ALAMBICS-VAE-YN
Portatifs atout ctauffaje. p»ur Distillations écoaumiques
POUVANT POBCT10WRKR PARTOUT
Indispensables aux Maisons bourgeoises, Fermes, Châteaux, Exploitation! Industrielles, «te.
CUIVRE ROUGE ÈTAMÉ
Distillation à feu nu ou au bain-marie, à volonté, des (leurs, plantes, fruits, marcs, etc.
itruction pratique pour le mode d'emploi Prix sans précédents : 50', 75',100',150'et au-dessus Envoi franco du prospectus.
BROQU ETfff. 121. roeQberkampi, Paris
S»iil r.i
la F
Ht rK.trar
ARTIFICIELS de PELISSE B«.«.g.d g
Oe produit rappelle par sa forme et mi composition chimique les ŒUFS DE FOURMIS NATURELS et supplée u
■ iii<uflisnncc ilans l'életage iln gibier b plumes. dépôt: Pharmacie PENNES, PEI ISSEfoetr",
49, Fine dfrs Ecoh's. Paris. A
leur
MOSAÏQUES
DicORATrVES
€N ÉMAIL ÇUR FOND D'OR DALLAGES EN MOSAÏQUE DE MARBRE MARCHES. PERRONS FN GRANITÉ DE MARHR&
F.PALAUSI,Poitiers
2 Diplômes d Honneur & Premiers Prix à toutes les Expositions ou la maison a ligure TRAVAUX en CIMENT a PIERRES ARTIFICIELLES Dema»<Jhr catalogue et pnxHxnwux.
débuté lorsque paraîtront cps lijrne*; au Yaudeville, comédie- vaudeville; au Molière, drames et comédies; h l'Alhambra, pièces anglaises ; à La Renaissance, vaudeville. Ajoutez a cela les Cirgues, 1rs Musées les Ménageries et une cinquantaine d'Etablissements ou- l'on chante tous les soirs mais malgré L'attrait el ta diversité des spectacles; à part deux ou trois directeurs <|ni arrivent à joindre les deux bouts, il est à prévoir quelques catastrophes finales, car Bruxelles n'est pas Taris, et les étrangers n'y affluent plus comme jadis.
Jacques.
Genève — Casino de l'Espérance. — Grand succès pour M. Ouvrier avec la Ronde des matelots; Duprat dans le Gamin curieux : Valbret et le Mardi gras d'oiseaux ; Walter avec Des p'tits Is ; pour Miin's Su/v, dans le répertoire Xanrof,- ftetta et l'air de la Reine de Saba. Mlles Thierry sont très goûtées dans leurs duos. Le Roi Candaule et Halévy a obtenu un succès qui lui assure pas mal de représentation.
I >K IlOZAN.
CHEMINS DE FKR
Paris à Lyon et à la Méditerranée
Billets d'aller et retour à prix réduits.
La Compagnie Paria-Lyon-Méditerranée délivre toute l'année, sur son réseau, des billets d'aller el retour de Ire, 2e et 3e classes, avec prix comportant une réduction de 26 pour cent sur les prix ordinaires: De ou pour Taris, datis un rayon de 600 kilomètres, De ou pour les gares de Lyon et celles de Marseille;
dans un rayon de 250 kilomètres;
De ou pour les chefs-lieux de département et localités assimilées; dans un rayon de 150 kilomètres;
De mi pour les chefs-lieux d'arrondissement et localités assimilées, dans un rayon de 75 kilomètres.
Londres. — Alhambra. — On est tout aux répétitions de la pantomime-ballet: ,1/ac/t», musique de Jacobi.
victorinia, la Vénus Hercule, après avoir perdu son procès contrôle Pavillon, s'est vengée en passaut à l'Alhambra où tous lés soirs, elle obtient un grand succès. Les Tineillis, grotesques Italiens, et llunt, le chien champion des sauteurs, sont avec les ballets de Don Juan et Up the River, les attractions du moment.
Empire. — Versailles et Round the Town avec Mlles Paladino et Serale sont des ballets dont le succès n'est pas prêt de finir. Connue variété Marie Lloyd, une excentrique trèspersonnelle,et Charles Coborn, très drôle dans ses imitations françaises.
Pavillon et Tivoli. — Ces deux établissements sont trop indigènes dans leurs programmes pour offrir un divertissement varié. Les directeurs se flattent de recruter, parmi les Anglais seuls, leurs artistes ; aussi chansons et artistes se suivent-, et malheureusement se ressemblent.
Trocadèro. — Sous l'habile direction du sympathique M. Adams, ce Music Hall a une excellente troupe. Sandow, l'athlète élégant, Mlle Eugénie Pétruscu, Dufor et Hartett les duettistes Tarisiens et les sœurs Lloyds sont tous les soirs applaudis.
Sir Augustus Harris va, lui aussi, avoir son Music Hall: le Palace Théâtre, l'ancien opéra anglais qui va être transformé en Palais de variétés. Il est certain qu'il fera grand et surpassera les autres établissements par le goût et l'originalité qu'il y introduira. M. Gaston Serpette est le chef d'orchestre et quand ces lignes paraîtront nous aurons eu probablement la première du Dormeur réveillé, ballet dont la musique est de M. Albert Renaud avec costumes de Lendolf.
