‹ Le MirlitonChapitre 35 sur 47 · ANNONCES ARTISTIQUES · texte numérisé non relu

ANNONCES ARTISTIQUES

il réservera l'une de ses colones aux rapports entre Directeurs et Artistes. Moyennant une redevance très minime, il pu* bliera, sous forme de petite correspondance, toutes demandes d^offre et d^emploi que ses lecteurs voudront bien lui faire parvenir.

L'expérience nous dira d'ici peu si les clients attitrés des agences ne refuseront pas de s'en passer, et consentiront à recourir au moyen que nous leur proposons.

Et que l'onjne vienne pas nous objecter que ce moyen n'offrira pas pour les uns et les autres toutes garanties suffisantes et désirables. Car, lorsqu'un Directeur apprendra par la publicité du Mirliton que M. X... ou Mlle L... est actuellement libre d'engagement, et qu'il désirera l'attacher à son établissement, ne pourra-t-il pas, si ledit artiste ne jouit pas déjà, d'une réputation justement établie à Paris, en province ou à l'étranger, ou s'il ne lui est qu'imparfaitement connu/ne pourra-t-il pas exiger de lui qu'il produise toutes pièces de nature à le pouvoir renseigner sur sa valeur réelle, sur^l'importance et la nouveauté de son attraction, telles que :

extraits de journaux des différentes villes où il a passé, photographies des exercices qu'il exécute, etc.

Et lorsque l'offre d'emploi viendra du Directeur, l'artiste ne sera-t-il pas disposé à produire de lui-même les preuves de son mérite et de son talent.

C'est d'ailleurs le procédé dont font usage le plus souvent les agents lyriques et dramatiques, et nous ne modifions en rien le mode habituel d'informations. Rien n'est changé, sinon l'intermédiaire qui, au lieu d'exiger une médiation de tant pour cent, ne réclame que le remboursement de ses frais d'impression.

Nous le répétons, c'est seulement une expérience que veut tenter le Mirliton, afin de bien savoir, une fois pour toutes, si réellement, Artistes et Directeurs ont tant à se plaindre des agences, et saisiront l'occasion qui leur est offerte de supprimer les honoraires. Nous espérons, d'ailleurs, que les agents et correspondants, dont plusieurs sont nos amis et nos collaborateurs, ne verront en tout ceci aucune intention de leur nuire, ni d'empiéter sur leurs attributions.

Annonces Artistiques

Sous ce titre, le Mirliton publiera dorénavant

Les Demandes et Offres d'Emploi.

Ces demandes devront lui parvenir au plus tard le lundi matin de chaque semaine, et il y aura lieu de joindre, au texte envoyé, un bon de poste établi d'après les conditions ci-dessous :

0 f. 50 la ligne (44 lettres) pour une insertion. 0f.75 — — — deux insertions.

If. — — — trois insertions.

Spectacles et Concerts

13 janvier 1803.

PARIS

Je souhaite très sincèrement que Bouton d'or, la fantaisie représentée l'autre soir au Nouveau Théâtre, soit un durable succès. Pour l'œuvre d'abord, échaffaudée de telle façon que chaque acte forme un tout et présente un intérêt soutenu ; pour les auteurs ensuite, MM. Michel Carré et Gabriel Pierné qui sont deux véritables \ jeunes, d'un très réel talent; pour la direction enfin qui a monté ces trois actes avec un véritable luxe d'interprétation, de décora et de mise en scène. [Barrai a l'ait du maître de ballet une création qui le place au premier rang de nos artistes de genre. M. Rossi est un mime de la grande école, et Mlle Enriu, dans le ballet pantomime : le Triomphe de F Aurore, nous a donné une très remarquable imitation de la Loïe l'uller. C'est, je li pète, un spectacle fort curieux et fort divertissant, mais le public, qui jusqu'ici s'est montré assez récalcitrant, se décidera-t-il enfin à prendre le chemin de cette.salle si coquette et si ^confortable.

