‹ Le miroir des heures, 1906-1910Chapitre 98 sur 105 · LE CASTELLO · texte numérisé non relu

LE CASTELLO

La tour est roug-e, alin que de loin on la voie!

Haute, massive et forte et d'un solide élan,

Elle dresse toujours sur le ciel de Milan

Ses lourds créneaux construits par Bonne de Savoie

Au-dessous, largement, le Castello déploie

Son enceinte que garde un fossé vigilant,

Et son mur pourpre porte, incrusté dans son flanc,

L'écu ducal sur qui la guivre bleue ondoie.

Ses salles et ses cours sont sonores aux pas ; Les fresques des plafonds montrent des entrelacs Assez pareils à ceux dont Ludovic le More,

A Loches, enfermé vivant dans son tombeau, Orna, d'un art obscur qui nous émeut encore, Sa prison souterraine au donjoa tourangeau.

LE MlP.OIft DES HEURES

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