A l'Aquarium, un Kangourou boxe, jette le gant aux champions de pugilat. Exposition internationale de joujoux.
Venise avec ses 200,000 francs de nouveaux costumes, un orchestre de 40 carabiniers italiens, des sérénades de mandolinistes et joutes sur l'eau, fera encore de bonnes recettes pour les fêtes de Noël. Tous ces établissements vont être bondés, car c'est la saison où l'on doit s'amuser, malgré les pluies et les brouillards, et l'anglais méthodique sait que le mois de décembre est le mois de la débauche; donc il ira aux Music Halls, parce que c'est l'époque, comme il avalera son Plum Pudding et sa Dinde rôtie pareeque c'est le Christmas et qu'il faut faire la fête,
Brandy-Soda.
Chemin de fer d'Orléans
Voyages aux stations thermale*!, hivernales et balnéaires «les Pyrénées et du (àoli'e de Gascogne.
La Compagnie d'Orléans, d'accord avec celle du Midi, vient d'adopter de nouvelles mesures en vue de faciliter de» voyages aux Pyrénées et sur les bords da golfe de Gascogne.
1 • La durée de validité des billets d'aller et retour, individuels, de toutes classes, réduits de 25 0/0 en Ire classe et de 20 0/0 en 2' et 3 classe sur les prix du tarif général, vient d'être portée de 10 à 15 jours, non compris les jours de départ et d'arrivée.
En outre, la, durée de chacune des deux périodes de prolongation qui sont accordées aux voyageurs moyennant le paiement, pour chacune d'elles, de 10 0/0 de ia valeur du billet, eet portée de 5 à 10 jours.
2* Les billets d'aller et retour de famille à prix réduits, de Ire et de 2' classe, dont la. durée de validité est de 33 jours non compris les jours de départ et d'arrivée, devaient anciennement comprendreau moins troid personnes.
Or, une réduction de 20 0/0 sur les prix du tarif général est accordée, actuellement, aux familles de deux personnes ayant à parcourir une distance d'au moins 500 kilomètres, aller et retour compris.
Ces divers billets sont délivrés, tonte l'année, à toutes les stations du réseau d'Orléans, pourvu que la demande en soit faite au moins 4 jours à l'avanoe.
Chemins de fer de l'Ouest
Les communications entre Paris et Londres sont assurées dans chaque sens, par quatre serrices rapides:
par Calais et Douvres
Les départs de Paris ont lieu à 8 h. 20 et 11 heures du matin (Ire et 2e cîasse), et à 7 heures 45 du soir (Ire classe seulement), et les arrivées à Londres à 5 h., 7 h. 15 du soir et 6 heures du matin.
Les départs de Londres sont fixés à 8 h. et 11 h. du matin (Ire et 2e classes), et à 8 h. du soir (Ire classe seulement) et !es arrivées à Paris à 5 h. 41, 7 h. 40 du soir. et 5 h. 50 du matin.
par Boulogne et Folkestone
Le départ de Paris a lieu à 9 h. 40 du matin (Ire et 2e. classe) et l'arrivée à Londres à 5 h. du soir.
Le départ de Londres est fixé à 9 h. 40 du matin (Ire et 2e classe), et l'arrivée à Paris à 5 h. 57 du soir.
Le Gérant, Aristipe BRUANT.
Paris.— Imp. Pairault et Cie, 3, passage Nollet.
Le Domaine Public (l)
A la fin de notre dernier article, nous supposions qu'une question nous était adressée et nous promettions d'y répondre.
Cette question était la suivante : En admettant que le droit de propriété des auteurs soit éternel au lieu de cesser cinquante ans après leur mort, que deviendront les revenus affectés aux œuvres en cas de disparition totale des héritiers du signataire ?
Ici encore, nous ne demandons que l'application pure et simple du droit commun qui fait revenir à l'État tout héritage non réclamé.
— Mais alors, l'État mettra son nez dans les livres des trois Sociétés des Gens de lettre?, des Auteurs dramatiques et des Auteurs et Compositeurs de musique !
m'objectera-t-on.
Et quand l'État le ferait, où serait le mal ? Quand bien même il frapperait d'un droit de succession les revenus des héritiers, ne serait-ce pas payer bon marché l'assurance que ces revenus ne s'éteindront jamais ?
Une propriété imposée devient une propriété inviolable, car l'État est gourmand ; il a toujours besoin d'argent, l'Etat 1 et il protégera avec d'autant plus d'énergie la propriété littéraire et artistique que cette propriété lui rapportera quelque chose.
Mais les intérêts des héritiers ne peuvent-ils pas être un jour en opposition avec l'intérêt de l'art, autrement sacré?
Tel chef-d'œuvre, orgueil de la nation, ne peut-il pas être mis sous le boisseau et enlevé à l'admiration du public pour des raisons personnelles, par des héritiers mal intentionnés?
Qu'arriverait-il, par exemple, si, le domaine public n'existant pas, des héritiers de Molière, cléricaux enragés, prétendaient empêcher la représentation de Tartuffe?
Auraient-ils le droit de considérer comme leur patrimoine propre, le chef-d'œuvre qui fait partie du patrimoine national?
Non. Car à cet abus le remède est facile à trouver, puisqu'il existe dans nos lois. C'est le droit commun, toujours le droit commun. L'État exproprierait les héritiers
Voir Le Mirliton, no 89.
de Molière et les indemniserait comme on indemnise les propriétaires d'un immeuble ? itué sur le passage d'une voie à percer ou d'un chemin de fer à construire.
