‹ Le miroir des joursChapitre 98 sur 120 · L'IDEAL COMPAGNON · texte numérisé non relu

L'IDEAL COMPAGNON

Je me confie au Rêve accueillant, dont les yeux Sont si grands au'on y voit l'azur de tous les cieuz» Dont les mains de caresse ineffable sont pures, Dont les pieds de blancheur ignorent les souillures, Et dont la voix, muette harmonie, entre au coeur Comme un vent frais chargé de grâce et de douceur ! Oh ! quand le soir, devant le jour bleu qui recule, Laisse traîner comme un lambeau de crépuscule, Que la cendre de l'heure estompe l'horizon Et qu'un bruit de musique attendrit la maison.

Je me confie au Rêve étemel, et j'oublie

Ce que j'ai de regrets et de mélancolie. . .

— Guide sûr, vieil ami qui ne trahiras pas,

Idéal compagnon du poète ici-bas,

Je te donne ma vie afin que tu la mènes

Loin du triste sentier des misères humaines

Et que, l'enveloppant d'un amour tendre et fort,

Tu la conduises, par le bonheur, k la mort !

LE MIBOm DES JOURS 206

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