‹ Le miroir des heures, 1906-1910Chapitre 74 sur 105 · LES OSMANLIS · texte numérisé non relu

LES OSMANLIS

Ils sont là, tous, depuis celui des fils d'Osman Qui, par la Porte d'Or, en un soir de conquête, Sur Byzance planta l'étendard du Prophète, Et qui soumit la croix au joug mahométan.

Tous : Sélim, Bajésid, Mourad, Suléïman,

Chacun, en son habit de victoire et de fête,

N'est plus, sous le brocart, qu'un mannequin sans tête

Que, d'une aig-rette en feu, coiffe le lourd turban.

Leur simulacre vide est une forme vaine.

Ils sont morts, et le sabre, en l'or clair de la gaine,

S'ofFre aux manches sans bras , sans poig-net et sans main ;

Mais, sur le Vieux Sérail qu'empourpre leur histoire,

Monte encor vers le ciel le cri du muezin

Et, derrière eux, Stamboul est debout dans sa gloire!

LK Minom DES HEUIIKS

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