Et l'État exploiterait ensuite le chefd'œu\re du grand Poquelin, au lieu et place des héritiers, non plus frustrés, mais légitimement désintéressés; l'État autoriserait à des conditions à débattre, les représentations sur les théâtres et la publication d'éditions nouvelles.
D'ailleurs la loi ne saurait avoir d'effet rétroactif et il ne peut s'agir que d'une révision de la loi pour les œuvres actuelles on futures.
Cette révision, nous demandons aux trois sociétés, défenseurs naturels des droits des artistes et des littérateurs, de supplier le Parlement de l'étudier au nom de la justice.
Les gouvernements qui se sont succédé depuis un siècle ont tous avancé par degrés dans cette voie équitable.
Le domaine public, qui commençait d'abord dix ans après la mort de l'auteur, n'a empiété ensuite sur les droits des héritiers que vingt ans, trente ans et enfin, sous le second empire, que cinquante ans après la disparition du ou des signataires de l'œuvre.
Il importe que la République se montre, envers ses plus glorieux enfants, plus juste et plus sensée que la monarchie et l'Empire.
Espérons que si la révision désirable a lieu, elle sera confiée à des jurisconsultes un peu plus éclairés que ce conseiller d'État qui, sous Napoléon III, fut chargé de la préparation de la loi portant à cinquante ans au lieu de trente le droit des héritiers.
Ce fonctionnaire était nettement hostile à cette réforme, aussi répétait-il devant les gens de lettres et les artistes qu'il était censé consulter :
— Vous êtes mal fondés à invoquer le droit commun pour votre propriété, car, avant de vous appartenir, vos idées, ces idées dont vous êtes si fiers, ont été émises par vos devanciers... elles ne sont pas entièrement à vous, ces idées, et voltigent, en quelque sorte, dans l'air ambiant où vous n'avez qu'à les recueillir...
A quoi Théophile Gautier répondit dans un mouvement d'indignatiou gouailleuse :
— Pardon, monsieur leConseiller d'Etat, mais s'il y a tant d'idées que ça dans Pair, pourquoi n'en reniflez-vous pas?
A. SltGEL.
LE MII\LITON
Spectacles et Concerts
Paris, le 6 janvier 1893.
PARIS
Fin décembre a été fertile en nouveautés théât raies, el L'année 1892 a eu la consolation de disparaître en laissant sur les colonnes Morris quelques pièces à succès.
C'est d'abord Charles Demailly, quatre actes que notre sympathique collaborateur < iscar Météaier, el notre non moins sympathique confrère Alexis, "ut tirés du roman de M. de Goncourt. Si la presse a pu discute] certains côtés de cette adaptation «'t. môme en critiquer le dénouement, elle a été unanime à reconnaître l'habileté de metteur en scène des deux auteurs, leur science très sure et très approfondie du théâtre, ainsi que l'excellence de l'interprétation confiée à MM. Raphaël. 1 Milles, Colembey, Nertann et à Mlle Raphaël sisos.
La Lysistr&ia que Maurice Donnay a fait entendre au Grand Théâtre a été elle aussi l'objet d'appréciations diverses, mais la souplesse du langage, l'esprit du poète, le luxe de la mise en scène, aussi bien que le parfait ensemble de l'interprétation ont rallié tous les suffrages.
Quant à Miss Robinson, la pièce de Paul Férier, musique de Varney, et à Ta-Ra-Ra-J3oum, revue du morne Paul Ferrier et d'Alf. Delilia, ce sont deux succès incontestés et incontestables.
Aux Folies-Dramatiques, M. Vizentini, a l'ait des merveilles; aussi costumes originaux, décors grandioses, changements à vue habilement machinés, sans oublier Simon Girard, ont-ils été acclamés d'un bout à l'autre. Spectacle d'enfants peut-être, mais où les grands prendront aussi bien plaisir que les petits.
Aux Menus-Plaisirs, M. Lagonaère s'est également mis en frais et n'a pas à le regretter, car pendant de longs soirs le public viendra applaudir le compère Montrouge, la commère Derly, Mmes Lambrecht, Aussourd dont le joli filet de voix a été très apprécié, et surtout Mme Balthy, absolument remarquable dans ses diverses incarnations. Je lui suis obligé et pour cause, à elle ainsi qu'aux auteurs, du mot aimable dont est souligné le chant de Tha-ma- Ra-Boum-Di-Hé.
Fabrice Lémon.
