MAUVAISE SOLITUDE
0 poète songeur, si triste de toi-même, Qui pourrait te guérir et qui pourrait t'aimer î Tu portes à ton front l'ombre amère et suprême D'une âme (|ue l'ennui va bientôt consumer.
La Kolitude grave à ton coeur est mauvaise : Le pire compagnon de toi-même, c'est toi ! 0 le regard aimé qui doucement apaise, Quand viendra-t-il poser «a cnresse sur moi t
L'heure m'est un tourment cruel, et tous les livres Ne pourraient endormir ce mal fort et subtil. Afin qu'heureusement, un jour, tu t'en délivres, Et pour jamais, ô coeur blessé, que te faut-il f
C'est la chanson consolatrice des paroles. Et l'émotion tendre affaiblissant la voix, Qui dissipent le doute et les angoisses folles ; Et le baiser rêvé qui descend vers les doigts . . .
C'est l'amour qui s'empare, enfin, de la pensée, L'occupe tout entière et la dirige au loin Vers celle-là qui dans la détresse est passée. Soeur dont l'âme éprouvait l'impérieux besoin . .
Comme je te redoute, affreuse solitude I
Sans espoir, je ne sais rien que me torturer ;
Et je ne puis garder cette fière attitude
De sourire toujours quand je souffre à pleurer 1