L'ORAGE
Les lis du vase vert ont une odeur d'orar^p,
Et, peu à peu, Se dessinent la grifie et l'aile d'un nuogo
Au ciel trop bleu ;
Le miroir sur le mur, en sa rocaille torse
Crispant son or, Paraît terne, engourdi, sans reflet et sans force,
Et comme mort;
LE HinOIR DSS HKURES
aO
Les lis trop parfumés, en leur faïence verte,
Semblent trop blancs.
Et, dans l'air lourd, là-bas, à la fenêtre ouverte,
Parfois j'entends,
Tandis que je reg-arde à travers la dentelle
Votre sein nu, Passer comme un éclair le cri des hirondelles
Au vol aigu...
3o LB HIROm DES HEURES
ÉPIGRAMxMES
Voici des roses. L'an nouveau vous les apporte. Puissent-elles, un jour, plaire à vos yeux contents ! Si leur fraîcheur est brève et passe en peu de temps, Leur parfum dure encor lorsque la fleur est morte ; Ainsi du Souvenir l'odeur tenace et forte Persiste sans faiblir et demeure longtemps.
LK MinOm DES HEURES
Que ma flûte entendue au milieu du bois noir. T'indique, ô voyag-eur, la source solitaire; Car, pareille au Regret et pareille à l'Espcir, Elle mire en son eau, tour à tour sombre ou claire, L'Etoile du matin et l'Etoile du soiri
3a LE HIROm DE,S HEURES
N'enfermez pas, amis, aux flancs de l'urne creuse La cendre de mon corps brûlé,
Je ne veux pas, au fond de la nuit argileuse. Dormir mon repos isolé.
Si l'esprit inquiet habite la poussière
De celui qui fut un vivant.
Laissez-la s'envoler dans la belle lumière,
Dispersée au souffle du vent.