Ba-ta-clan. — Gosset, dans ses imitations de Paulus et de Kam-Hill, Daubreuil, Mmes Augusta et Sappap sont très applaudis. Les Paulussonneries de Vannée, revue en 2 parties de MM. Numès et Garnier, musique de M. E. Galle, obtient un énorme succès. Le compère Paulus, grisé d'être tour à tour, chanteur, compositeur et éditeur populaire, ne vise plus qu'un but : le directoriat ; or, ayant appris que le concert de Ba-ta-clan est à louer, il prend son élan, et arrive en bicyclette, demander au père Paris, de lui céder son établissement. Ce dernier accepte, à la condition que Paulus n'exhibera que des nouveautés. C'est pourquoi nous voyons défiler une à une les actualités si fécondes de l'année 92. Le rôle de la commère est tenu d'une façon parfaite par Mlle Claude Roger, délicieuse en avocate. A citer : M. Gaillard, impayable en père Paris et en Lagourdée ; Antony, incarne le juif Samuel, dans la perfection; Max Morel, un Titi fin de siècle inimitable dans son genre réaliste ; Gosset, un garde municipal, faisant ressortir les douceurs de la dégustation du clos Paulus ; Mlle Augusta, une académie de billard charmante ;Mme Sappap représentant l'art de la femme avec beaucoup de grâce. MM. Daubreuil, Réval, Bollini, Mmes Montcharmont, Baria, Desmont, Latouche, Berthy, complètent une interprétation absolument parfaite. Le clou de la Revue est Miss Matthexcs, la danseuse serpentine, qui a émerveillé l'assistance par ses apparitions sensationnelles et ses disparitions incompréhensibles. Mais la scène de Gigolo, Gigolette et Poteau, d'un réalisme saisissant et la Légion Étrangère, musique de E. Galle, ont été également très ap~ plaudis, E. Bronet.
Casino de Paris. — Pénurie d'arlistes femmes en ce moment; le sexe laid a tous les honneurs de la soirée. Madei dit ses chansons réalistes avec beaucoup d'à-propos et un accent de vérité tout à t'ait
surprenant. Les clowns Anzella et les excentrics musicaux Hast descendus sont toujours très goûtés du
public. Mlle Bodarewska el M. Nasekine dans leurs
chants et danses russes, ainsi que le Japonais Quegero obtiennent un très réel succès. L'hercule Leitner triomphe dans ses divers exercices de force et d'adresse, après avoir jonglé avec des poids de SO et 50 kilog8, il sert de support à une balançoire sur laquelle \ iennenl se placer 'l chevaux. Ce travail est vraiment hors ligne. Le divertissement-pantomime, La fin du monde d'artistes, charme l'assistance par la diversité des personnages qui y prennent part. Très belle mise en scène et ce qui ne gâte jamais rien, de bien jolis minois d'écuyeres, pour rire. En terminant, annonçons lesprochains débuts d'une troupe de mandolinisles que M. Agées Boské, l'éminent profeseeur, est allé chercher en Andalousie.
Léo Denis.
Concert Parisien. — La revue de MM. A. Vely et Alévy, Cligne en haut, cligne en bas, n'est pas des plus heureuses, et on lui a fait un froid accueil. La glace n'a été rompue que lorsque Yvette Guilbert a paru, et a dit, avec ce charme dont elle a le secret, quelques-unes de ses meilleures chansons. Nous croyons donc inutile d'insister, et nous nous bornerons à féliciter Clovis de la peine qu'il s'est donnée pour insuffler à cette revue un peu de la gaieté qui lui fait défaut, ainsi que le directeur, M. Mussclcck, qui n'a rien négligé pour les costumes, décors mise en scène et que nous savons homme à prendre prompte et éclatante revanche. Il vient, en effet, de recevoir une autre revue faite exclusivement des actualités de 1892 omises dans los revues représentées ces temps derniers. Yvette Guilbert n'y paraîtra pas.
Léo Denis.
Eldorado. — La revue Dans cent ans poursuit triomphalement sa marche ascendante vers la 200e prédite ; Micheline, Sulbac et Teste forment toujours un hilarant triumvirat. Maintenant que la revue vogue allègrement, les chansons nouvelles apparaissent au programme ; à citer : A mon aimée, chantée délicieusement par Mme Tarno. Oh! ça jamais ! gentiment dit par Mlle Paulucette ; Le vin des baisers, que Mlle Lamy nous fait goûter bien agréablement. Le petit Lucien chante : Vivent les belles mères ! a-t-il bien eu le temps de les apprécier ? La paysanne, vaut à Mme Bernier de longs et francs applaudissements. L'électrisante Polaire nous fait assister joyeusement au Bain du gendarme. Mme Dufay enlève avec crânerie : Il a touché! Elle aussi à su toucher le public avec cette chanson, car il la rappelle chaque fois énergiquement. M. Vaunel dit avec son talent si personnel : Le Bouton de chemise et l'Anglais triste, mais ces deux productions sont inférieures à ce qu'il a d'habitude à son répertoire. Mlle Irène Henry, chante très adroitement. Une mauvaise blague ! avec Retire tes pieds ! M. Plébins fait le bonheur de ses admirateurs habituels qui lui redemandent Les abus sociaux. M. Blondel, chante avec beaucoup de sentiment : Dimanches d'amoureux. Mme Bonnaire, avant d'aller chaque soir aux Folies-Bergère, dit joyeusement : Quand on voit ça l'on est content! Elle veut certainement parler d'elle, car c'est toujours une joie pour le public d'entendre sa chanteuse favorite.
Du Chesnay.
