‹ Le miroir des caractères [microforme]Chapitre 35 sur 123 · EN FACE DE LA BASILIQUE · texte numérisé non relu

EN FACE DE LA BASILIQUE

ngt- 1E ‘ctt:

tion rs

re

attentivement un homme gai dans le moment où il va produire une saillie, le centre de sa lèvre ne manquera jamais de baisser et de se creuser un peu.

Une bouche bien close, si toutefois elle n’est pas affectée et pointue, annonce le courage ; et dans les occasions où il! s’agit d'en faire preuve, les personnes mêmes qui ont l'habitude d: tenir la bouche ouverte la ferme ordinairement.

Une bouche béante est plaintive ; une bouche fermée souffre avec patience, dit le Brun, dans son Traité des Passions, et c'est la partie qui, de tout le visage, marque le plus particulièrement les mouvements du cœur. Lorsqu'il se plaint, la bouche s'abaisse par les côtés ; lorsqu'il est content, les coins de la bouche s'éièvent en haut ; lorsqu'il a de l’aversion, la bouche se pousse en avant et s'élève par le milieu.

Toute bouche qui a deux fois la largeur de l'œil est la bouche d’un sot; j'entends la largeur de l'œil prise de son extrémité vers le nez jusqu'au bout intérivur de son arbitre, les deux largeurs mesurées sur le même plan.

Ni la lèvre inférieure, avec les dents, dépasse horizontalement la moitié de la largeur de la bouche vue de profil,comptez suivant l'indication des autres nuances de physionomie, sur un de ces quatre caractères isolés, ou sur tous les quatre réunis, bêtise, rudesse, avarice, malignité. De trop grandes lèvres, quoique bien proportionnées annoncent toujours un homme peu délicat, sordide ou sensuel, quelquefois même un homme stupide et méchant.

Page 1