Le théâtre des Variétés a donné, jeudi dernier, la Petite marquise, le chef-d'œuvre de Meilhacet Halévy, et l'accueil fait à la pièce va permettre n

M. Samuel, maintenant qu'il a écouléle stock des œuvres reçues ou commandées par ses prédécesseurs, de monter quelques-unes des nouveautés depuis longtemps promises et si impatiemment attendues.

Il y a une quinzaine de jours que les Gens de de M. Maurice Denier turent joues à l'une des matinées inaugurées par le directeur du Vaudeville, et la pièce obtint un tel succès que M. Carre décida de la donner lundi devant le grand public. Cesjtrois actes, qui se distinguentfpar de brillantes qualités, ont été fréquemment applaudis.

hat N<>ir nous a oonToqué ce* jours première de In Le'gt ndt de SlainU ve de

Paris, et noua avons trouvé à ce Bpectado un charme indicible. Soirée triomphale pour lea leurs, MM. < laudius Branc, Léopold Dauphin et pour le dessinateur Henri Rivière.

Pabbii i. Lêmon.

Casino de Paris. — Le divertissement-pantomime la Fin d'un monde attire, chaque soir, un nombreux public; rien d'étonnanl à cela, puisque L'administration B'est tout simplement Burpae tant au point de vue du choix deB artistes m que de la mise en [scène. O'esl un spectacle aussi amusanl qu'agréable à l'œil. Mlle Berthat et Mlle Fauce, dans la Nageuse, la Marche des cocottes et la Marche conjugale, obtiennent un succès bien mérité. Les Tissot el la troupe Pantzer avec l'hercule Leitner, complètent le programme des mieux composés. Léo Denis.

Gaité-Rochechouart. — Muselez-les! revue de MM. Chauvin cl Grison, a brillamment réussi : elle est du reste fort habile nt menée par l'amusant Claudius (Montmartre) et la sémillante Bokhàï (La Gafté-Rochechouart). Les principaux clous sont : Mlle Deméah, qui imite la Loîe-Ful 1er: Dufor. qui intercale Bon répertoire réaliste et les célébrités chorégraphiques. Dans la partie concert, rit,, us d'abord: Àuffray, avec / ne position; Eugénio qui danse frénétiquement : Un petit chahut. Chacun son cochon, vaut à Per rii-r aombrede rappels. Brune! nous raconte drôlement la Pipe et la Femme. Kavart, V Histoire d'un Pavé, et Cazalis, Le Cabaret de Suzon. Âlexandrine, lance vigoureusement Le Régiment des Amazones. Gaudel est toujours drôle dans Mes anciens. Mlle Schneider, .liante d'une t charmante: La Czarine. Mlle Damoye, est très ible avec La Petite Galette. Une mention erifin à Violetti Mademoiselle Trompette ^et Manda Bakounina. Jean-Ben.

Concert Parisien. — Mlles Dcbouatry et Nancy sont très applaudies dans le Pays des amours, la Valse des cocus et A bas, à bas les ■ es! Naya, je suis heureux de pouvoir le dire en passant, chante avec beaucoup de grâce et d'entrain, un pot-pourri Tort bien arrangé. MM. Velly et Chambot sont bissés dans leurs chansons : Ça s'rait plus rigolo, R'tir' tes pieds et les Plumes de paon. Reschal, selon son habitude, remporte un franc succès avec Quand on est gosse et Tous en grève. A signaler deux nouvelles chansons dites' dans la perfection par Yvette Guilbert : la Maison hantée et Miss Valéry.

Léo Denis.

