‹ Le miroir des joursChapitre 21 sur 120 · LA TREVE · texte numérisé non relu

LA TREVE

Savourons l'heure lente, et l'ombre, et le silence. . . Que notre âme au repos se berce et se balance Comme un arbre tranquille au vent mélodieux . . . Nous avons trop vécu de jours laborieux : Déposons le fardeau des tâches et des peines, Et regardons briller les étoiles sereines. . . Comme nous sommes fous d'oublier tant le ciel I Nous que hante un désir de bonheur immortel. C'est vers lui qu'il nous faut lever le front sans cesse, Vers lui, car il en est la suprême promesse l

Au calme qui descend du firmament obscur, Mon esprit le devine et mon coeur en est sûr ! i Vers la voûte étoilée élevons nos prunelles : Il tombera toujours de la lumière en elles. Une fois chaque soir, apprenons à goûter L'heure sombre, qui fait en nous tant de clarté ; Et laissons nos chagrins s'endormir d'un long somme, Puisqu'il faudra souffrir demain comme un pauvre

[homme !. .

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