Epoque. — A signaler Mlle Dermine, une jeune et charmante ingénue, qui chante très agréablement dans un répertoire très goûté. Très amusante revue, Cocher, 10, Boulevard Beaumarchais; grand succès, beaucoup d'entrain, jolies femmes, beaux costumes, nouveaux décors ; le public a fait un chaleureux accueil à la pièce du sympathique régisseur M. Sérard, et à la musique de M. Muller, E. Brunet,
Européen. — Les affichée mystérieuses Ouah ! Ouah ! Ouah fonl lancé aux quatre coins de Paris l'annonce de cette revue. Aussi jamais la co quette salle de La rue Biot n'avait eue vu pareille affluence. Le succès a répondu à L'attente et nos confrères M M. A. Verneuil et Maxime Guy doivent être satisfaits des bravos qui ont salué les Bcènes si réussies de leur spirituel défilé de L'année 1892. Les deux sympathiques autours ont été fort bien secondes par tous,- La direction n'a reculé devant aucun frais ; les décors habilement brossés
par M. 11. Mallilatre, les custllliies dessines de
chic par M. Léo Bert, des airs nouveaux onl été spécialement composés par M. Halet, l'intelligent chef d'orchestre. La revue est conduite par
.Mines Fonty et P. Blé, fort agréables à voir et
à en tendre. Le bataillon féminin est d'ailleurs ri mi si
pour les plus difficiles : Mmes Delevéque mignarde et vaporeuse en lune, Rosetti, à La jolie voix bien timbrée, fait la fontaine d'eau chaude... très chaude: puis Mazedier, Luigi, Marcena plaidant l'émancipation de la femme dans des costumes sug-
gestil's.Et nia in tenant au sexe laid, luttant d'humour avec ses gracieuses partenaires. M. Lniilien a composé une amusante silhouette de compère prudhommesque,' Léo Bert nous a tenu sous le charme en roucoulant avec Mlle Verli les couplets du Bouillant Achille, que les deux excellents artistes ont dû recommencer trois fois. MM. Kelm, Delacroix, Charley complètent une excellente interprétation. Et puis..,, qui n'a pas vu Hyacinthe en pétomaue n'a rien vu. Alfred Buisson.
Fantaisies nouvelles. — Succès pour la nouvelle pièce : La chambre nuptiale, fort bien interprétée. L'hilariant Bouton, dans Priez pour eux, et l'étourdissant Raymond dans Lucie aussi, sont toujours fort applaudis. Brillant début de Mme Dattigny, la gracieuse transfuge delà Gaité- Rochechouart et de l'Eden-Concert, bissée dans La femme du colonel. M. Sylvia eu chantant Bonjour Bon an et Myras avec Les joncs, récoltent des bravos, ainsi que Simon et Chatau qui enlèvent brillamment le duo de la Petite Mariée. A noter Pétrus, La Musique Militaire, Christiane, La première fois, Maricey, Les Refrains du Paradis... L' Affaire de la rue Qnincampoix, folie-vaudeville, complète gaiment le programme et fait apprécier MM. Raymond, Cavally et Karl.
Je an -Ben.
le rôle du compère, que le compère lui-même, M. Mulleroy. Malheureusement, L'exiguité de la Bcéue et le nombre Limité des personnages ne permettent pas
de tirer de cette revue tout L'effet désirable.
Léo Demis.
Scala. — Sans aller aux nues, sans rien casser, Cambriolons, la revue de MM. Battaille et Sermet a réussi. Quelques scènes ont fait Long feu, d'autres
connue celles du l'etoinane ont bruyamment été applaudies. Les ailleurs comptent parmi les habiles,
et leur réputation au concert n'est plus à faire; eux qui tiennent la corde; je ne leur vois guère que Lehreton et Moreau comme rivaux sérieux, mieux vaut donc causer longuement de L'interprétation et
laisser les revuistes tranquilles. Mlle Paul a Brébion
n'a qu'un rondeau à chanter, mais elle amancé avec
beaucoup de talent quelques vers bien venus sur les Arts de la femme soulignés d'une jolie musique du maestro Patusset; Mme Hloch a été la joie de la soirée, après avoir fait rire en concierge, elle a l'ait plus plaisir encore enchantantle Tha-ma-ra-boom\; Mlle Valti a tout ce qu'il faut pour jouer les commères,' elle ne dit pas grand chose, mais elle a de bien jolies jambes, quelle ligne messieurs! quelle ligne!...; Mile Blanche Raymond, très gentille en bébé, et le petit< Bob se sont fait remarquer en enfants /in de siècle; Mlle ISessard a joliment chanté des stances à la République — était-ce bien le moment "r... — sur l'air delà Coupe de Galatée. Citons encore l'amusante Blockette, Mlles Larive, Laroche et Ilda. Les hommes, je le dis tout net, ne m'ont guère plu, à part M. Libert qui a fort bien joué sa scène du Pétomaue, et Maurel qui s'est donné beaucoup de mal dans deux rôles difficiles. Rendons justice à la bonne volonté de MM.Mathias et Hobret qui ont été bissés dans leur scène de Blachson and Co, une vieille connaissance revue avec satisfaction; M. Marins Richard a remporté un gros succès de chanteur et Mlle Stéphany nous adonné une adroite imitation de Brasseur fils; M. Caudieux avait trois rôles, pourquoi diable nous a-t-il montré dans tous les trois le même type et rappelant de plus beaucoup trop son immense succès dans Les 13 jours d'un Parisien. Ai-je besoin d'ajouter que la mise en scène fait le plus grand honneur à l'habileté de M. Saint-Lot, et que Cambriolons est monté avec un luxe et une richesse dont il convient de féliciter M. Brigliano. Pierre Tré/.el.
