temps, tu m'as assisté quand j'étais dans le ballon. Eh bien ! viens à la carée, quand il y en a pour deux, il y en a pour trois. Entre collègues, faut bien s'aider.

— Et ta femme, la Moucheron, quoi qu'a va dire?

— A dira ce qu'a voudra. Je sais bien que ç;i l'embêtera, mais je m'en fous ! C'est elle qui paye, mais c'est moi qui commande... Et puis, j'y ferai risette... et ça sera fini.

— ■ Alors, je veux bien, puisque ça te gêne pas. Où que je te reverrai, parce que tu sais, moi, faut que je te quitte. Je verx pas arriver trop tard, la commissionnaire de Saint-Lago serait partie et je me serais ballade pour rien. 11 est lourd, mon sacré panier !

— Et l'omnibus donc! C'est moi qui paye! Je vas t'accompagner. Quand t'auras fait ta course, on redescendra ensemble, à pattes.

Tous deux escaladèrent l'impériale du

tramway de Square- Monge-la -Chapelle.

Le Bel-Ernest était radieux.

— Ah ! cré nom de nom ! C'est pas dans la haute qu'on trouverait des copains comme toi ! Mimile, j'oublierai jamais ça.

— Tais-toi, répon lait Mimiie en se rengorgeant, les gens de la haute c'est des égoïstes. Nous autres, on est îles fièies! A quoi que ça sert de se manger le nez! Je serais bien conteut que t'en fasses autant pour moi. D'abord, je te le devais.

(d suivre)

Oscar Meténier.

POUR PORTER UNE COURONNE

A LA TOMBE d'ANDRÉ GILL

Le 2 Novembre iSgo

Reste de la Souscription de l'année dernière 34 80

Aristide Rruant 5 »

Daniel Coi I »

Trois photographes 1 50

Un ëcumeur de la mer 1 50

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Didier 1 »

Les Humbles . , 4 25

l'n Anonyme 1 «

Un Suédois 1 »

Un Russe 3 »

Wilson d'Asnières 1 »

Louis Rrelon 2 •

Jacques Prolo » 30

Pinçon 1 »

Gaétan Lefèvre 2 »

Rarse i »

Blédor 1 »

Un Noble 5 »

Lucien J 2 »

Fraucelli . . . • » 25

D* Jorgot 2 »

Sommer (serrurier) » 30

Gustave Fouju 5 »

Henri Broutin * 30

Fr.incelli » 25

Max Rapin '50

Une artiste » 50

D.irlav » 50

l'n client 3 »

Francelli » 25

A. Chapaud » 50

Francelli » 25

Marie Michel et son gros 2 »

Georges Huelle » 30

N'importe qui 2 »

EN VENTE

AUX BUREAUX DU JOURNAL Les cinq premières années du " MIRLITON 1 volume bruche 12 50

Emoi franco, contre mandat poste, à imlrcsse de i/. ARISTIDE BRUANT, Si, Uuulcuard Rocfiechouarl, Pans.

VIEILLES CHANSONS

La Belle est au Jardin d'Amour

La Belle est au Jardin d'Amour, Depuis un mois ou six semaines.

Son père la cherche partout, Kc hon amant est bien en peine.

— Elle est là-bas. dans ces vallons Assise au bord d'une fontaine :

Dans ses mains elle tient un oiseau A qui la belle conte ses peines.

Berger, berger, n'as-tu pas vu, N'as-tu pas vu la beauté même?

— Comment est-elle donc vêtue?

Est-elle en soie, est-elle en laine?

— Petit oiseau, que tu es heuieux D'être ainsi auprès de ma belle !

Et moi, qui suis son amoureux, Je ne puis me rapprocher d'elle.

— Elle est vêtue en satin blanc, Et sur ses mains blanches mitaines ; Ses cheveux, qui flottent aux vents Ont une odeur de marjolaine.

Peut-on être auprès du rosier, Sans en vouloir cueillir la rose ?

— Cueillez-là, si vous le voulez.

Car c'est pour vous qu'elle est éclose.

Dans \

ue

CHANSONS

ET

MONOLOGUES

PAR

ARISTIDE BRUANT

DESSINS de

STEINLEN

1 VOLUME 1N-1S Prix: 3 fr. 50

Envoi franco contre maniai poste à l'adresse de M. Aristide BRCAST, SI, boulevard Rothcchouart, PARIS

Le Gérant, Aristide BRUANT. * Imj.. PAIRAULT et C", 3, passage Nollet. Paris.

6' Année N° 65.

PRIX : 10 centimes. Août-Septembre iSyo

PARAISSANT TRÈS IRRÉGULIÈREMENT UNE DOUZAINE DE FOIS PAR AN Paris UN AN : 3 fr. Bureaux : Boulevard Rochechouart, 84, au Cabaret du Mirliton. Départ. UN AN : 5 fr.

Directeur : Aristide BRUANT

Dessin de Steinlen -'-•"■■,/ m trrrr — "■ ,";"■', 1 ^'V",*",i ■ ■ ■?' -""f ■!"■*■""■■■■' ■

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