Eldorado. — Depuis l'accident survenu à Sulbac c'est Farville qui a repris le rôle de Guy de Hardchic; la tâche é.tait difficile et il s'eu est fort bien acquitté, c'est lui qui conduira Dans cent ans, à la 50e qui aura lieu le 14 courant. Dans le domaine du concert, rien à glaner. Ce que les chansons s'éternisent au programme !... Quand un artiste en tient une qu'il croit bonne, c'est le diable pour le décider à en changer. Ainsi, en comparant le programme de cette semaine à celui de la semaine dernière, je ne compte que quatre chansons nouvelles : 1. Paris-Mascotte, par Blondel; 2. Pendant mes 13 jours, par Chevallier ; 3. Le langage des yeux, par Mlle Thibaud; 4. Née à Tourcoing, par Mlle Polaire. Et encore, peut-être y a-t-il des reprises parmi ces soi-disants nouveautés. A quoi tient cette disette"? Les artistes n'ont pourtant pas l'excuse de répéter une pièce nouvelle... Alors?

Du Chesxay.

Européen. — Ou ah, ouah, ouah ! poursuit sa brillante carrière. Chaque soir le public fait une ovation à la charmante commère Mme Fonty. Toujours énormément de succès pour le tableau patriotique qui termine le premier acte et pour la danse serpentine exécutée par Miss Amy Leyton. Le délicieux spectacle et quel charme pénétrant s'en dégage ! et il faut le boniment joyeusement batignollais de Hyacinthe, pour vous rappeler à la réalite et vous faire resouvenir que vous êtes au Paradis de Debasta et non à celui de Mahomet. Dans la partie concert, grand succès pour Mme Mazedier et son répertoire de pierreuse.

A. Brissox.

Folies-Bergère. — La Loïe Fuller continue à attirer un public enthousiaste de sa grâce comme danseuse et de sa beauté comme femme. Le succès inouï de ce nouveau genre de spectacle a du reste tente déjà plus d'un directeur qui se sont empressés de l'adapter à d'autres scènes et en ont fait, eux aussi, le clou de leurs soirées. Signalons la folle gaîté que provoque Mme Bonnaire, la diva toujours favorite du public. Le reste du programme n'a pas subi de changement. Paul Corot.

Moulin Rouge. — Dans la partie concert nous avons remarque MM. Martin et Louis Chevalier, ce dernier, très amusant en garçon boulanger. Mme Mathildc Sarra très goûtée dans Partir a la campagne, et H pleut des baisers. Très réussi le divertissement : Les amours d'un satyre que dansent avec beaucoup de grâce Mlles Vincenzcna et Paris. La musique d'Albert Petit est très guillerette. Maxime Roger.

Pépinière. — A signaler le succès remporté par Mme Daris dans l'interprétation de : Les deux hémisphères et Je suis pocharde. M mes Delly- Mo, Walsy, Debay, Morcclli, Ilda et Sellier se partagent les applaudissements d'un public très emballé, après les couplets qu'elles chantent avec beaucoup d'entrain: A grandes guides, La Pose du Cantal, Les cinq ministères, La Reine du quartier Marbeuf, etc. MM. Renneval dit d'une façon superbe : Le temps des amours et Je bois à tes beaux yeux, Tassaôrt bisse le dernier couplet : Les femmes des autres; Ransard, Jean Maxim, Alhens et Brunin fils, sont très amusants. Le Retour de Kerdrec, une gentille opérette est fort bien jouée par Renneval surtout. Hier, mercredi, audition de Mlle Brianca, genre pierreuse.

Maxime Boger.

Nous prions instamment ceux de nos Abonnés qui ne recevraient pas régulièrement le journal de bien vouloir faire parvenir leur réclamation à M. Fabrice Lé won, 7,rucd"Enghien.

PROVINCE

Bordeaux. — Le Mirliton est en vente, 56, rue Ste-Catherine. — Folies-Bordelaises. — Le roi Claqueite a été remplacé sur l'affiche parZ.es Pantins de Violette supérieurement enlevé par Mlles Odette, Pascaly et M. Delmas (15* mois d'engagemeut). Samedi, très bons débuts du trio Beudets excentriques musicaux. Dernières représentations de notre étoile, Mlle Volney. Laurvald est acclamé dans ses imitations de Kam-Hill, Paulus, Ouvrard. Mlle Odette, chanteuse patriotique, est de plus en plus l'enfant gâtée du public. Aille Joncquière est une comique d'avenir; Mlle Bérangère une bonne excentrique. Péparons une erreur glissée dans notre dernier courrier : c'est Brunel et non Delmas, qui, dans le Roi Claquette, a été d'une supériorité incontestable. Lundi 9, adieux de M. Legray. D'importants débuts sont annoncés.

