‹ Le miroir des caractères [microforme]Chapitre 13 sur 123 · MARCHANDISES CANADIENNES · texte numérisé non relu

MARCHANDISES CANADIENNES

Batisse des Sœurs, 48, Rue Saint-Pierre, QUEBEC.

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ter, que par l’élasticité des cheveux on pourrait juger de l’élasticité du caractère. Les cheveux longs, plats, disgracieux, n’annoncent rien que d'ordinaire.

Les chevelures d'un jaune dort, ou d'un blond tirant sur le brun, qui reluisent doucement, qui se roulent facilement et agréablement, sont {es chevelures nobles (en Suisse, patrie de Lavater).

Des cheveux noirs, plats, épais et gros dénotent peu d'esprit, mais de l'assiduité ct de l'amour de l'ordre. Les cheveux blonds annoncent généralement un tempérament délicat, sanguin-flegmatique. Les cheveux roux caractérisent, dit-on, un homme souverainement bon, ou souverainement méchant. Les cheveux fins marquent la timidité; rudes, ils annoncent le courage (Napoléon les avait fins, dit-on) : ce signe caractéristique est du nombre de ceux qui sont communs à l’homme et aux animaux.

Parmi les quatrupèdes, le cerf, le lièvre, la brebis, qui sont au rang des plus timides, se distinguent particulièrement des autres par la douceur de leur poil, tandis que la rudesse de celui du lion et du sanglier répond au courage qui fait leur caractère.

Mais que dire du chat et du tigre, qui ont le poil fin ?

En appliquant ces remarques à l'espèce humaine, les habitants du Nord sont ordinairement très-courageux, et ils ont la chevelure rude ; les Orientaux sont beaucoup plus timides, et leurs cheveux sont plus doux.

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