‹ Le miroir des caractères [microforme]Chapitre 62 sur 123 · SAINT-ROCE · texte numérisé non relu

SAINT-ROCE

— 11 — il

®) yeux autour de soi, ne parle jamais de sens rassis, ( Fa | s’est donné cependant l'habitude d’une politesse al. ea affectée, mais traite tout avec une espèce de ï Ha] désordre et d'impropreté. De son nez rond, court, j = retroussé, dans sa bouche béante, dans les mou- dl 1 vements irréguliers de la lèvre inférieure, de 4 1

son front saillant et plein d’excroissance, et sa 4 démarche qui se fait entendre de loin, vous ‘4 reconnaitrez l'expression du mépris et de la ‘4 dureté, des demi-talents avec la prétention d’un ; talent accompii, de la méchanceté sous une Lil

mn grande apparence de bonhomie. f

| Fuyez l’homme dont la voix tendue, toujours

| montée, toujours haute et sonore, ne cesse de Ale décider; dont les yeux, tandis qu'il décide, LA :

s'agrandissent, sortant de leur orbitre, dont les sourcils se hérissent, les veines s2 gonflent, la aft lèvre inférieure se poussent en avant, dont les mains se tournent en poings, mais qui se calme tout à coup, qui reprend le ton d'une politesse

prin: froide, qui fait entrer dans un calme apparent

lonné

ses yeux et ses lèvres, s’il est interrompu par la 4

présence imprévue d'un personnage important È 4} à © qui se trouve être votre ami. À ql si L'homme dont les traits et la couleur du |

visage changent subitement, qui cherche avec soin à cacher cette altération soudaine, et semble reprendre aussitôt un air calme; celui qui possède l’art de tendre et de détendre les muscles Î de sa bouche, de la tenir pour ainsi dire, en 4 : bride, particulièrement lorsque l'œil observateur Li se dirige sur lui; cet homme a moins de probité à

ee, LIBRAIRIE ST-ROCH

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