Gaité-Montparnasse. — La direction tient un très gros succès avec la revue de M. Darcy : Boue-ci ! Boue-là! qui n'a été qu'un long éclat de rire. L'interprétation, confiée à MM. Zecca, le compère, Marius, Garçon, Judith, Dufort;à Mmes Fernande, Devise, Duvel, Camille, touche de bien près la perfection. A signaler surtout Mlle IL Mignot qui ne tardera pas à se taire une jolie place au concert. Décors et costumes sont eux aussi très réussis et la musiquette de M. Dédé tils ne manque pas d'entrain et d'à-propos. Clous de la soirée : scène du pétomaue et l'acte des théâtres.
A14'. Buisson.
Paris-Concert (Ternes). — L'administration a apporté quelques modifications dans la composition de sa troupe. Nous serions loin de nous en plaindre. Elle a eu surtout la main heureuse en engageant Mme Joly, une excellente chanteuse et diseuse, qui se fait applaudir chaleureusement chaque soir. On ne peut pas dire avec plus de jeu d'expression et de malice: Je suis grise et Les Souvenirs d'Alphonse; Mme Gaspard, encore un début, est impayable dans la scie Mme Gaspard s'en va-t-au marche, dont elle chante d'un seul trait tous les couplets; Mmes Doralys et Cormanie remportent leur succès habituel ; MM. Ilenriot, Mulleroy, Desmonts et Nelaua sont applaudis dans leur répertoire ; Amis's chante avec chaleur le Credo du paysan; avec plus de méthode et d'habitude de la scène, il serait parfait. Nous avons eu la première de la Revue, dont le titre est 1900; elle est interprétée convenablement; Mme Jojy, surtout, se tire à merveille de son rôle de commère et disons plus, elle nous parait connaître mieux
PROVINCE
Bordeaux. — Folies-Bordelaises. — Samedi 21 décembre, rentrée triomphale de Laurwald, avec ses imitations de Kam-llill à cheval, Paulus et Ouvrant, qui a obtenu un succès colossal et n'a quitte Pi scène qu'après avoir chante une dizaine
de chansons. Ce même soir avait lieu la première représentation du «Roi Claquette», pièce à grand spectacle dont la mise en scène a été très soignée. Mlle Volney, notre sympathique étoile s'est sur passée dans le rôle de (/rateria, qu'elle a créé à Paris: on a beaucoup admire son entrain et sa superbe toilette. Mlle Odette (le prince Erm porte admirablement le travesti et avec sa su; voix, dont elle se sert à merveille, a eu, ainsi que Mlle Volney, les honneurs de la soirée. L'ingénue Lakma (Mlle Pascaly) est un peu grosse et sa toilette laisse beaucoup à désirer. M. Legray (le roi Claquette) a eu sa part de succès. M. Delmas (AmbOU-Kane), aurait pu mieux taire. Les chœurs et la figuration ont très bien marché Dans la partie de concert on remarque, en première ligne Mlle Volnej dans son répertoire personnel rempli de sous-entendus, qu'elle soûl à ravir. Mlle » (dette est toujours l'enfant gâtée du public Mlle Joncquière est une comique ayant beaucoup d'entrain. Mlle Doria qui termine son troisième nmis, s'habille comme une poupée et tut grand plaisir. .Nos compliments à MM. Le et Delmas qui complètent la troupe. Début mardi de A. Carel, le célèbre ventriloque et, samedi, de Mlle Berty, genre, et Déchamps, comique. Lo 10 janvier, dubut de M, Deveruy, comique.
Alccùar i • and succès pour la f roupo
Séverin. Dans la partie de concert trop d'artistes déjà connus à Bordeaux. Rien de Baillant à Bigna 1er. On annonce une revue à grand spectacle; il i souhaiter que le succès ne tombe pas dans l'eau en traversant Le pont. \. Gevré.
Havre. — Folies-Bergère. — Chaque annéi directeur m. Félix -Mute! a La bonne habitude de donner à Bon nombreux punlic, une revue de fin d'année. Les deux précédentes : ( ocher, Folies-Bergères el ) allons-nous ! ont été faites par M. Sérard, le régisseur d'alors de l'état ment. Cette année la revue a été confiée à deux jeunes journalistes navrais MM. Albert Fox et Albert Renée, qui pour Leur coup d'essai ont parfaitement réussi. La musique, arrangée par Le chef d'orchestre Michel Aquilina sur des airs nouveaux, est entraînante; costumes et décors sont très réussis. M. Mute] a engagé spécialement pour jouer le rôle de la Commère, Mlle Genève, qui dans Le rôle de Satan a beaucoup de brio. Le Compère M. Milcamps, s'est Incarné dans le rôle d'un calfat; Ailles Delagarde et Montigny, MM. Dalville, Morand, Xeville, Passenand, méritent des éloges.
Le Moulin-Rouge a donné, avec succès, cefe semaine la première représentation du Carnaval des Etudiants, folie opérette en un acte, paroles de M. Galipaux, musique de M. D. Siciliano. Jacques Inaudi continue toujours à émerveiller par la façon rapide dont il résout les plus difficiles problèmes. Prochain début de Albany et de sou médium. Continuation des succès de M. Raphaël, un clown musical fort original. Les sœurs ^pada, les deux escrimeurs que vous avez vues au Casino de Paris ont donné aussi quelques représentations. Pour le 7 janvier, inauguration des bals masqués.
