‹ Le miroir des joursChapitre 52 sur 120 · MAUVAISE SOLITUDE · texte numérisé non relu

MAUVAISE SOLITUDE

0 poète songeur, si triste de toi-même, Qui pourrait te guérir et qui pourrait t'aimer î Tu portes à ton front l'ombre amère et suprême D'une âme (|ue l'ennui va bientôt consumer.

La Kolitude grave à ton coeur est mauvaise : Le pire compagnon de toi-même, c'est toi ! 0 le regard aimé qui doucement apaise, Quand viendra-t-il poser «a cnresse sur moi t

L'heure m'est un tourment cruel, et tous les livres Ne pourraient endormir ce mal fort et subtil. Afin qu'heureusement, un jour, tu t'en délivres, Et pour jamais, ô coeur blessé, que te faut-il f

C'est la chanson consolatrice des paroles. Et l'émotion tendre affaiblissant la voix, Qui dissipent le doute et les angoisses folles ; Et le baiser rêvé qui descend vers les doigts . . .

C'est l'amour qui s'empare, enfin, de la pensée, L'occupe tout entière et la dirige au loin Vers celle-là qui dans la détresse est passée. Soeur dont l'âme éprouvait l'impérieux besoin . .

Comme je te redoute, affreuse solitude I

Sans espoir, je ne sais rien que me torturer ;

Et je ne puis garder cette fière attitude

De sourire toujours quand je souffre à pleurer 1

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