‹ Le miroir des joursChapitre 14 sur 120 · LE CREPUSCULE · texte numérisé non relu

LE CREPUSCULE

Le crépuscule gris par ma vitre regarde ; Et, comme s'il avait le regret de finir Submergé par la nuit noire qui va venir, Le crépuscule gris à ma vitre s'attarde.

Mon rideau se teint d'ombre et chaque objet se farde

Et s'enveloppe lentement, sans se ternir,

De ce jour ténébreux qu'on ne peut définir,

Mais quer l'oeil, même en plein soleil, évoque et garde.

Le crépuscule meurt. Tout est brun sous le ciel. Ce que l'on voit dehors ne semble plus réel. La ville disparait couverte d'un grand voile . . .

On ne sait si le soir a vécu, si la nuit

Règne enfin . . . Un point bleu dans l'obscurité luit.

Le crépuscule est mort à la première étoile.

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