Scala. La troupe des pochaches, les Leonardy's, ont terminé leurs représentations. L'étoile de l'affiche est actuellement Mlle Céline Dumont, comique excentrique. On a joué Les Pequeux de Saint- François, une pièce locale qui a eu quelques représentations. On a donné ensuite Boum ! servez chaud, a débuté M. Fournier, hercule, champion d'Amérique et Verhey, comique. Emile Feh.
Lille. — Variétés. — Débuts de Mme Helphen Pascal, et continuation du très joli succès de Marie Dica, la transfuge des Ambassadeurs de Paris. Mme Albens nous quitte, appelée à la Pépinière de Paris par un engagement antérieur. Pichenette est lestement enlevée par toute la troupe.
Pêrot.
Lyon. Casino. — Le Nain Millet et ses perroquets obtiennent un grand succès. — Samedi 24, a eu lieu la première de la revue en creux actes : Casino-Revue. Grand succès pour tous les artistes. Le ballet des Sports et le ballet Franco- Russe, bien réglés par Mme Longui, musique de M. Jouberti notre chef d'orchestre, ont été très goûtés. Les décors sont ravissants et les costumes éblouissants. M. Guillet, le directeur n'a rien épargné et M. Marty, l'administrateur a fait une mise en scène supérieurement étudiée. En ce moment, le clou de la soirée est la Danse serpentine par Miss Stuard. Don José.
Scala. — Une noce à Mézidon, marche sur la trentième. Debailleul, Edgard, Clément, Amelet, et Marien, Mmes Canon. Edgard, Bonelli, etc., enlèvent cette pièce avec un entrain endiablé. Mme Marthe Lys. tient la vedette. On répète : François les bas bleus et Les femmes qui pleurent. Don Pedro.
Marseille. — Le Mirliton est en vente au Kiosque de Me Dv.mont, me de Rouilles et rue des Récollets. — Palais de Cristal. — Adieux de MlleEdmèe Lescot du Casino de Paris, et débuts de MAI. Mercadier de i'Eden-Concert, du quatuor des Petits Montagnards très applaudis et de M. Tarrel, comique boquillon. La troupe Cannetti, avec La Fanfare des Potirons occupe la partie attractive
du programme. Dana la partie lyrique M. Morin, le comique boiteux se fait rappeler après Un mari /lu il'' si* cle, et Mlle Mazantine dans Je ne sais pas < '■ gui j'ai. Quand a Mlle Rose Marin, elle (•liante deux chansons .-ans que le public le lui demande; pourquoi B'obstiner a vouloir être et avoir été. Au premier jour Michel Strogoff, grande pantomime. Vendredi 6, samedi 7 et dimanche 8, quatre représentations de Kam-Rill engagé par M. Richaud, agent Bpécial du Palais de Cristal.
Alcatar. — On a donné Les Amazones du lioi Béhanzin, grande pantomime en attendant la première de la revue Allons-y, qui verra le feu de la rampe au moment on paraîtront ces lignes. C'est Mlle Blanche M' ry des Bouffes qui fera la Comére, M. Auge, le populaire comique Marseillais, le compère. A huitaine le compte rendu. Armand Du CAS'
Montpellier. — Variétés. — Mlle Kanjarowa a fait fureur ici dans ses chansons du Chat Soir et dans le répertoire Bruant. A signaler encore le
très franc succès de M. Dévalai', de Mines Ceorgina, Salmon et Gabrielle Lange, ainsi que les intéressants débuis des Luzitana-Gounod, virtuose guitaristes et mandolinistes et des Cadas, gymnastes acrobates.
Pau. Hisson.
ETRANGER
Anvers. — Théâtre-Royal. — M. Lafon, le sympathique directeur, a fait attacher, au moyeu de chaînettes, les petits bancs aux fauteuils; on en devine facilement la raison.
Théâtre des Variétés. — Patrie, de Sardou et la Femme du Commissaire de Maurice Iiennequin, le brillant auteur dramatique, attirent un public considérable en ce coquet théâtre. A l'étude, Champignol malgré lui, de Feydeau.
Théâtre de la Scala. — Grand succès pour Boccace avec Cécile Lefort. Remarqué la femme du tonnelier, Frisca, une charmante actrice liégeoise. L'orchestre est abominable. A bientôt le Pompon de Lecocq.
Théâtre du Cirque. — On annonce les polichinelles anglais qui veulent épater les populations sous le titre de Royal Excentric Burlesque Compa /'//.Il est peu probable que les Anversois, gens sérieux et réfléchis, se laissent prendre à ces représentations par trop burlesques.
Théâtre Eldorado. — Sous l'intelligente direction de M Heinrich, ce café-concert ne désemplit pas. Le samedi, jour de gala, il n'y a pas une place de disponible et le dimanche on en refuse par centaines.
Palais Indien. — A bientôt une brillante résurrection. Directeur : Ileye ; c'est une garantie de succès. Gardénia.
