‹ Le miroir des heures, 1906-1910Chapitre 42 sur 105 · L'AMOUREUSE · texte numérisé non relu

L'AMOUREUSE

Celui qui le mieux plaît à mon cœur solitaire. De tous les beaux jardins qu'ont visités mes pas, C'est vous, que je revois en le nommant tout bas, 0 cher enclos, dont l'ombre est pleine de mystère !

D'autres sont plus que vous, ô petit coin de terre, Embaumés de jasmin ou fleuris de lilas, Mais, malg"ré leurs bosquets et leurs eaux, ils n'ont pas Le charme familier de votre humble parterre.

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Quelques roses qu'aucune rose n'égala,

Auprès du bassin clair, y poussent çà et là ;

Nul parfum ne m'est doux que leur odeur lointaine,

Car dans mon souvenir, ô roses du jardin, Vous mêlez votre arôme au chant de la fontaine Où l'amour effeuilla la fleur de mon matin .

LE MIROIR DES AMANT8 Il5

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