AUX ARBRES MORTS
Arbres qui verdoyez au soleil triomphant^ 0 flls harmonieux de la bonne nature, Toujours debout, dressant votre fière stature, Comment grandirez-vous si rien ne vous défend T
La hache sur vos troncs retentit, et vous fend,
Et vous tombez au sol avec un long murmure ;
Un frisson tel agite alors votre ramure
Qu'on entend, grands vaincus, sur vous pleurer le vent. .
Loin des tristes cités barbares oii nous sonames. Dans des bois inconnus, hors du regard des hommes, Beaux arbres, puissiez-vous revivre pour jamais !
Nous n'avons pas assez l'amour des verts feuillages Pour que, dans les vallons ou sur les clairs sommets. Vous abritiez nos fronts de vos bras chargés d'âges. . .