Alcazar. — La revue est toujours annoncée. Le public l'attend et ne voit rien venir. Cette semaine, quatre représentations données par Mévisto aîné; le public était rare. On annonce pour le 28 les débats des Ray-Nols, duettistes. A. Cl

Si fêtais rossignol et La saison des pâquerettes deux romances de Vergnolle, musique de Barret. Jeudi, 12 janvier, grande représentation pour les

adieux du COUple Yaast-M y rrlia.

.Martial DD Treuil.

Calais. — Le Mirliton est en vente chez \i. Pauwels, rue Royale. — au Concert de Paris, M. Maquignon se fait applaudir dans le Bon jus du raisin et M« Félicien Deligne dans l<'s Cent Vierges. Comme

femmes peu de lionnes artistes, à part Mile Meryem, qui chante fort gentiment : Le Petit Saint-Cyrien;

la voix n'est pas encore très assurée, mais elle est très agréable. Les directeurs du Concert du Saumon se donnent beaucoup de mal, et il faut espérer que le public affluera, la troupe est souvent renouvelée, et cela promet pour la belle saison. Les deux sœurs Dupais, l'une romancière, l'autre genre Valti, sont les favorites des Calaisiens. Parmi les hommes, un peu nombreux, pour un concert de deuxième ordre, citons : Butel, l'excellent comique et Melville. Mais pourquoi laisser envahir les concerts par les artistes anglais! Que de guiguistes ! que de guisgaistes. Pierrb Paul.

Douai. — A. V Alcazar. — demandez est toujours le favori des douaisiens ; une lionne recrue, c'est

Marie Vrardot, une chanteuse à la voix chaude et sympathique; Âlberval, que nous avons entrevu à Lille l'année dernière, vient de débuter. Signalons encore dans la troupe Carmen Costa, en progrès malgré ses gestes excentriques, Mathilde Lefèvre et iwaria Moureaux.

.\ VBd en-Concert, gentil succès pour Mme Marcelle itiival. Bégina Delattre, el Jeanneki. Mlle Freydorf, vient de débuter; succès de jolie femme et d'artiste. Samedi, débuts de Duhamel avec ses Fantoches Parisiens. M. Jean Svvilten nous quitte à la fin du mois. Signalons en passant le grand succès que vient de remporter son Joyeux Caril- Ion, joué parla musique de l'Ecole d'artillerie de Douai. Comme accompagnateur et comme musiciens, il sera difficile ù remplacer avantageusement.

Au Grand-Homme, pénurie complète.

Pierre Paul.

Le Havre. — Le Mirliton est en vente cliez M.Tenaillon, 20, rue de la Bourse. — Folies-Bergère. — La revue de lin d'année : Oh! aïe ! aïe, s 'a n nonce comme un gros succès d'argent. La direction vient d'engager les duettistes Nerson- Petit, qui paraîtront dans la seconde partie de ce spectacle.

Moulin Bouge. — Le premier bal masqué donné samedis pleinement réussi; compliments à M. Corbeau, chef d'orchestre. Au concert, toujours sucrés pour M. Alliany-Coussinet,son médium Mlle Stella et l.urs expériences de suggestion à distance. Lu direction vient d'engager M. Stiev-nard, ventriloque parisien, M. et Mme Villarmé, couple danseur et chanteur. Les Salma brothers, jongleurs égyptiens sont toujours acclamés.

