‹ Le miroir des joursChapitre 100 sur 120 · LACHETE · texte numérisé non relu

LACHETE

Le soleil apparaît; enfin, la maison luit. Des gouttes d'eau, le long: des fils télégraphiques, Glissent l'une après l'autre et reflètent, magiques, Le bleu du ciel où le dernier nuage fuit.

Mets ton front ténébreux À la vitre mouillée. Emplis de clarté douce et d'infini tes yeux ; Pendant que les rayons se donnent, sois joyeux Et relève t<iii A m." indigne a,i!''""ni!U'e I

Coeur lâche, sans orgueil, sans révolte, sans cri,

0 coeur indifférent, sans amour et sans haîne,

Tu seras écrasé dans la mêlée humaine.

Coeur d'ombre, coeur de cendre amère, coeur flétri !

O coeur pusillanime, ô coeur confus et triste. Coeur de paresse, coeur de froideur, coeur d'ennui, Coeur mort comme une étoile éteinte dans la nuit, Vide comme un sépulcre où plus rien nr subsiste !

Coeur de faiblesse, coeur bon à jeter au chien. Coeur morne que le ver du pessimisme ronge, Qui, petit à petit, glisse, descend et plonge Dans l'horrible désir du néant, — coeur chrétien !

Tant de bleu dans le ciel, tant de belle lumière Par les vitres baignant les paisibles maisons !... 0 coeur, honte, dégoût, mensonges, trahisons. Et pas un pleur qui monte et tremble à la paupière !

Ah, Seigneur, rendez-moi ma vaillance première !

Page 1