‹ Le miroir des heures, 1906-1910Chapitre 26 sur 105 · Ï-E MIROIR DES HEURES · texte numérisé non relu

Ï-E MIROIR DES HEURES

La lune qui blêmit à ma vitre morose

Et ne l'éclairé pas Ce n'est plus vous, lune d'or jaune ou d'arg-ent rose,

Qui brilliez sur Damas !

Puisqu'il en est ainsi, faites, de leurs embrasses, Tomber à long plis lourds

Les rideaux refermés que fatiguent les masses De leur pesant velours ;

Allumez, suspendue au plafond de la chambre,

La lampe en verre peint Où versa doucement son huile couleur d'ambre

La jarre d'Aladin.

Sur le divan profond où le corps se renverse,

Qu'on étende avec soin Cette étoffe de Brousse et ce tapis de Perse

Que l'œillet brode au coin ;

Posez auprès de moi cette aiguière au col fourbe, Et dont le bec mord l'eau,

Et tirez ce beau sabre étincelant et courbe Du cuir de son fourreau ;

LB Minom DES HEURKS ^5

Donnez -moi ce flacon qui g"arJe encore enclose

En un vivant sommeil L'odeur qu'eurent jadis le jasmin et la rose

A mourir au soleil...

Puis laissez-moi. Je vais abaisser ma paupière

Et fermer maintenant Mes yeux pleins de l'ardente et terrible lumière

Des midis d'Orient 1

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