LUMIERE
Je regarde, et j'emplis mes yeux de ta lumière, Beau ciel oii pas un seul nuage n'apparaît, Et j'éprouve un plaisir indicible et secret À sentir converger l'azur sous ma paupière !
Le bleu me glisse au coeur, frais comme une rivière Qui, sans me déborder, toujours s'élargirait, Et l'immense infini que rien ne contiendrait. Vague à vague, s'étale en mon âme humble et fière !
Tout l'espace est en moi, qui vibre clairement ;
Je l'ai bu du regard de moment en moment,
Et pourtant je ne suis qu'un atome en l'espace. . .
Le ciel bleu descendu dans mon infimité Roule comme un profond torrent d'éternité, DanH lequel, ébloui, je me odire et je passe I
LB MIROIR DE8 JOURfl 5|