Scala. — li été remplie par les luttes

dont M. Fournier, le champion américain, était l'entraîneur. Mlle I éline Dumont, la comique excentrique, est toujours fort en vogue. Grand succès pour la pièce : Mme Angot et ses demoiselles. Emile Per.

Limoges. — Alcazar. — Mévisto aîné, le diseur réaliste, vient de nous quitter après quelques représentations où il a obtenu un immense succès. M. Bonafous a renouvelé sa troupe. Si Ions les débuts île Mmes Abadie, Guiberty /Molière, Las-Mire, Marguerite et Dely s, et de M. Henriano. M. Delprot obtient un grand succès avec

Lyon. — Casino. — Le succès de Casino-Revue est consacré par toute la presse lyonnaise H

t'ait salle comble tous Ls soirs. Pendant la durée «lu carnaval, il y aura le samedi dejehaque semaine, un hal paré-masqué: l'orchestre de la Scala sera réuni à celui du Casino sous la direction de leurs chefs respectifs, MM. Jouberti et Bouveret.

Don Josf:.

Scala. — Une Xoce à Mèzidon, après cinquante bonnes représentations fait place à Françoise les bas bleus. Mme Duparc, étoile parisienne, vient de m.us donner quelques représentations. Inutile

de «lire que smi succès a été complet. Les Backers, nègres burlesques, et les Noiset, vélocipédistea de première force complètent cette troupe supérieure. Don Pedko.

Marseille. — Le Mirliton est en vente au kiosque Dumont, rue de Noailles et rue des Récollets. — Palais de Cristal. — Les quatre représentations données par Kam-Hill constituent le grand événement de la semaine. Où son succès a été le plus vif c'est dans Les Petits Marsouins, une actualité qui lui a valu plusieurs rappela d'une salle comble. Début triomphal du comique Ferrand, le boquillon moderne, auquel le public ne laisserait plus quitter la scène. Adieux de la belle Chiquita que de brillants engagements appelle à Montpellier et Toulouse. Représentations de la tournée Parisienne des Poèmes d'amour, d'Armand Sylvestre, engagée par l'impressario Pichaud, correspondant spécial du Palais de Cristal. Au moment où paraîtra ce courrier, le rideau se lèvera sur la première de Michel Strogojf, appelé à un succès considérable.

Alcazar. — Allons-y, la revue locale de mon excellent confrère Ferdinand Benêt et de M. Malpertuis, a vu le feu de la rampe. La commère Mlle Blanche Méry n'est pas de taille à représenter la ville de Marseille. Augé a été un désopilant compère, son rôle de Pataclet comptera comme l'une de ses meilleures créations. Le Ballet des Bookmakers est le clou de cette revue.

Armand Dugas.

Orléans. — Le Mirliton est en vente chez M. Tiédu, libraire, place du Martroi.

Rouen. — Le Mirliton est en tente chez M. Gaucher, libraire, 90, rue des Cannes. — Folies-Bergère. — Le répertoire du café-concert a cédé-, pour quelques temps, la place au vaudeville. Les 28 jours de Clairette triomphent bruyamment, et rien ne fait encore prévoir un ralentissement dans ce succès énorme. La pièce est d'ailleurs d'une belle gaieté et elle est jouée avec tout l'entrain désirable par l'excellente troupe de M. Grégoire. Il faut citer d'abord M. Fradel, l'amusant monologuiste, qui s'est révélé comédien intelligent dans le rôle de Vivarel et M. Laurent qui est tout à fait désopilant dans la silhouette qu'il trace du cavalier Michonnet. M. Deltot est, lui aussi, très drôle avec ses ahurissements; M. Miah est un capitaine correct. Mlle Delafontaine joue Clairette avec désinvolture et crànerie, elle chante tous les numéros d'une voix sonore et fraîche; Mlle brissot prête à la collante Bérénice la grâce malicieuse de sa pétulante petite personne. Les décors et les costumes sont tout neufs; Francisque.

