‹ Le miroir des heures, 1906-1910Chapitre 103 sur 105 · AU BAS D'UN PORTRAIT DE MOLIÈRE · texte numérisé non relu

AU BAS D'UN PORTRAIT DE MOLIÈRE

Le valet qui friponne et le tuteur qui peste, Le pédant, le marquis, le sot et le barbon, L'apothicaire, le fâcheux, tout lui fut bon, De l'esclave rustique au Jupiter céleste ;

L'intrigue et l'imbrog-lio, la g-ambade et le geste, La mascarade, la seringue et le bâton, Et jusqu'au Turc obèse à turban de coton, Et le sac de Scapin et les rubans d'Alceste.

Mais, farce à la chandelle ou haute comédie, De tout ce qu'inventa sa verve, son génie En a fait de la vie et de la vérité ;

Et c'est pourquoi ces yeux, ce front et cette bouche

Reçurent le baiser de l'Immortalité,

Qui, d'abord, avaient pris leçon de Scaramouche !

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