Bruxelles. — Scala, Mlle Benedict-Vero nous a quittés ainsi que M. Dufau pour aller au Théâtre des Variétés de Lille. Mme Nadaud qui. par suite d'une chute très grave a dû s'aliter pendant cinq jours, n'a repris son rôle de Dartagnan dans les Quatre Petits Mousquetaires que depuis peu, elle va partir également, appelée ailleurs par un brillant engagement et laissera d'unanimes regrets à Bruxelles. Enfin, Mmes Praville, Diane Fleury, de Beaucourt, Lucie Bert vont aussi faire leurs adieux. M. Mourre tient un grand succès avec Je suis un cratère, paroles et musique de Mme Montuel, ainsi que M. Marcadet, dans O ma vieille guitare du même auteur ; enfin M. Faurez est excellent dans une romance bouffe : J'n'ai conser vé qu'une bottine, de la déjà nommée Mme Montuel. Le gymnasiarque Wilson (barres fixes) est étourdissant. Jamais depuis ses homonynes les 3 Wilson nous n'avons eu, à Bruxelles, d'aussi audacieux gymnasiarques. Peu connu sur le continent, jeune encore, "Wilson a sa place marquée dans les grands établissements de Paris.
Jacques.
Candeur (1)
On fut longtemps à l'hôtel de Réjaumont, sans comprendre l'étrange décision de Geneviève, qui, de trois prétendants, choisissait justement le plus figé et le moins riche. A plusieurs reprises, on essaya.de lui faire expliquer les motifs d'une pareille détermination.
— Je veux être madame la Présidente !
répondit-elle avec une petite moue lutine, qui enlevait aux interlocuteurs toute idée de revenir à la charge.
La chanoinesse de Verdie fut la première qui parut trouver une explication plausible.
— Elle est si pure, si innocente, cette chère enfant, qu'elle n'imagine guère ce que peut être un mari. Elle se sent seule au monde, elle veut un protecteur, et je conçois que M. de Matillon paraisse lui offrir plus de garanties que MM. de Kervanguy et de Laroche-Dinan.
— Nous ne pouvons pourtant pas la désabuser, voyons, l'abbé ! ripostait rageusement la marquise.
Et l'abbé souriait sans répondre, en hochant doucement la tête.
— M. de Matillon fait encore très bonne figure ! affirmait le duc de Lierrevant- Mantès en se rengorgeant, très satisfait au fond du choix de sa pupille.
Il était à peine plus âgé que le Premier- Président et il prenait sa part de la flatterie qu'il adressait au comte.
— Pourvu qu'elle ne soit pas trop vite désillusionnée, la pauvre petite ! reprenait la douairière. Ah ! l'éducation qu'on reçoit dans les couvents a parfois des inconvénients bien graves !
— C'est cela ! Plaignez-vous donc que la mariée soit trop belle! criait le baron Senères, qui ne perdait jamais une occasion de contredire la marquise.
— Et mon Dieu, monsieur le financier, moi aussi j'ai été au couvent et certes le marquis de Réjaumont n'a jamais eu, que je sache, lieu de s'en plaindre. Mais, Dieu me pardonne ! on ne m'aurait jamais fait épouser un baron d'un demi-siècle, quand j'avais dix-huit ans ! Il est vrai que j'avais de la tête... et du goût. Mon Dieu! Geneviève n'en manque pas, mais elle est faible et ces Dames en ont abusé....
— Les Dames du Sacré-Cœur suivent cependant une excellente méthode, opposa l'abbé de Bertis.
— Les Dames du Sacré-Cœur, mon neveu, ont oublié que Geneviève était destinée au monde. Elles en ont fait une novice.
(1) Extrait de " Le Beau Monde " par Oscar Méténier, l volume, chez Charpentier et Fasquelle, éditeurs, II, rue de Grenelle, Paris.
Révolution de l'Armurerie
NOUVEAUX HODI
NGtVULl PMCÉDÉ8 H ViBBIClTIOH MÉCANIQUE Qualité meilleure, — Prix moindre*
faucheux, choke, double clef. (00 fr.
Puai! f''n central, choke 125 »
Toiclever, double verrou, choke . . 250 »
Triple verrou, choke 425 »
Hemmerleas, ch«ke 400 ■
Fu-ilcal. îî a oups, merveille. 350 » Arme itioo do
GALAND. 13. r. d'Hauteville, Paris.
Eii"oi gratis et franco de l Albuiu-Gaiand.
LES INrOXJXT'ElL.lL.ES
PEINTURES INALTÉRABLES
PEiNTURE-ÉivrAllj d'un grand eilei décorai. SI-JI.'MjE résiste au sulfures, corrosifs, influencesalmosph., hautes températures Protège métaux de toute oxydation.
Remplace ceuche minium avantagea sèment. 1 ou 2 enurhes. Siccité très prompte. Economie 30 */• Pour Bois, Métaux, Maçonnerie.
Teintes principales : I fr. 50 le kilog.
Envoi du Prospectus et Echantillon 1 hilog. contre remboursement.
16, r. Geoffroy-Marie, PARIS
Peia tare sur Ciment
Peinture sur Goudron
Plombaglne-Pelntare
Enduit Protège-Glaces
Enduit cinsTvatfi'tr au goudron rectifié
f ï; apport favorable de l'Académie de Médecine^
ANTISEPTIQUE, HYGIENIQUE
Guérit les affections parasitaires de la peau- Préserve des maladies contagieuses et épidémiques, en purifiant l'air chargé de miasmes «t microbes, ii est précieux pour les soins intimes du corps, puisqu'il assainit et raffermit les muqueuses.
Eviter les Contrefaçons en exigeant Timbre de l'Etat