Toulon. — Casino. — Duparc, la charmantediseuse, vient de nous quitter après une série de représentations triomphales. Adieux aussi d« Peraud, le boquillon moderne dont le succès no

■ pas démenti. Trôs goûtées Boni lea danseuses du ballet Pintucci et de La troupe Onofri. Les du rot Hèhansin, doni la musi-

que esl de M. ilonrj Cas, le chef d'orchestre du Casino, fonl sensation. Prochainomeni Kam-Hill.

hi I;

Tours. — Alcasar. En attendani la première

de la revue annuelle, i les représentations de

Mmes Mbertino l;i\ re, Blanche Leprincc, i het, Matté, Bouneau, Dubuc, Valmy, i lora ; de MM. Noiret, Darly cl René. Félicitations ù MM. rand, directeur; RbVdél, administrateur et i'Ii. 1 lomcrj ii.-, chef d'orchestre. L.D.

Nous prions instamment ceux de nos Abonnes qui ne recevraient pus régulièrement le journal de bien vouloir faire parvenir leur réclamation à M. Fabrice Lemon, 7, rue d'Enghien.

ETRANGER

Genève. — Casino de l'Espérance. — La première représentation de Loihencrin, la parodie de MM. Rey et Jouberti, a eu lien devant une salle archi-comble. L'interprétation a été des meilleures et toute à l'honneur de M: Henriot, directeur et deM.Tessier,le sympathique chef d'orchestre. Les principaux rôles tenus par MM. Wolter (Loihencrin); Ouvrier (le Roi); Duprat (Déterraimonde); Walbret (le héraut) et par Mmes Eetta (Elisa); Theilly (Autruc) ont valu à ces divers artistes des applaudissements chaleureux et des rappels à chaque tableaux. — Gardons-nous d'oublier les jolis pages, les choristes et l'orchestre qui ont vaillamment contribué au grand succès de la pièce. De Rozan.

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CHEMINS DE FER

Paris à Lyon et à la Méditerranée

Billets d'aller et retour à prix réduits.

La Uompai oie Paris-Lyon-Méditerranée délivre toute l'année, Bur Bon réseau, des billets d'aller et retour de Ire, 2e et 8e classes, avec prix comportant nue réduction de 25 pour cent but les prix ordinaires:

De ou pour Paris, dans on ray le 600 kilomètres,

De ou pouf les gares de Lyon et celles de Marseille;

dans un raymi île §50 kilomètres;

De «m pour les chefs-lieux de département et localités assimilées, dans un rayon de 150 kilomètres;

De on pour les chefs-lieux d'arrondissement et localités assimilées, dans un rayon de 75 kilomètres.

Chemin de fer d'Orléans

Voyages aux stations thermales, hivernales et balnéaires «le** Pyrénées et du <>olie de Gascogne.

La Compagnie d'Orléans, d'accord aveo celle du Midi, vient d'adopter de nouvelles mesures en vue de faciliter des voyages aux Pyrénées et sur les bords da golfe de Gascogne.

1 • La durée de validité des billets d'aller et retour, individuels, de toutes classes, réduits de 25 0/0 en Ire classe et de £0 0/0 en 2' et 3' classe sur les prix du tarif général, vient d'être portée de 10 à 15 jours, non compris les jours de départ et d'arrivée.

En outre, la durée de chacune des deux périodes de rolongation qui sont accordées aux voyageurs moyennant le paiement, pour chacune d'elles, de 100/0 de ia valeur du billet, est portée de 5 à 10 jours.

2* Les billets d'aller et retour de famille à prix réduits, de Ire et de 2- classe, dont la durée de validité est de 33 jours non compris les jours de départ et d'arrivée, devaient anciennement comprendreau moins trois personnes.

Or, une réduction de 20 0/0 sur les prix du tarif général est accordée, actuellement, aux familles de deux personnes ayant à parco.irir une distance d'au moins 500 kilomètres, aller et retour compris.

