‹ Le miroir des joursChapitre 5 sur 120 · AUX ARBRES MORTS · texte numérisé non relu

AUX ARBRES MORTS

Arbres qui verdoyez au soleil triomphant^ 0 flls harmonieux de la bonne nature, Toujours debout, dressant votre fière stature, Comment grandirez-vous si rien ne vous défend T

La hache sur vos troncs retentit, et vous fend,

Et vous tombez au sol avec un long murmure ;

Un frisson tel agite alors votre ramure

Qu'on entend, grands vaincus, sur vous pleurer le vent. .

Loin des tristes cités barbares oii nous sonames. Dans des bois inconnus, hors du regard des hommes, Beaux arbres, puissiez-vous revivre pour jamais !

Nous n'avons pas assez l'amour des verts feuillages Pour que, dans les vallons ou sur les clairs sommets. Vous abritiez nos fronts de vos bras chargés d'âges. . .

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