Ces divers billets sont délivrés, toute l'année, à toutes les stations du réseau d'Orléans, pourvu que la demande en soit faite au moins 4 jours à l'avance.

Chemins de fer de l'Ouest

Les communications entre Paris et Londres sont assurée dans chaque sens, par quatre services rapides:

Dans la Rue

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(Envoi franco contre mandat poste à l'adresse de M. Aristide BRU ANT,84, boulevard Rochechouart,Paris)

par Calais et Douvres

Les départs de Paris ont lieu à 8 h. 20 et 11 heures du matin (Ire et 2e classe), et à 7 heures 45 du 60ir (Ire classe seulement), et les arrivées à Londres à 5 h., 7 h. 15 du soir et 6 heures du matin.

Les départs de Londres sont fixés à 8 h. et 11 h. du matin (Ire et 2e classes), et à 8 h. du soir (Ire classe seulement) et les arrivées à Paris à 5 h. 41, 7 h. 40 du 6oir et 5 h. 50 du matin.

par Boulogne et Folkestone

Le départ de Paris a lieu à 9 h. 40 du matin (Ire et 2e classe) et l'arrivée à Londres à 5 h. du soir.

Le départ de Londres est fixé à 9 h. 40 du matin (Ire et 2e classe), et l'arrivée à Paris à 5 h. 57 du soir.

Candeur (1)

Subitement intéressée, Geneviève devint pâle.

— Mon Dieu ! déclara la douairière, que ce baron est donc désagréable, nous étions ici si bien sans lui !

Le baron Senères était supporté plutôt qu'aimé par la famille. Sa noblesse datait d'hier et ses millions seuls lui avaient valu l'honneur d'épouser une Lierrevant- Mantès.

Il était veuf et son fils unique lieutenant de dragons. Sa très grosse fortune, qui avait fait pardonner une mésalliance, servait encore, aujourd'hui que sa femme était morte, à lui faire tenir ouverte les portes du château de Lier rêvant.

Raoul Senères, de sept ans plus âgé que Geneviève, avait été pour ainsi dire élevé avec elle. Les deux enfants s'étaient toujours tendrement aimés. En. grandissant, le jeune homme avait compris qu'il ressentait pour sa cousine autre chose qu'une affection fraternelle.

Mais il s'appelait Senères!

Geneviève était la dernière des Réjaumont. Elle seule était encore riche, de tons les membres de cette antique famille. Il sentait bien qu'on ne permettrait jamais à l'opulente héritière d'un nom illustre d'épouser le fils d'un financier, « d'un marchand d'argent, d'un traitant », comme disait dédaigneusement la marquise. Cette union n'eût pas eu l'excuse de la pauvreté; c'avait, du reste, été la réponse formelle de Madame de Réjaumont, un jour que M. Senères avait essayé de laisser pressentir certaines intentions.

Tout avait été dit et Raoul avait dû renfermer au plus profond de son cœur la passion qu'il ressentait pour Geneviève. Cent fois cependant, il avait eu le désir de lui en faire l'aveu, à elle dont il avait si souvent partagé les jeux, mais il l'avait trouvée si pure, si naïve, qu'il avait toujours résisté à cette tentation. Jeter le trouble dans cette âme de vierge ! Ternir cette candeur! Non, elle lirait assez tôt dans ses yeux les sentiments qui l'oppressaient .. Et voilà qu'un jour, brusquement, il avait appris le mariage prochain de Geneviève !

Alors, sans s'expliquer pourquoi, il avait voulu partir, tout de suite.

Quand il arriva à LieVrevant, accompagné du baron, quelques jours seulement avant le mariage, il trouva sa cousine très gaie, très heureuse de le revoir.

— Je vous présente mon frère, dit-elle à M. de Matillon. Nous avons joué bien souvent ensemble à la poupée !

(i) Extrait de " Le Beau Monde " par Oscar Méténier, i volume, chez Charpentier et Fasquelle, éditeurs, il, rue de Grenelle, Paris.

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